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*1987 Fils de P …roc’

24 juin 2009

Nov.1985 match de foot en division d’honneur régionale. Deux joueurs se heurtent: choc involontaire, l’arbitre qui a observé la scène ne sanctionne pas. Mais un des joueurs reste au tapis. Examen du médecin: rien de grave, une estafilade au genou. Le joueur un peu groggy est transporté au vestiaire où il retrouve vite fait ses esprits … et ses jambes. Il n’y a pas un dimanche où de tels incidents ne se produisent.

Mais le joueur « blessé », Jean Thiébault, va déclencher son cinéma : « Je veux une ambulance, je veux être hospitalisé … » Très bien. A l’hôpital, quatre points de suture et retour au bercail, avec  un arrêt de travail de sept jours.

Dans la semaine, Jean Thiébault dépose une plainte contre son adversaire, Albert Cellini, père de famille, deux enfants, un boulot, un casier judiciaire vierge et une passion: le foot. Plainte qui donnera lieu à une enquête de police. Six témoins seront entendus, dont le journaliste du « Progrès » chargé de suivre la rencontre. Ils n’ont rien remarqué d’anormal  sur le terrain, aucun acte agressif, simplement un choc, banal.

Alors la plainte va être classée ? D’autant que Jean Thiébault a repris ses activités dans la vie et dans son équipe de foot où il joue sous contrat.

Eh bien non, la plainte ne sera pas classée. Le 8 sept.1986, soit dix mois après le match, Albert Cellini est convoqué au tribunal de grande instance de Lyon. Le voici devant un « premier » juge d’instruction – il s’agit d’un grade élevé – dont la charité commande de taire le nom.

Que dit ce magistrat à ce jeune père de famille ? « Je vous inculpe de coups et blessures volontaires. J’ordonne immédiatement votre placement sous contrôle judiciaire. Il vous est dorénavant interdit de sortir du territoire national métropolitain. vous devez vous présenter une fois par quinzaine au contrôleur judiciaire, répondre à tout convocation des autorités, vous soumettre aux mesures de contrôle qui porteront sur vos activités professionnelles. Vous devez vous abstenir de rencontrer M. Jean Thiébault, et enfin, il vous est interdit de pratiquer le foot-ball en matches officiels comme en matches amicaux » (Parquet n° 115 655 – 85)

Par ailleurs, « un enquêteur de personnalité » est nommé. Il se rendra chez l’employeur d’Albert qui, apprenant que son salarié est inculpé, autrement dit, selon son expression, « un truand », le fichera à la porte.

Sans doute, pour en arriver là, les enquêteurs ont dû découvrir quelque chose qu’Albert aurait caché ? Non. Le dossier est pratiquement vide: il comprend la plainte de Jean Thiébault, d’une part, le certificat médical relatif à son genou d’autre part, enfin, six procès-verbaux des témoins qui n’ont rien remarqué d’anormal, aucune brutalité.

Toutefois le dossier indique que le plaignant, ce Jean Thiébault, vingt-deux ans, est le fils d’un certain THIEBAULT …  procureur de la République….

Mais qui oserait invoquer « une relation de causalité » entre ce lien familial et les mesures outrancières dont Albert Cellini fut la victime ?

« Justice vous osez dire justice ?  » page 198 par Guy Thomas.

Denidejustice souhaite en savoir plus sur ce procureur nommé Thiébault mais aussi celui du juge complice de cette mascarade et qui a sanctionné.  Merci de nous aider …