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**1996 Affaire Dickinson: bavure du juge Gérard Zaug

17 mai 2010

Le 18 juillet 1996 une jeune collégienne anglaise est retrouvée morte étouffée  après avoir été violée dans le dortoir même de l’auberge de Pleines-Fougères près de St-Malo. Porte et fenêtres étaient restées ouvertes en raison de la chaleur de cette nuit d’été. Ses camarades endormies ne se sont aperçu de rien.

L’affaire fait grand bruit tant en France qu’en Angleterre.

L’instruction est confiée au juge  Gérard ZAUG de St-Malo. Il dispose de 2 indices: 1) un morceau de ouate qui a sans doute servi à étouffer la jeune fille, 2) une trace de sperme sur sa cuisse qui doit permettre de faire une analyse ADN.

Un suspect, Patrice Padé est rapidement arrêté. C’est un sans domicile fixe qu’on aurait aperçu rodant près de l’auberge. Il a un casier chargé de quelques affaires de moeurs. C’est le coupable idéal !

Mis en garde à vue, il avoue rapidement le viol et le crime. Et le petit juge  flanqué de la gendarmerie de tenir aussitôt une conférence de presse pour annoncer que le meurtrier est arrêté. Et ceci avant même que l’analyse ADN ne soit ordonnée.

Lorsque les résultats de l’analyse ADN seront connus, ils disculperont Patrice Padé qui sera alors libéré après cinq mois d’incarcération. Celui-ci racontera alors les conditions de sa garde à vue qui l’amèneront à avouer viol et crime. Une garde à vue indigne (privation de ses médicaments, sevrage brutal d’alcool alors qu’il est alcoolique, refus des gendarmes de suivre les conseils du médecin hospitalier, le tout assorti des fortes pressions de l’interrogatoire).

Il faudra l’insistance du père de Caroline Dickinson pour que l’enquête soit reprise. Il demande au juge ZAUG que soit prélevée l’empreinte génétique de tous les hommes de Pleines-Fougères. Celui-ci non content de sa première bavure, refusera. Il sera alors désaissi du dossier au profit du juge Renaud Van Ruymbeke.

Celui-ci établira alors une liste de 200 personnes suspectes, fera établir le portrait robot d’un individu repéré par les jeunes filles rôdant autour de l’auberge. Après élimination resteront trois suspects dont un certain Francisco Arce montes, chauffeur routier espagnol déjà condamné en Allemagne pour des affaires de viol sur mineures. Celui-ci sera retrouvé aux Etats-Unis grâce au portrait robot puis extradé et enfin, confondu par son analyse ADN.

Il comparaîtra devant la cour de justice de Rennes qui le condamnera à 30 ans de prison, verdict confirmé en appel.

Quant à Patrice Padé il recevra royalement 10 000 Francs pour son incarcération et les sévices de la garde à vue. Payés par les contribuables !

Le juge Gérard ZAUG, non sanctionné pour sa médiocre instruction et ses déclarations précipitées, poursuivra dans la bavure puisqu’on le retrouve dans une autre affaire (cf. 1998 L’infâme et les enfants d’abord).

« Denidejustice » le 17/05/2010 d’après divers documents

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