Posts Tagged ‘lâcheté judiciaire’

2011 Le proc’ Marin a le sens du vent …

4 août 2011

Il est plus facile de tirer sur une ambulance tunisienne  que sur un char d’assaut syrien. Jean-Claude MARIN, nouveau procureur général près la cour de cassation, a parfaitement intégré ce principe, étudiant ou ignorant les plaintes pour détournement de fonds, blanchiment et recel dont le parquet de Paris est saisi, selon qu’elles visent un potentat déchu ou un despote en activité.

Comme le raconte « Libération » du 28/7, il a fallu attendre que Ben Ali ou Moubarak soient chassés du pouvoir en Tunisie et en Egypte pour que les plaintes déposées par les ONG débouchent enfin sur la nomination de juges d’instruction. En revanche, celles visant Teodoro Obiang Nguema, général-président de la Guinée équatoriale, Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazza, ou Ali Bongo le Gabonais – dictateurs toujours en place – se heurtent systématiquement aux dérobades du parquet. Attendons que les trônes vacillent, c’est plus prudent !

Une autre plainte concernant d’éventuels « biens mal acquis » vient d’être déposée contre Bachar El Assad, cette fois. Avec le risque que le bruit des chars syriens empêche le proc’ Marin de se concentrer …

« Canard enchaîné »  du 03/08/2011 d’après….

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2011 Procès en révision de Loïc Sécher.

23 juin 2011

Il fallait s’y attendre : la magistrature est blanche dans cette énorme bavure judiciaire!
Non contente d’avoir fait étalage de ses insuffisances tout au long des différents procès, cour d’assises de Nantes, puis cour d’assises de Rennes enfin cour de cassation, elle continue de se vautrer dans sa médiocrité.
Elle s’en prend aujourd’hui allégrement, lâchement à la gendarmerie et plus particulièrement au gendarme chargé de l’enquête (que l’on nomme dans tous les journaux tandis que les magistrats restent confinés dans l’anonymat). L’avocat général s’est dit choqué « face à certaines lacunes de l’enquête: des témoins-clé des troubles psychiques de la jeune fille au sein de son collège, où elle faisait des malaises n’ont pas été entendus »
De rares ami(e)s ont été entendus alors que la commission de révision dira par la suite que l’adolescente avait subi « des humiliations, notamment de nature sexuelle, de la part de ses camarades du collège ».

La Commission se montre capable de découvrir ces éléments dix ans plus tard ! Comment le juge d’instruction, qui tout de même dirige l’enquête, n’a-t-il pas perçu les insuffisances de l’enquête de gendarmerie et n’a-t-il pas donné quelques pistes de recherche aux gendarmes ? Comment les différentes cours n’ont elles pas perçu la faiblesse de l’instruction ?

C’est simple ! Dans une corporation où trop d’individus ont une haute opinion d’eux-mêmes, on ne peut douter de la qualité du travail du juge d’instruction, un homme par définition (la leur) intelligent, donc on ne cherche pas à en savoir plus. Et lorsque le dossier arrive en cassation, les juges ne se posent pas plus de questions. Si un tel dossier, après deux condamnations par d’autres magistrats supérieurement intelligents (toujours selon leur définition), échoue sur leur bureau, c’est que l’homme est coupable …

Certes les magistrats ont été influencés par des experts eux-mêmes sans envergure et soucieux de flatter la justice en allant dans le sens de l’instruction : les déclarations vagues et fluctuantes sinon contradictoires de cette adolescente anorexique et suicidaire seront interprétées par les psychiatres comme éléments supplémentaires de crédibilité et de souffrance. Deux expertises psychologiques et psychiatriques certifient que la jeune fille ne présente « aucune tendance à l’affabulation » et que rien ne peut mettre en cause « la crédibilité de ses dires ».

Hors ces déclarations d’ « experts » , il n’y a aucune preuve, pas la moindre trace d’ADN et surtout la jeune fille (qui prétend avoir été violée à plusieurs reprise) est vierge ! Et il se trouve toute une clique de magistrats pour expédier et maintenir au trou Loïc Sécher qui ne cesse de clamer son innocence.

