Posts Tagged ‘justice loufoque’

**2010 Un comique au Conseil d’Etat ?

24 décembre 2010

Le Conseil d’Etat a vu fleurir le 20 décembre, devant ses murs chics, des tentes agrémentées d’un concert de casseroles. Un hommage des associations au juge qui, le 19 novembre,  a denié à un demandeur de droit d’asile le droit d’être hébergé en foyer ou à l’hôtel, en tout cas dans du « dur ». Analysant scrupuleusement l’état du droit, cet excellent juriste a conclu que si les réfugiés ont bien droit à un « logement » l’Etat pouvait, à « titre exceptionnel  y déroger en trouvent d’autres solutions pendant une période raisonnable, aussi courte que possible », notamment lorsque les « capacités de logement sont temporairement épuisées ».

Tordant, non ? Car les capacités de logement sont en permanence « épuisées ». Le conseiller d’Etat pousse même la charité jusqu’à dispenser ses conseils au préfet, « à qui il incombe de chercher d’autres modalités d’hébergement ». Par exemple ? Eh bien , « sous forme de tentes ou d’autres installations comparables ».

Oui des tentes ! Celles des SDF qui sont interdites partout ? Le bon juge ne le précise pas. Mais ce qu’il peut nous dire c’est que ce M.Kahn, demandeur du droit d’asile, sans « difficultés graves de santé » peut bien dormir sous la bâche… en brandissant ce jugement, signé Bernard STIRN membre du Conseil d’Etat, au cas où les flics le feraient déguerpir …

« Le Canard enchaîné » n° 4704  du 22/12/2010

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**2010 Deux magistrats s’empaillaient à Nîmes.

8 décembre 2010

Un excellent exemple d’une belle et bonne justice vient d’être donné par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

Appelé à trancher le conflit qui oppose depuis des années les président et vice-président du tribunal de Nîmes, la formation disciplinaire du CSM a commencé par refuser tout net à Robert Jourdan, le vice-président, le renvoi de son procès. Malgré ses certificats médicaux attestant d’une santé chancelante et malgré les documents fournis par son avocat, retenu dans une autre affaire et qui avait prévenu de son indisponibilité depuis deux mois, Robert Jourdan a été jugé sans défenseur et en son absence.

Le résultat, après deux jours d’audience, les 13-14 oct., a dépassé toutes les espérances. Le président du tribunal Jean-Pierre PIERANGELI, est entièrement blanchi tandis que son vice-président est à la fois rétrogradé et muté d’office.

Ces deux magistrats, qui s’empaillaient depuis longtemps avaient transformé leur tribunal en champ de bataille. Le vice-président hurlait que son vélo avait été saboté par son président. Un expert a même été dépêché pour examiner le vélo …  tandis que le président, lui, faisait la tournée de ses subordonnés pour qu’ils signent une pétition en sa faveur.

Dans cette histoire de fous, le CSM a choisi son camp. Pas celui de la justice, celui de la hiérarchie.

« Le Canard enchaîné » du 08/12/2010 d’après un art. signé D.S.

** 2003 Discrimination au prénom: le juge aveugle !

10 novembre 2010

Un magistrat lyonnais vient de rendre une ordonnance étonnante dans une affaire de discrimination à l’emploi. Dans ses attendus, le magistrat justifie notamment un non-lieu par le fait que l’employeur n’avait « aucun moyen d’appliquer une politique discriminatoire » puisque « aucun critère linguistique objectif » ne permet de distinguer en toute certitude « les noms à consonance maghrébine ». Il ne pouvait être certain qu’ils étaient arabes. Même s’ils s’appelaient Djamila, Sakina, Nabil ou Kader.

Le magistrat, Jacques CHAUVOT,  instruisait une plainte déposée en août 2001 par SOS racisme. L’association avait organisé, en avril 2000, un « testing » téléphonique afin de piéger une société de télé-prospection. L’opération avait été montée devant plusieurs témoins,  dont le conseiller régional Etienne Tête (verts)et un journaliste de « Lyon capitale ». L’hebdomadaire lyonnais en avait ensuite rendu compte. Devant eux, plusieurs militants avaient appelé  l’entreprise, d’abord sous un nom français, puis sous un patronyme à « consonance maghrébine ». Ils répondaient à une petite annonce proposant un emploi. Avec le même âge et la même expérience, les « français » (à une exception près) obtenaient un rendez-vous. Les autres devaient envoyer un CV.

