Archive for the ‘GIVRY de Marie-Thérèse’ Category

2011 Policiers assermentés-menteurs : la proc’ s’endort sur le dossier.

8 avril 2011

Le 15 novembre 2010 à minuit. Osny une commune du Val-d’Oise, mi cité-champêtre, mi cité-dortoir. Matthieu Anatole, 19 ans, rentre chez lui, avec deux amis quand déboule un fourgon de police. « Qu’est-ce que vous foutez dans la rue? » demande un flic qui a l’art du préambule. C’est vrai ça! Quelle idée de se balader à trois quand on est des « djeuns » de banlieue, avec survêts et baskets de rigueur ! « Vous êtes alcoolisés? – Non! – Vous avez bu? – Non! répète Matthieu, Vous sentez une odeur d’alcool sur moi ? – Ouh là! Si tu commences à répondre ça va mal se passer » prévient une fliquette.

Trop tard. Son collègue est déjà passé en mode commando. Il se glisse derrière Matthieu, l’attrape par le cou et le tacle dans les jambes. Le gamin tombe la tête la première. Syncope. « Vous êtes dingues ! » font les deux copains. « Vous en voulez autant? » prévient le flic.

Quand Matthieu reprend ses esprits, il est allongé à plat ventre au fond du fourgon, seul avec un troisième flic, mains menottées dans le dos, le survêt baissé jusqu’aux genoux.

– 01h00 du matin : mise en garde à vue. – 04h00 visite d’une avocate commise d’office qui s’en tape. – 09h45 audition bidon. – 14h00 quatre agents et un fourgon sont mobilisés pour emmener le dangereux individu à l’unité médico-judiciaire de Pontoise qui constate de multiples contusions. – 18h30 Matthieu rentre chez sa mère qui prend en photos ses hématomes et l’emmène porter plainte pour coups et blessures à la gendarmerie de Jouy-le-Moutier. La garde à vue aura duré 18 heures !

En février la proc’ de Pontoise informe Matthieu qu’elle classe sans suite la procédure du commissariat pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique et rébellion » « Les faits qui vous sont imputés me paraissent insuffisamment établis ».

Nous sommes en 2011, deux ans plus tard et la plainte déposée par Matthieu auprès de la gendarmerie ne semble pas avoir justifié pour le parquet la nécessité d’actionner la justice. Matthieu a dû faire un nouveau dépôt de plainte avec constitution de partie civile. C’est-à-dire que pour que justice lui soit rendue il a dû consigner une somme d’argent afin que le doyen des juges d’instruction veuille bien se saisir de son affaire…

NB. Matthieu est titulaire d’un Bac S et poursuit des études d’ingénieur.

« Le Canard enchaîné » du 02/03/2011  d’après Isabelle Barré et « France-Antilles.fr » du 25/03/2011

Deni de justice souhaitait connaître le nom de la proc qui roupille … On nous signale qu’il s’agit de Marie-Thérèse de Givry. Merci

*2010 La justice copie les bandes …

9 juillet 2010

Y aurait-il une justice de seconde zone pour des citoyens de seconde zone ?

Telle est la question qui se pose après le pitoyable spectacle offert par la cour d’assises de Pontoise.(1)

Pendant deux semaines, on y a jugé quatre hommes accusés d’avoir tiré au fusil à plomb sur des policiers, lors des émeutes du mois de novembre 2007, à Villiers le Bel, un cinquième étant soupçonné de leur avoir fourni l’arme. Quel que soit le verdict, le bilan sera désastreux. Comme si l’on avait voulu offrir à la « racaille » une justice à son image.

Une justice à deux vitesses, d’abord. Il n’aura fallu que trente mois pour traduire les suspects devant un tribunal. Or dans l’affaire concomitante, celle de la mort de deux jeunes lors d’un choc entre leur moto et une voiture de police (évènement qui fut à l’origine des émeutes) on vient à peine d’annoncer la mise en examen du fonctionnaire qui conduisait. On aurait voulu signifier aux émeutiers qu’ils n’ont pas eu tort de crier à l’impunité qu’on ne s’y serait pas pris autrement.

Une justice au rabais ensuite. Dans ce procès, le dossier d’accusation repose presque exclusivement sur les épaules de cinq témoins « sous x » dont un seul a accepté de se présenter par caméra interposée, visage flouté et voix trafiquée. Un tel simulacre annonce de mauvais jours pour une procédure, celle du témoin « sous x » censée sauver les enquêtes en milieu hostile. Mais pouvait-il en être autrement dès lors que la police judiciaire, pressée par le pouvoir politique, n’avait pas le droit d’échouer dans cette enquête ultrasensible ?