C’était la parole d’un pauvre bougre ouvrier agricole un peu porté sur la boisson contre celle d’une jeune fille paumée. Remarque: fille de militaire, la justice (magistrats et experts)  ne s’est jamais non plus préoccupée des motifs de sa détresse…

« Deni de justice »  le 22/06/2011 avec un emprunt à « MARIANNE » n°739 du 18/06/11

A lire dans « MARIANNE » n°739 « Ces innocents que la justice envoie derrière les barreaux ».

2009 Dirigeants africains: l’imposture de Rachida Dati

27 septembre 2010

C’est l’ex-magistrate anti-corruption Eva Joly qui, le 25 mai 2009, a dénoncé comme une « imposture » l’action de la ministre de la Justice Rachida DATI concernant les « biens mal-acquis » de responsables africains. Eva Joly a déclaré qu’elle n’avait pas « à juger de sa valeur comme candidate (aux européennes en Ile-de-France), par contre je peux avoir une opinion sur son action comme Garde des Sceaux (…). C’est une imposture ».

Concernant les « biens mal-acquis » de la Françafrique refuse d’avoir recours aux services  « compétents » de la Chancellerie, répondant ainsi aux voeux de SARKOZY. L’association Sherpa associée à l’ONG Transparency International avait déposé en décembre 2008 une plainte contre X sur « les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France » visant trois chefs d’Etat africains : Omar Bongo (Gabon), Sassou N’Guesso (Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale).

Déjà, à deux reprises, le parquet de Paris en la personne du procureur Jean-Claude MARIN avait classé sans suite, en novembre 2007 et septembre 2008, des plaintes simples concernant ces trois chefs d’Etat africains. Le même parquet a également fait appel de la décision d’une juge d’instruction d’ouvrir une enquête suite à la plainte avec constitution de partie civile de Sherpa et Transparency.

« Nous aimerions bien savoir comment ces biens ont été financés, cela doit faire l’objet d’une enquête ici en France pour remplir nos obligations internationales », car « la France a ratifié la convention anti-corruption qui nous oblige à coopérer pour restituer les biens détournés » selon l’ancienne juge d’instruction de l’affaire Elf.

« Nouvel Observateur »  du 26/05/2009     d’après …

2010 Clearstream : Un choix magistral

15 septembre 2010

A la cour d’appel de Paris, la cause semblait entendue. L’affaire Clearstream allait être rejugée, au printemps 2011, par la chambre spécialisée dans la « protection des droits de la personne et de la présomption d’innocence ». Ce choix paraissait logique pour examiner une histoire de dénonciation calomnieuse. Et le président de la chambre, Alain Verleene, avait été prié par sa hiérarchie de faire de la place dans ses locaux exigus pour accueillir ce dossier extrêmement volumineux.

Mais, juste avant l’été, le magistrat apprend que l’affaire lui passe sous le nez : le Premier président de la cour d’appel de Paris, Jacques DEGRANDI, s’est brusquement ravisé. S’est-il souvenu que son collègue Verleene a compté durant des années parmi les dirigeants du Syndicat de la magistrature ? Et que l’Elysée risquait de faire les gros yeux ?

Jacques DEGRANDI décide alors de confier à une cour spéciale (quel vilain mot …) le soin de juger l’ex-Premier ministre (« Le Monde » 11/9). Mais ce choix a soulevé un tollé au Palais de justice et déclenché les hurlements de Villepin, qui dénonce une « manipulation ».

Devant l’avalanche de protestations, DEGRANDI a fini par adresser, le 13 septembre, un drôle de courrier à ses magistrats et à la presse. Le Premier président y jure que « l’expérience et la compétence » des juges qu’il désignera lui-même seront « incontestables ».

Comme si ce n’était pas naturellement le cas pour tous les procès …

« Le Canard enchaîné »   n° 4690  du 15/09/2010

**1998 Un procureur drôlement compréhensif !

9 juin 2010

Plus de 10 millions de francs ont été détournés, de 1992 à 1996, au sein du conseil général du Haut-Rhin. Voilà qui n’est pas banal.

Mais ce qui l’est moins encore c’est la décision prise par le procureur de Colmar René PECH : dans une note de 10 pages, adressée le 9 janvier à l’ensemble des conseillers généraux du département, il leur a fait savoir qu’il classait purement et simplement les infractions commises par les membres de l’assemblée départementale. En clair qu’il renonçait à poursuivre les élus indélicats pour abus de confiance, violation du Code des marchés publics, favoritisme. La raison ? « Un extrême souci d’apaisement pour que le ministère public ne puisse pas être taxé de participer à une injuste campagne de dénigrement envers les élus » écrit le procureur. Lequel demande instamment que « de telles pratiques ne se renouvellent pas ».