SOS racisme s’était alors constitué partie civile. Le dossier paraissait solide. Mais le juge lyonnais, Jacques CHAUVOT a renvoyé dos à dos les plaignants et l’employeur.

« Aucune conclusion claire » ne peut en être tirée, estime le magistrat, qui développe ensuite une démonstration pour le moins surprenante. « Il en est de même si on prend en compte le prénom, lequel, pour les Africains, est souvent d’origine chrétienne, et pour les Maghrébins, peu discernable d’un prénom en usage au Moyen-Orient ou dans certains pays du sud de l’Europe à implantation musulmane ». Et donc par extension puisque la discrimination concernait exclusivement « les personnes d’origine maghrébine ou africaine » rien ne permet de prouver cette discrimination. Et lorsque l’on oppose le fait que les militants avaient pourtant reçu, selon les patronymes utilisés, des réponses différentes, dans un laps de temps variant de 19 à 40 minutes) le juge objecte que cela peut s’expliquer par les « fluctuations très rapides des besoins en personnel de cette société ».

Deux anciens salariés de l’entreprise sont venus témoigner. Selon eux, la consigne était de s’abstenir de convoquer en entretien les candidats au patronyme à consonance arabe et de leur demander un curriculum vitae et une lettre de motivation lesquels étaient jetés à la poubelle dès leur arrivée ». Ces anciens salariés n’ont pas convaincu le juge. Pas plus que le testing de SOS racisme.

Un arrêt de la cour de cassation avait pourtant validé un « testing » le 11 juin 2002. Mais il s’agissait d’une discrimination à l’entrée d’une discothèque réplique le magistrat qui a réponse à tout même si sa réponse  est grotesque. L’arrêt du coup ne se transposerait « pas automatiquement » à la présente affaire. Car cette fois poursuit-il, il s’agit d’une différence de traitement « dans le contexte d’une admission à un emploi pour lequel sont requis (sic) la maîtrise de la langue française et sa prononciation ».

En clair, avec un nom étranger, même un Français né en France reste suspect de traîner un accent.

SOS racisme a fait appel de cette ordonnance de non-lieu.

2010 On ne rigole pas avec Dati

6 novembre 2010

Pour avoir quémandé par courriel à Rachida DATI « une petite inflation » en hommage au célèbre lapsus de la susdite (« fellation » au lieu d’inflation) un habitant de la Drôme a été arraché de son lit par la police, 48 heures de garde à vue, domicile perquisitionné, ordinateur saisi … Ce dangereux délinquant sera jugé le 3décembre pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique ».

Le juge l’a, en plus, placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec sa « victime », comme pour les individus violents ou vicelards.

Le malheureux pouvait pourtant se croire autorisé à quelque canular, sachant qu’au lendemain de sa gaffe DATI avait joué la marrante devant les caméras : « Si ça fait rire, tant mieux ! »

Mais finie la poilade ! Elle a déposé plainte assurant s’être sentie « menacée », elle et sa « fille ».

Ce n’est pas la première fois que « l’outrage à DATI » devient une infraction en soi, Adel Riahi, agent d’accueil à la mairie de Paris, où l’ex-garde des Sceaux a été élue, e »n sait quelque chose.

Le 17 octobre 2008, ses chefs brandissent devant lui une coupure de presse relatant les frasques de la maire Rachida DATI. Pour y avoir griffonné quelques mots, voilà l’employé municipal accusé d’être « à l’origine des fuites dans la presse ». Accusé d’avoir laissé des appels insultants sur le répondeur de la mairie, il est mis en garde à vue deux jours, perquisitionné, sommé de répondre à cette terrible accusation : « La piste qui mène à vous est un document destiné au Canard enchaîné ».

Or, Le Canard, à l’époque,  n’avait jamais entendu parler de lui. Devant une affaire d’une telle importance, une instruction est ouverte.

Innocenté en février 2010, Adel a déposé une plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Classé sans suite ! La justice a bien d’autres plaintes infiniment plus graves à traiter. Celle de DATI, encore, contre deux détenus qui ont cru très drôle de reconnaître la paternité de Zohra. Commission rogatoire, interrogatoires. Trop tard pour le trou, ils y sont déjà !

Moralité : depuis qu’elle n’est plus garde des Sceaux, DATI fait vraiment travailler la justice.

« Le Canard enchaîné »   n° 4697  du 03/11/2010 art. signé D.S.