Confrontée à des quartiers où les repères sont brouillés, la justice semble elle-même perdre ses marques : – soit les suspects sont condamnés, et les jeunes des cités seront confortés dans l’idée qu’ils se font de la justice, – soit ils sont acquittés et les flics qui ont fait preuve d’un sang froid exemplaire durant les émeutes, menaceront de se croiser les bras.

« Marianne »  n°689   du 3-9/07/2010 d’après Frédéric Ploquin.

(1) On nous communique les noms des artistes de cette mascarade judiciaire:

– la proc’ reste Marie Thérèse de GIVRY: vous savez, celle qui fait diligence pour régler l’affaire initiale qui met en cause le policier sans doute chauffard qui a tué les deux gamins …

– la présidente de cette brillante cour d’assises qui condamne sans preuve est Sabine FOULON …

« Deni de justice » le 03/08/10

*2009 Poulets innocents mais … menteurs assermentés

21 octobre 2009

Ils ont été tués, à 15 et 16 ans, dans une collision entre leur minimoto et une voiture de police le 25 nov 2007 à Villers-le-Bel. Eh bien c’est entièrement leur faute, selon la procureure de Pontoise, Marie-Thérèse de GIVRY. Les deux ado roulaient en effet à 66 km/h au moment du choc, sans casque, avec des pneus et des freins usés. Selon la proc’  l’accident a donc pour « cause unique et exclusive » les « fautes graves » des deux gamins.

Quant aux policiers qui les ont renversés, la proc’  leur délivre un sans faute. Interrogés ensemble en violation de toutes les règles de droit, les policiers déclarent à l’unisson qu’ils roulaient au-dessous de 50km/h comme l’avait immédiatement indiqué la préfecture. Un mensonge contredit par les expertises. Non seulement leur vitesse était supérieure, mais au moment du choc, la voiture de police avait bondi, en moins d’une seconde, de 59 à 64 km/h. On aurait voulu les percuter on ne s’y serait pas pris autrement…

En résumé, les policiers ont menti, ils roulaient trop vite, n’ont pas entendu les pétarades de la moto et ont subitement accéléré à l’orée d’un carrefour. Qu’importe. Selon la procureure le policier conducteur a « pu être valablement surpris » par la moto dont la vitesse rendait « impossible toute manoeuvre de sauvegarde », entraînant l’accident, « évènement imprévisible et irrésistible »...

Cité par « Le Monde » l’avocat des familles des deux gamins s’indigne : « Un conducteur lambda impliqué dans un homicide involontaire est mis en examen. Là les policiers n’ont même pas été entendus comme témoins assistés. »

Encore normal, sûrement …

« Le Canard enchaîné »  n°4643   du 21/10/09   art.  signé  D.S.

*2007 Le Président-procureur

10 septembre 2009

Du foutoir de la justice où tout le monde fait tout et n’importe quoi: une proc ‘ mollasse, un Sarko qui se prend pour un proc’, une gardeuse des Sceaux inexistante et qui se prend pour le juge d’instruction …

Totalement tourneboulée la justice, devant la mort des deux adolescents de Villiers-le-Bel, comme le montre cette valse-hésitation.

Lundi 26 novembre, la procureure de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, se contente d’une simple enquête préliminaire, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour « homicide volontaire et non-assistance à personne en danger ». Ultra-rapide, l’enquête écarte aussitôt la responsabilité des policiers.

Mardi 27 novembre. Jean-Pierre Mignard l’avocat des familles des jeunes gens, réclame la désignation d’un juge d’instruction: « Il est essentiel que les parents et leurs avocats puissent avoir accès au dossier. »

Mercredi 28 novembre, Sarko, se prenant pour la procureure de Pontoise, annonce « l’ouverture d’une information judiciaire. » Et la procureure de s’exécuter. Toujours pas un mot de sa gardeuse des Sceaux, qui se vante pourtant d’être « la chef des procureurs ». Ah si ! Mais c’est pour ordonner à ceux-ci de déférer les auteurs des violences qui ont suivi.

Vendredi 30 novembre, DATI s’invite au tribunal de Pontoise, demande à rencontrer « des magistrats jeunes et dynamiques » mais aussi tous ceux qui sont liés à l’affaire de Villiers-le-Bel. Flop total. La grande salle initialement prévue est quasiment vide …

Dimanche 2 décembre, au « Grand Jury RTL-LCI » Rachida DATI ne craint pas de violer le secret de l’instruction en cours : « C’est un accident ! » affirme-t-elle à propos de la mort des deux garçons. Elle est peut-être aussi juge d’instruction ?

« Le Canard enchaîné »    n° 4545  du 05/12/07   d’après …