Cette mesure, apparemment étonnante, est parfaitement légale, puisque le parquet demeure maître de l’opportunité des poursuites !!!

Le proc’ de Colmar passe donc l’éponge sur:

1) Les avantages indus que se sont octroyés les élus.
– La prime de secrétariat. En vertu de la loi du 03/02/1992 aurait dû être supprimée. Or tout au contraire, elle a été doublée passant de 2500 francs à 5000 francs. Cette pratique, note René PECH, « a eu pour conséquence de soustraire, au détriment du contribuable, la somme de 7,75 millions pour la période concernée, de mai 1992 à juin 1996 »

– La cotisation d’assurance-décès et invalidité hors mandat. Dans ce domaine la loi est claire et nette : aucun conseiller général n’a le droit de s’assurer sur les deniers du département lorsqu’il est en vacances.Et pourtant personne n’en a tenu compte. Coût sur le dos du contribuable de plus de 1,5 millions de francs !
– Le gonflement de l’indemnité kilométrique qui se situe en général au-dessous de 10 000 francs par an. Or quatre conseillers se sont fait rembourser de 30 000 à 50 000 francs et un cinquième 70 000 francs ! De sept. 1992 à juillet 1996, 1 680 000 francs ont été ainsi ponctionnés sur les deniers publics !

2) Les infractions aux règles des marchés:
– De 92 à 96 l’assemblée départementale a violé le code des marchés publics en ne respectant pas la libre concurrence. A l’occasion des travaux d’extension d’un lycée, elle a favorisé un architecte, plusieurs cabinets d’études et certaines entreprises, de façon totalement injustifiée. Et le proc’ de désigner les responsables de cette dérive : les dirigeants des services administratifs du conseil général ainsi qu’un vice-président de l’assemblée départementale.
– Ce non respect des règles de droit on le retrouve à l’occasion de l’achat de véhicules pour le conseil général. En 1992, aucune procédure d’appel d’offres n’a été lancée alors qu’elle était obligatoire puisque le marché était supérieur à 300 000 francs. Idem en 1993, 1995 et 1997.
– Le Code des marchés ne fut non plus respecté lors des travaux d’extension de la route départementale 1bis à Welckosheim. Alors que la proposition de l’entreprise Schwind Cochery était supérieure de 500 000 francs à celle de sa concurrente Jean-Bernard Route, c’est elle qui a emporté le marché.

3) La distributions de cadeaux.
Certes, selon le proc’ de Colmar « cette pratique peut relever d’un usage de courtoisie, mais encore faut-il que la valeur de ces cadeaux reste dans certaines limites. » Ce qui en l’espèce n’est pas le cas:
– Vols en montgolfière au-dessus des Vosges à 1200 francs par personne réglés sur les fonds du département pour les conjoints et enfants des conseillers généraux!
– voyage à l’occasion du départ à la retraite d’un fonctionnaire départemental de 32 334 francs !
– meuble de 28 000 francs offert à un haut fonctionnaire d’Etat à l’occasion de son départ à la retraite !
Bref, une belle gabegie, rayée d’un trait de plume par un proc’ !

« L’express » n° 2433 du 19/02/1998 d’après Gaetner Gilles.

**2010 « Le travail n’a pas été fait » : six ans de taule pour rien !

15 mai 2010

Manuel Vilabril Ferreira aura fait six ans de prison ! La cour d’appel d’assises de Paris a estimé, en ce vendredi 16 avril 2010,  qu’il n’a pas tué la Martiniquaise  Nadia Athanase.

« Le travail n’avait pas été fait, cette cour d’assises l’a fait. » L’avocat général Philippe Bilger n’a pas été tendre avec la justice calédonienne. La défense non plus. Après six ans de lutte les avocats de la défense dénoncent:  » La culpabilité de Manuel à Nouméa a été décidée comme un postulat. » Ils dénoncent un « aveuglement judiciaire invraisemblable. La manière dont l’instruction a été menée et la façon dont l’enquêteur n’a pas enquêté ne peuvent rester impunies. »

Sur ce dossier c’est du coup toute la justice calédonienne qui est concernée. Le procès de Nouméa a été expédié en deux jours. Philippe Bilger a passé en revue la liste des incohérences et des décisions malheureuses. Entre autres, ce petit homme de 63 ans, 1m57, maladif, était incapable de soulever une charge de 25 kgs. Comment dès lors aurait-il pu traîner sur plus de 100m les 60 kgs de la victime et les charger dans une voiture? Une simple reconstitution qui fut refusée aurait permis de s’en rendre compte.