Important ! Denidejustice souhaiterait connaître les noms des magistrats qui se sont prêtés à ses diverses mascarades : leur noms méritent de rester dans l’Histoire …

*2010 Le délit(re) continu du proc’ Pasta.

24 juillet 2010

Benjamin Deceuninck, faucheur volontaire, avait été condamné en 2005 à un mois de prison avec sursis, ainsi que dix autres personnes, pour avoir détruit un champ de betteraves transgéniques en 2001, à Avelin dans le nord de la France.

En 2006, ce Cévenol avait refusé le prélèvement d’ADN ordonné par le parquet d’Alès après cette condamnation et destiné au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG):  » Constitué au départ pour les délinquants sexuels, ce fichier est aujourd’hui passé de 150 000 à 1, 3 millions de personnes. » affirme Benjamin Deceuninck. Ce refus lui a valu une condamnation à 500€ d’amende devant le tribunal correctionnel d’Alès en 2007.

Puis en janvier 2010 il est placé en garde à vue en gendarmerie pour une nouvelle tentative de prélèvement qu’il refuse à nouveau. Il est alors relâché avec une notification pour un nouveau procès le 5 mars 2010  au TGI d’Alès. Il est poursuivi pour « Refus par personne condamnée pour délit de se soumettre au prélèvement biologique destiné à l’identification de son empreinte biologique » […] « avec cette circonstance qu’elle se trouvait en état de récidive légale. » (la récidive légale signifie que les peines plancher sont applicables : 30 000€ et 2 ans ferme).

Lors d’une interview le proc’ Christian PASTA avance une argumentation qui tire au sublime.

A la question du journaliste: « Y a-t-il acharnement de la justice ? » le proc’, rejetant cette vision  répond sans sourciller : » Il s’agit d’un délit  continu. Tant que l’on n’a pas passé son permis de conduire on est en conduite sans permis (1). En fonction de certains délits, la loi fait que l’on doit procéder à un prélèvement d’ADN (2).« 

Et ce même proc’ a l’argumentation sublime de souligner les résultats du fichier national : « Votre journal relate dans le même temps qu’un violeur a été interpellé à Montpellier grâce au fichier. » Il évoque également le cas du pompier gardois accusé de viol et du meurtre d’une lycéenne de 16 ans. L’homme avait été trahi par son ADN prélevé après une condamnation pour une banale rixe (3). Et d’interroger : « Peut-on prendre le risque de laisser courir un criminel ? (4) « 

Après une telle volée d’arguments assénés, reprenons nos esprits pour répondre:

(1) Un  automobiliste  condamné pour conduite sans permis n’est pas pour autant en « délit continu » tant qu’il ne reprend pas le volant et n’a aucune obligation à passer le permis . Condamné pour le délit commis il ne peut l’être à nouveau. Argument stupide monsieur le proc’!

(2) « En fonction de certains délits » dit le proc’ ? Et quels sont-ils ces délits ? Une liste en a-t-il été établit ? Et si  » la loi fait que l’on doit … » comment peut-il expliquer que les dix autres faucheurs condamnés en même temps que Benjamin ne fassent l’objet d’aucune obligation de prélèvement. « on doit » (du verbe devoir) monsieur le proc’: vous manquez à vos devoirs !

(3) Vos exemples n’ont rien à voir avec le cas de Benjamin. Vous citez des individus qui ont agi par « pulsions » par définition incontrôlables et qui peuvent se reproduire: un prélèvement est alors logique en cas de récidive. Benjamin, a agi après réflexion. Il s’agit d’un acte volontaire ! Mais sans doute n’êtes vous pas à même de faire la différence …

(4) « Un criminel ! » dites-vous ? Vous devriez mesurer vos propos, môssieur le proc’ ! Benjamin pourrait vous poursuivre pour un tel propos infamant, outrageant, insultant. Ou pour atteinte à la présomption d’innocence …

Et pour conclure nous posons à notre tour, une question: « Dans une démocratie doit-on prendre le risque de laisser courir tous les magistrats abrutis-dangereux qui infestent la justice française ?«  (Deni de justice en allonge sa liste chaque jour).

« Deni de justice » le 24/07/2010

2010 Clair comme du juge de chique

7 juillet 2010

Contrairement aux apparences, les lignes qui suivent ne sont pas le brouillon foutraque d’un plaideur fou. Bien au contraire, elles doivent leur aveuglante limpidité à la cour d’appel de Bordeaux, 6ème chambre civile, dans un arrêt du 14 juin qui fera date.

