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**2009 Quand la proc’ Simoncello protégeait un obsédé sexuel

5 janvier 2011

Par décret du président de la République en date du 19/10/2009, vu la décision du CSM, M. Jean-Luc RAYNAUD conseiller à la cour d’appel de St-Denis de la Réunion est nommé conseiller à la cour d’appel de Douai.

Cette « terrible », « ignoble » sanction constitue l’épilogue de nombreuses affaires de moeurs concernant le juge RAYNAUD. Des comportements qui n’auraient peut-être jamais eu lieu si, en son temps, alors que Mme SIMONCELLO Madeleine était en poste comme procureur de la République à Saverne (Bas-Rhin), elle avait dénoncé « une agression sexuelle à la limite de la tentative de viol » assure un avocat, commise par son premier juge Jean-Luc RAYNAUD.

Les faits datent de 1996 et n’ont jamais fait rire personne à Saverne. La victime, Melle C. est agent administratif faisant office de greffier au tribunal civil du  TGI. Pas encore titulaire, respectueuse de la fonction du magistrat, de son autorité, elle est la proie idéale pour un vieux cochon. Aussi lorsque son patron l’invite à boire une coupe de crémant dans son bureau, elle ne peut refuser. C’est là que le magistrat disjoncte et se jette sur elle. La jeune femme réussit à se dégager et s’enfuit du bureau pour se réfugier auprès de ses collègues. La proc’ Madeleine SIMONCELLO est immédiatement alertée qui prend les choses en main et … étouffe l’affaire. En échange se son silence, le juge formule des excuses, l’honneur est sauf et le palais de Saverne s’en sort indemne. Qu’importe si la jeune femme est traumatisée …

Pourtant, en Alsace, la rumeur publique était très au courant des fâcheux penchants du juge RAYNAUD surnommé par ses collègues « Le juge aux mains baladeuses ». Ses frasques alimentaient les commentaires du barreau de Saverne où l’on se transmettait « la dernière de RAYNAUD ». Tout le monde savait sauf apparemment la proc’!

En 2007  alors qu’éclatait le scandale, depuis son bureau de Reims, Madeleine SIMONCELLO se refusait encore à toute déclaration publique, s’étonnant même que « plus de dix ans après les faits on puisse encore s’intéresser à cette affaire »...

« L’Union » du 28/10/2009 d’après un art. de Christian Chardon.