Pourtant la cour d’assises de Nouméa avait  condamné sans sourciller Manuel Vilabril Ferreira à vingt ans de réclusion.

L’instruction bâclée on la doit au juge d’instruction Jean-Pierre VIDALLIER. Le jugement expéditif de la cour d’assises de Nouméa à Christian MESIERES son président.

Ces deux brillants magistrats on les retrouvera dans l’affaire Konhu, encore sept ans de taule inutiles en raison de leur travail bâclé. Au total 13 ans ! Des individus détruits, des familles non moins démolies.

Et quelles sanctions ? RIEN pour le président de la cour d’assises ! Une mutation-promotion d’office  pour le juge d’instruction !

Et qui va payer les indemnités versées aux victimes des bavures  de ces incapables ? Nous, les citoyens !

D’un côté une corporation judiciaire irresponsable qui s’autoprotège, de l’autre des citoyens qui trinquent à tout va, qu’ils soient incarcérés à tort ou qu’ils paient de leurs deniers les pots cassés sans oublier qu’ils entretiennent une clique de magistrats fainéants.  Car telle est la réalité !

« Denidejustice » le 15/05/2010

*2010 La profanation du cimetière de Carpentras.

25 avril 2010

Le 10 mai 1990 on découvre que le cimetière israélite de Carpentras (Vaucluse) a été profané. Deux ans plus tard, une jeune fille de Carpentras est assassinée. Les deux dossiers sont liés et confiés à la juge d’instruction Sylvie Mottes.

Cinq ans plus tard, alors qu’une information contre X pour « profanation de tombeaux et sépultures » et pour « injures à caractère raciste » est ouverte dès le 11 mai 90, alors que ce juge a auditionné 500 témoins et mis un centaine d’individus en garde à vue, la justice n’est toujours pas en mesure de prononcer la moindre mise en examen.

C’est alors que des rumeurs circulent. Des adolescents nantis de Carpentras, amateurs de drogue et de jeux de rôle, auraient pu organiser une partie macabre dans le cimetière juif. On attribue également la profanation au Front National …
Dans le même temps un nouveau procureur, Jean-Michel TISSOT, arrive à Carpentras en 1995 qui, curieusement, entre en conflit avec la juge dans les jours qui suivent. Par voie de presse, il critique la lenteur de l’instruction. Par le biais d’une émission de télévision sur TF1 il annonce « des mises en examen dans les semaines à venir ». Après supplément d’enquête, la juge désavoue le proc’ ne trouvant aucun nouveau motif d’inculpation. Néanmoins ce proc’ obtient de la Cour de cassation le dessaisissement de la juge et le dossier est confié à un juge marseillais. Celui-ci se montrera, à son tour, incapable, et pour cause, de faire avancer plus avant le dossier …

Ce n’est que le 30 juillet 1996 qu’un certain Yannick Garnier se présente spontanément au commissariat d’ Avignon et avoue être l’un des profanateurs. Il explique qu’il a besoin de se libérer de cette affaire. Il dénonce ses quatre complices. Trois d’entre eux sont arrêtés immédiatement, sauf le quatrième qui était le meneur décédé en 1993 dans un accident de la route.

Leur procès débute huit mois plus tard, le verdict est rendu en avril 1997, ils sont condamnés à des peines de 20 – 24 mois de prison.

Mais, s’il s’agit bien d’actes d’anti-sémitisme, aucun lien n’a pu être établi avec le Front National qui n’est nullement concerné.
Par ailleurs, un documentaire diffusé sur Arte en 2001 établit l’existence de manipulations autour de cette affaire afin de faire inculper le fils innocent du maire UDF de Carpentras qui se trouvait être amateur de jeu de rôles. Ce documentaire produit les comptes-rendus effectués par les RG de conversations téléphoniques entre Jacques Pradel et le procureur, conversations au cours desquels ils s’entendaient pour faire pression sur la juge d’instruction.