« Sans retenir le « goût pour la provocation » imputé par [le mari] à [la femme], en réponse à la demande en dommages et intérêts formée par cette dernière, appelante, en raison selon la demande des procédures intentées d’autre part par son mari, la cour considère  que le premier juge a considéré à propos de cette demande indemnitaire pouvait être formulée à leur occasion, qu’elle ne justifie pas en l’occurrence de son bien-fondé puisqu’il est fait droit dans son principe à la demande en réduction du mari. Cette demande doit donc être écartée et le jugement confirmé de ce chef encore. » Texto !

La jeune femme qui demandait aux juges de relever le montant de sa pension alimentaire est restée bouche bée devant la pertinence de l’analyse.

Son avocat n’a rien pu faire, lui non plus n’y ayant rien compris, sauf que l’affaire était perdue. « Ma cliente, souligne Me Mikaël Doulikian, n’a même pas de quoi poursuivre la procédure devant l a Cour de cassation ! Cette décision est scandaleuse ! »

Bien la peine que les juges se donnent tant de mal pour atteindre ce sommet de galimatias.

« Le Canard enchaîné »   n° 4680  du  07/07/2010

Deni de justice souhaite connaître le nom du président de la 6 ème chambre. Merci de nous aider.

**2006 Claques en série pour une juge …

19 juin 2010

Le juge Albert Lévy est en poste à Toulon depuis 1991. Confronté à de multiples affaires qui touchent le grand banditisme et qui le mènent vers la mairie de Toulon, il constate que nombre d’entre elles se terminent curieusement par un non-lieu. Par ailleurs il fait l’objet d’attaques antisémites et même, en raison de son activité judiciaire, de menaces de mort. Il en informe la Chancellerie mais le garde des Sceaux d’alors, un certain Jacques TOUBON, ne donne aucune suite. Tout comme le proc’ de Toulon Nicolas BESSONNE et le préfet du Var Jean-Charles Marchiani.

En 1998 doit s’ouvrir le procès des assassins de la députée Yann Piat et Albert Levy qui ne croit pas à la thèse officielle d’un règlement de comptes entre truands le fait savoir haut et fort à plusieurs reprises. Parallèlement, en avril 1998 l’hebdomadaire VSD dénonce (extraits d’un PV d’audition à l’appui)  une affaire de pots-de-vin à la mairie de Toulon dans l’attribution du marché des cantines scolaires. Une instruction contre X est ouverte par le proc de Toulon Nicolas BESSONNE et Albert Levy, substitut de ce proc est aussitôt accusé d’être à l’origine de ses fuites et poursuivi pour « violation du secret de l’instruction ». Il nie les faits, manifestement victime de rétorsion en raison des procédures qu’il avait engagées au parquet de Toulon contre le maire FN.

C’est alors qu’entre en lice la juge Marie-Paule MORACCHINI qui mène une instruction depuis Paris. Ecoutes téléphoniques, perquisition au domicile d’Albert Levy, placement en garde à vue puis mise sous contrôle judiciaire avec » obligation de traitement psychiatrique pour paranoïa ». Une contre expertise réduit à néant ce diagnostic médical … Et par deux fois la chambre d’accusation de la cour d’appel de Paris désavoue la juge MORACCHINI (Première et deuxième claques !) estimant que son instruction a été menée irrégulièrement.

Malgré ces deux annulations, en 2000 la juge signe une nouvelle mise en examen d’Albert Lévy pour « violation du secret de l’instruction ». Le Syndicat de la magistrature, par la voix de sa présidente dénonce  » un acharnement étranger à tout esprit de justice et d’une pure logique de règlement de comptes ». Albert Lévy comparaît donc en sept. 2006 devant la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris et le 14 nov. ce tribunal le relaxe ainsi que le journaliste auteur de l’article de VSD (Troisième claque !).

En corollaire de cette affaire, la juge MORACCHINI avait poursuivi en diffamation Anne Crenier pdte du Syndicat de la magistrature. Celle-ci sera relaxée en 2007 par le tribunal correctionnel de Lille (Quatrième claque!)

Denidejustice  le 19/06/2010

*2009 Jean Sarkozy et son scooter : la logique judiciaire …

10 mai 2010

En  oct. 2005 Le conducteur d’une BMW a un accrochage place de la Concorde avec un scooter qui prend la fuite. Son passager relève le numéro du scooter.

