Posts Tagged ‘justice expéditive’

*2010 Blessé par un tir de grenade: affaire classée !

9 novembre 2010

Pascal Vaillant a été blessé après la manifestation du 29 janvier 2009 à St-Nazaire alors qu’il allait faire ses courses !

Atteint par un tir de grenade, il est aujourd’hui amputé de deux orteils, ses multiples greffes au pied ne sont pas consolidées et il souffre toujours de ses blessures.

Le procureur de la République vient de classer sans suite la « plainte contre X pour coups et blessures involontaires » que Pascal Vaillant avait déposée le 31 janvier 2009. Cette décision est scandaleuse et représente un véritable déni de justice. Quand le procureur considère que « les forces de l’ordre ont fait un usage légitime et proportionné de ces grenades » il délivre un permis de mutiler à la force publique.

Décidés à tout mettre en oeuvre pour que la vérité soit établie, pour que la justice soit rendue, et pour que la victime obtienne réparation des personnes se sont constituées en comité de soutien « Justice pour Pascal Vaillant ». Ils sont soutenus par le CODELIB et la LDH.

« Communiqué de presse du CODELIB » du 17/03/2010 d’après …

Denidejustice souhaite connaître le nom du procureur. Merci de nous aider.

Merci à Alain C. pour la promptitude de son renseignement. Il nous dit que le proc’ de St-Nazaire est Joël DENIS (vérifiable sur internet).

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2010 Justice expéditive à St-Nazaire

9 novembre 2010

Suite à la manifestation du 23 septembre, 6 personnes ont été arrêtées par la police et mis en garde à vue : 3 d’entre elles ont été condamnées dès le lendemain à l’issue d’une procédure expéditive de « comparution immédiate ». Bilan : ces trois manifestants ont été condamnés à de la prison ferme dont 2 avec incarcération immédiate. Un mineur sera jugé ultérieurement.

Pour une justice égale pour tous, pour une justice indépendante du pouvoir politique.

Une fois de plus à St-Nazaire, la justice utilise systématiquement des motifs d’inculpation permettant de condamner tout un chacun à de la prison ferme ! Ils étaient des milliers à participer à un rassemblement qui devient illicite dès qu’il est besoin de réprimer ! Tout comme les canettes deviennent des armes et crier sa colère devient de la violence.

Tout le monde peut ainsi se faire ramasser, inculper, acculer à signer n’importe quoi pendant une garde à vue sordide, et se retrouver condamné lors d’une comparution immédiate  qui ne laisse pas de possibilité de se défendre correctement.

De la manif à la prison en moins de 24 heures chrono, c’est le tempo d’une justice expéditive rendue pour l’exemple comme l’a dit le procureur dans son réquisitoire en réclamant une sanction « à caractère exemplaire de 3 mois de prison ferme avec mandat de dépôt ». Réquisitoire effectivement suivi par de la prison ferme, distribuée à la louche par un tribunal qui prend ses décisions en moins de 5 minutes de délibération !

On est en droit de s’inquiéter de l’indépendance de la justice nazairienne par rapport à un pouvoir politique méprisant et dur envers les milieux populaires, généreux envers les riches et les puissants.

Nous aurions aimé que le pouvoir fasse preuve d’autant de diligence dans l’instruction de la plainte de Pascal Vaillant handicapé à vie par un tir de grenade lors des manifestations de janvier 2009. Pascal attend depuis vingt mois qu’on lui rende justice…

« Ligue des droits de l’homme » d’après un art. du 05/10/2010

Denidejustice souhaite connaître les noms du proc’ et du juge complices dans cette affaire. Merci de nous aider.

On nous signale que le proc’ de St-Nazaire est un certain DENIS Joël. Merci.

*2009 Les « flags » à la cass’ …

9 décembre 2009

Pour une fois, voici les miséreuses comparutions immédiates devant la belle, la prestigieuse, la hautaine Cour de cassation ! Une cour de révision dont certains magistrats ont exercé cette justice d’abattage, qui en vingt minutes, plaidoiries comprises, administre chaque jour des mois et des années de prison.

L’affaire résume à elle seule tous les défauts des « flags » : un prévenu qui, dans l’indifférence générale s’évertue à nier, une « victime » absente des débats, une foi aveugle dans les PV de police et pour finir, un jugement sans motivation, signé de Patrick RAMAËL, aujourd’hui juge d’instruction redouté.

L’histoire. Une méchante agression, le 06 févr.2008, en plein Paris. Un homme noir se jette sur une jeune fille blanche, éructant : « Dans mon pays, les salopes dans ton genre, on leur arrache les seins. Et ça aussi (le sexe), on leur coupe. Alors casse toi sale pute ». Tout en lui pinçant les seins, l’homme soulève sa proie par le cou, lui enfonce les doigts dans les côtes et glisse la main dans sa culotte. Heureusement le petit ami de la « victime » était flic. L’homme noir est arrêté, et « formellement » reconnu sur photo par la jeune fille.

Comme souvent aux « flags » nul n’a prêté attention à des détails sûrement minables : des attouchements impossibles à effectuer simultanément, aucun témoin de la scène … à 18 heures sur un grand boulevard parisien, pas la moindre trace de violence sur la « victime » mais un beau certificat d’un psychiatre attestant du « traumatisme subi »

Couturier, sans-papiers, l’homme noir fut condamné à 18 mois ferme pour « agression sexuelle, injures raciales et séjour irrégulier ». Justice était rendue. Sauf que tout était faux. Prise d’une remord tardif, la « victime » s’est confiée à une avocate. Elle avait tout inventé.

Ces aveux ont déclenché une enquête du parquet de Paris, la libération de l’innocent après 6 mois de prison. « Aux comparutions immédiates, tout repose sur la qualité des magistrats » explique l’avocate de l’innocent. « S’ils sont bons , ça va, mais s’ils sont défaillants … il n’y a aucun garde fou, rien qui oblige à réfléchir sur ce fonctionnement. »

Et si pour une fois la cour de cass’ y réfléchissait ?

 » Le Canard enchaîné »   n°4620  du 13/05/09    d’après D.S.