Enfin Sylvie Mottes, concernant le meurtre de la jeune fille, avait déjà découvert une écoute téléphonique entre les parents de la défunte et ce même procureur …

Yves Bertrand, directeur des RG de 1992 à 2004, affirme dans son livre paru en 2007 que Mitterrand en personne, via le ministère de l’intérieur (Pierre Joxe) est à l’origine de ces manipulations de la presse et du défilé de 200 000 personnes. Il tenait là l’occasion de diaboliser le FN pour rendre impossible toute alliance, même locale, avec la droite.

Le comportement  incongru du procureur de Carpentras Jean-Michel TISSOT (son conflit immédiat avec la juge d’instruction, ses déclarations tapageuses sur les mises en examen, ses communications téléphoniques à l’insu du juge d’instruction, sa volonté d’obtenir le dessaisissement de Sylvie Mottes, son refus de lui assurer une protection policière alors qu’elle était menacée ) laisse songeur. Dans cette affaire il apparaît comme le prototype des procs’ actuels devenus « larbins » du pouvoir … tellement asservis que la Cour européenne s’interroge sur leur statut de magistrat.

Manifestement ce proc’ avait totalement oublié le contenu du serment prononcé à la sortie de l’Ecole de la magistrature …

« Denis de justice » le 25/04/10

1998 Fainéantise, lâcheté et indifférence judiciaire.

21 avril 2010

En 1998, en région parisienne, un jeune homme décède dans un accident de voiture. Il s’est écrasé contre la glissière centrale d’une route à quatre voies.

Des témoins parlent de la manoeuvre dangereuse d’un camion qui, débouchant brutalement de la droite, se serait enfui après avoir provoqué l’accident.

L’affaire est confiée à une juge d’instruction d’un tribunal de la région parisienne qui ne manifeste guère d’enthousiasme pour la recherche du coupable. Pourtant les parents de la victime ont découvert, à proximité du lieu de l’accident, une sortie d’entrepôt munie d’une caméra de surveillance. Ils demandent que ses responsables soient entendues et que les bandes correspondant au jour de l’accident soient saisies avant qu’elles ne soient effacées. Pas de réponse.

Au bout de deux années d’attente, la famille perd patience et change d’avocat. Le nouvel avocat se présente chez la juge et demande des nouvelles des bandes vidéo. Mais la juge coupe court à toute discussion en expliquant qu’elle vient d’être mutée à un autre poste et qu’il convient de prendre contact avec son successeur.

Quelquesz mois plus tard, les parents reçoivent un courrier affolé du nouveau juge : en ouvrant le dossier, le magistrat n’a rien trouvé, pas même le procès-verbal d’accident de gendarmerie, point de départ de toute enquête.

Renseignement pris, on découvre que le fameux rapport des gendarmes a atterri sur le bureau d’un autre juge d’instruction non saisi de l’affaire. Ni lui, ni aucun de ses collègues n’a jugé utile de s’inquiéter de cette situation. Chacun a préféré faire l’autruche avant de refiler le problème à son successeur.

 » Ces magistrats qui tuent la justice » Jean-François Lacan (d’après…)

Denidejustice souhaite connaître le nom de cette magistrate fainéante et le tribunal auquel elle appartenait alors.  Elle aussi mérite de figurer à notre fichier…

2002 Bêtise, fainéantise et inconséquence magistrales à Bordeaux

21 avril 2010

DENI DE JUSTICE souhaite connaître le nom de ce « petit juge » qui siégeait dans une chambre civile du TGI de Bordeaux, parti sans rédiger le jugement. Il mérite de figurer à notre palmarès. Merci de nous aider.

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Prématuré, transporté en urgence au service pédiatrique de l’hôpital,  Aurélien est éjecté de sa couveuse par un chauffard qui percute l’ambulance. Il se trouve dans un état neurologique grave et risque de rester grabataire à vie. Pour ses parents, le choc est d’autant plus terrible qu’Aurélien est né après dix ans de tentatives infructueuses de procréation assistée et qu’il demeurera l’unique enfant du couple.

Cette souffrance là la justice n’en a cure. Elle passe de nombreuses années à débattre des responsabilités : est-ce le chauffard ou la prématurité qui est à l’origine de l’état d’Aurélien ? Les magistrats hésitent, les experts se contredisent. Il faudra six ans pour condamner définitivement l’assureur du conducteur à indemniser le dommage. Au bout de six ans la note est déjà lourde: frais médicaux, séances de rééducation, auxiliaires qui se succèdent au chevet de l’enfant, aménagement de l’appartement etc. Et les ressources du ménage n’y suffisent pas : la mère a dû abandonner son emploi car l’état d’Aurélien nécessite sa présence constante.