M’Hamed Bellouti fait dans un premier temps une déclaration à sa compagnie d’assurances qui identifie le propriétaire du scooter, un certain Jean Sarkozy. Trois courriers lui sont adressés (auxquels il ne répond pas) pour réclamer 260 € de réparations (montant du devis).

Le propriétaire de la BMW décide alors de déposer « plainte pour délit de fuite » mais aussi pour »défaut de maîtrise se son véhicule, non respect des distances de sécurité et dégradation d’un bien appartenant à autrui ».

Ce n’est que trois ans plus tard, en sept 2008 que le tribunal correctionnel de Paris juge l’affaire et relaxe Jean Sarkozy. Le plaignant, M’Hamed Ballouti est en plus condamné à lui verser 2000 € pour « procédure abusive et téméraire ».

A l’époque des faits,  le père de Jean Sarkozy est ministre de l’intérieur. Jean Sarkozy est âgé de 19 ans. Il ne sera jamais convoqué ni interrogé par la police !

M’Hamed Bellouti fait appel et, en avril 2009,  la cour d’appel de Paris le déboute à son tour mais considère, contrairement aux magistrats de première instance, que la procédure engagée par le plaignant n’était pas abusive.

M’Hamed Bellouti avait par ailleurs demandé la nullité de l’expertise qui estimait que l’accrochage n’avait pas eu lieu. Cette demande sera rejetée comme en première instance !!!

Les experts considéreront qu’en raison de l’absence de traces sur le scooter il n’a pu y avoir de choc entre les deux véhicules. Mais entre le jour de l’accrochage et celui de l’expertise, il s’est passé assez de temps pour qu’un carrossier maquille les dégâts … Cela ne préoccupe pas les juges.

Manifestement les juges prennent le plaignant pour un gogo. Comment peut-on dire d’une part que la plainte n’est pas abusive ce qui signifie donc qu’elle était motivée et d’autre part soutenir par le truchement d’une expertise douteuse qu’il n’y a pas eu d’accident donc pas de délit de fuite.

Et la cour d’estimer qu’il n’existe effectivement pas d’élément permettant de condamner Jean Sarkozy.

C’est ce qu’on appelle sans doute la logique judiciaire. .. soutenir un tout et son contraire !

« Denidejustice »   le 10/05/2010

Denidejustice souhaite connaître les  noms des présidents du tribunal correctionnel et de la cour d’appel mais aussi ceux des procs complices. Merci de nous aider.

*2009 Alacchi un proc par trop zélé !

1 mai 2010

Ce vendredi 26 sept 2008, les enfants de la classe de CE2-CM1 racontent à leur instituteur Jean-Claude Laligant que leur camarade Julien vient de leur montrer son zizi. L’instituteur sort alors de son cartable un cutter et « menace » le gamin :  » Si tu recommences, je coupe tout ce qui dépasse ! » Julien ricane et le cours se poursuit, chacun ayant compris qu’il s’agissait d’une plaisanterie comme le soulignera l’instituteur.

Ses parents qui découvriront l’incident quelques jours plus tard n’ont nulle intention de donner suite à cette histoire. Mais quelqu’un a prévenu les gendarmes qui décident d’entendre séparément le père et la mère de Julien.
« Pour moi, y’avait pas de quoi fouetter un chat » estime Christophe le père de Julien. « Les gendarmes m’ont dit que les autres enfants avaient été traumatisés. Moi je trouve qu’il y a des choses plus graves à la télé. » ajoute-t-il. Les enquêteurs insistent pour qu’il porte plainte. Il résiste  » Je ne veux aucune sanction contre ce monsieur. » Sa femme en revanche signe mais retirera sa plainte trois semaines plus tard.

Mais le proc’ zélé du TGI de Dijon, Jean-Pierre ALACCHI, « s’acharne » comme le soulignera le président d’un comité de soutien de parents d’élèves qui s’est spontanément constitué.

Et le proc’ de justifier sa décision de poursuivre:  » Il ne faut pas oublier que l’instituteur s’exprimait devant une classe d’enfants de 8 à 9 ans. Il aurait pris un cutter, en aurait sorti la lame et aurait menacé de couper le sexe d’un enfant seulement pour mettre fin à un chahut ? Il est difficile d’admettre cela. J’ai recommandé au parquet d’être pondéré dans cette affaire mais de rappeler les fondamentaux. »

Quand il roule en agglomération en excès de vitesse, qu’il grille les feux rouges, qu’il prend les ronds points à contre-sens, il en pense quoi le proc’ ? Que c’est facile d’admettre cela ? Qu’un tribunal n’aurait pas dû lui rappeler quelques fondamentaux, lui confisquer son permis de conduire et infliger une sanction financière sérieuse à ce diseur de morale pour les autres ? cf. 2005 Le proc’ chauffard échappe aux poursuites … (B 17 magistrats délinquants)

« Le JDD.fr » du 31/10/2009 d’après un art. signé Soazig Quemener et Denidejustice.

*2009 Les crochets du parquet.

7 décembre 2009

Des adeptes de modifications corporelles dégoutés de passer pour des barges, un anti-journalisme primaire et une vice-proc’ hystérique: voilà en substance la nature du procès qui s’est déroulé fin mars 2009 à Toulouse.

Depuis la mise en examen de la journaliste Isabelle Cottenceau pour « complicité de violence » après la diffusion d’un reportage qur les suspensions jusqu’à son renvoi devant le tribunal correctionnel, on se disait bien que quelque chose clochait. A l’arrivée tout s’éclaire et Brigitte LAFRANCHI, vice-procureure du parquet de Toulouse qui a « initié ce dossier du début à la fin » nous fait déjà regretter la disparition du juge d’instruction.

C’est en lisant « La Dépêche du Midi » que la proc’ découvre « avec stupéfaction qu’en 2006 il y a des mineurs qui rencontrent des majeurs et participent à des expériences qui frappent les esprits ». Dingue ! Des jeunes plus portés sur le body art que sur le concours de la magistrature. Une « tribu » qui a fait du corps son terrain de jeu. Toro qui a suspendu Benjamin, poursuit sa mutation : davantage de piercings, de scarifications et d’implants sous-cutanés. Ni beau, ni moche, fascinant. « Une suspension est un acte qui se pratique depuis des siècles, explique-t-il à la présidente, c’est un dépassement de soi, une expérience unique, et qui, contrairement au piercing ne laisse pas de traces ».

Tant que personne n’en parlait, pour la proc’, ça n’existait pas. Le procès aurait donc pu être l’occasion d’aborder ce phénomène, peu banal, trash, mais dans la continuité des années 70 et, surtout, d’examiner avec une acuité juridique les notions de « consentement », de « douleur » et de « violence ». Bref de débattre de la loi. Du corps et de l’esprit. Sauf que …

La vice-proc’ passe son temps à invoquer la minorité de Benjamin mais celle-ci a été oubliée dans la citation. Et la seule jurisprudence de la Cour européenne qu’elle invoque concernant les pratiques SM est complètement caduque. A deux reprises dansd la journée, elle hurle comme une démente et menace de quitter la salle. « Il est interdit de rigoler. On se fout de ma gueule depuis ce matin. Oui vous avec les baskets rouges, vous ricanez ! » Les baskets rouges, c’est le journaliste de France Info … Et vu la teneur de sa plaidoirie, il y avait de quoi se marrer.

Rien ne sera épargné aux  personnes dans la salle. Des comparaisons foireuses : « Moi, il m’arrive un truc comme ça (la suspension) j’estime qu’on est chez les nazis, peut-être qu’ils n’ont pas fait pire les nazis » ou encore  » Donner l’autorisation à son fils de se suspendre, c’est comme donner son autorisation pour laisser violer son enfant ». Des leçons de morale : « Dans ce pays, on n’a plus de limites, on ne peut pas faire n’importe quoi sous prétexte que la société évolue. » La haine viscérale contre les journalistes (syndrome post affaire Alègre-Baudis) : « Isabelle Cottenceau n’est pas la vedette de ce procès ! » En l’occurence c’est le parquet qui l’a collée sur le banc des accusés…

Avant que la proc’ n’accuse la journaliste d’avoir incité Benjamin à se suspendre, la tribu rêvait juste de passer pour des caïds de la contre-culture. Pas pour des « ados en danger » . « On n’est pas des monstres, on fait des études, on sait ce qu’on fait. Cette suspension on l’aurait faite avec ou sans la journaliste » conclut une accusée.

1) la vice-proc’ a requis 1 an de prison avec sursis pour Toro, 4 mois pour tous ceux qui ont participé à la suspension et … six mois pour la journaliste qui observait ! Où est la logique ?

2) aucun texte n’interdit la suspension, pas même le décret du 20/02/08 venu encadrer les modifications corporelles.

« Charlie hebdo »  du 01/04/2009   d’après  Agathe André