L’assureur ne veut pas payer. Il joue la montre en spéculant manifestement sur le décès de l’enfant. Les parents se tournent à nouveau vers la justice pour obtenir des provisions. En référé le tribunal accorde pendant deux ans de petites sommes qui restent très inférieures aux besoins. Puis devant l’avalanche de rapports, de factures et d’arguments, il se déclare incompétent et renvoie la famille d’Aurélien devant le juge de l’indemnisation. La procédure est de ce fait beaucoup plus longue mais les parents d’Aurélien n’ont pas le choix.

En juin 2002, après une nouvelle année de procédure, ils croient enfin toucher au but. L’affaire a été plaidée en juin 2002, le magistrat est en possession de tous les dossiers de rapport et autres justificatifs. Il annonce qu’il rendra sa décision avant un mois.

Mais durant l’été 2002 ce magistrat quitte sa fonction …et si pressé de quitter son poste qu’il part sans rédiger le jugement. Sans égard pour Aurélien et sa famille. Sans la moindre considération pour la situation dramatique où son inconséquence les plonge. Car le code est formel, le nouveau magistrat doit rouvrir les débats et tout recommencer à zéro.

« Ces magistrats qui tuent la justice »  Jean-François Lacan  (d’après …)


**2005 Affaire des lycées d’Ile-de-France

17 avril 2010

La justice a trouvé le vrai coupable … Mais oui, mais oui !

Après le verdict de l’affaire des lycées d’Ile-de-France, prononcé le 26 oct. les principales vedettes ont poussé un « ouf! » de soulagement. A la sortie du tribunal un ténor du barreau résumait le sentiment général : « Pourvu que personne ne fasse appel ! »

Son souhait devrait être entendu, si l’on en juge par les sanctions infligées par le tribunal présidé par Jean-Louis KANTOR. Réputé pour sa sévérité à l’encontre du citoyen lambda, ce magistrat a eu cette fois la main plutôt légère : sur les 42 condamnations prononcées dans cette gigantesque affaire de corruption qui a permis en son temps  (1985-95) de détourner près de 200 millions de francs, on compte une seule peine de prison ferme. Et elle est pour le menu fretin : à savoir l’ancien et obscur élu écolo François Donzel qui écope de 3 ans, dont 2 avec sursis pour avoir gardé par devers lui une pincée de millions. Voilà donc désigné le vrai coupable du plus gros dossier de financement politique de ces dernières années.

Les ténors, eux, s’en sortent mieux. Ainsi l’ancien président du conseil régional, le RPR Michel Giraud, échappe à la peine de prison ferme réclamée par le parquet. Il était accusé, entre autres gracieusetés, d’avoir fourni les liasses de billets litigieuses à Donzel. Mais un vice de procédure opportunément découvert par les juges, a permis d’escamoter ce délit qui risquait d’alourdir la condamnation. Et d’écarter du même coup les menaces de grand déballage agitées par des proches de Giraud en cas d’emprisonnement de leur ami.

Le tribunal n’a pas été davantage cruel avec Michel Roussin, l’ancien directeur de cabinet de Chirac à la mairie de Paris, qui a joué un rôle pivot dans le système. Ni avec les spécialistes des marchés truqués qui étaient à la manoeuvre. Ni avec un ancien collecteur de fond du PS. Ni même avec l’ancien ministre du Parti Républicain Gérard Longuet carrément relaxé. Seul parmi les vedettes du procès, Guy Drut, peut s’estimer mal servi : bien qu’assortis du sursis, ses 15 mois de prison avec sursis peuvent lui coûter une radiation du CIO.

Les attendus du jugement sont de la même eau tiède. Guère de mots plus hauts que les autres. Et surtout pas de mise en cause  de l’ancien maire Chirac. On apprend juste que Michel Roussin « n’a pu agir d’initiative ». Mais bien entendu le tribunal s’abstient de préciser le nom de celui qui donnait des ordres à ce brave directeur de cabinet.

Et si, après ça, Bernadette n’invite pas à prendre le thé ces juges qui savent si bien se tenir …