Archive for the ‘BOZON Bertrand’ Category

*2009 Prison : meurtre d’un détenu.

7 octobre 2009

En août 2004 à la prison de Nancy, un prisonnier a torturé pendant deux semaines son codétenu, Johny Agasucci, un peintre en bâtiment de 26 ans au casier judiciaire vierge, mis en cause dans une histoire de stupéfiants.

Le tortionnaire, Sébastien Simonnet, 33 ans, lui a attaché les mains dans le dos, puis l’a frappé aux parties génitales et au ventre avec une fourchette. La victime n’a pas survécu.

Problème : le drame aurait sans doute pu être évité. D’abord parce que la mère du supplicié avait alerté le juge d’instruction sur les dangers que courait son fils qui avait déjà subi des violences. Ensuite parce que le tortionnaire n’en était pas  à son coup d’essai : il avait été condamné en 2006 pour avoir … torturé son codétenu en 1999. Ce qui aurait dû alerter le juge d’instruction Bertrand BOZON et la directeur de la prison Stéphane Scotto.

Si le meurtrier a été condamné à la perpétuité,  l’administration pénitentiaire, elle n’a été condamnée … qu’au civil et à dû verser 15 000€ des dommages et intérêts. Pourtant c’est à la pénitentiaire  de s’assurer de la gestion des détenus et de faire en sorte que des détenus potentiellement dangereux ne se retrouvent pas avec des détenus fragiles.

La plainte au pénal s’est soldée par un non lieu. La famille de la victime fait donc appel pour « mise en danger de la vie d’autrui ».

Mais pour l’heure un homme est mort suite aux négligences  de la justice et de la pénitentiaire et il n’y a pas de responsable !

« SINE HEBDO »  n° 57 du 07/10/09 d’après Claude Legrand.

Les signes avant-coureurs du drame ne manquaient pas. Le 18août 2004, lors d’une confrontation chez le juge, Johnny présente tant d’ecchymoses sur le visage que sa mère -mise en examen elle aussi- , comme les gendarmes chargés de l’excorte s’en émeuvent. Malgré la fouille au corps effectuée à l’aller comme au retour, les surveillants de la prison, eux ne remarquent ni ne signalent rien.

« Le Monde »  du 13/01/09 d’après Patricia Joly
La chambre de l’instruction de la cour d’appel a infirmé la décision de non lieu dans un arrêt rendu ce 03/12/09 estimant que le directeur de la prison avait commis une faute caractérisée, susceptible d’engager sa responsabilité pénale, en plaçant la victime dans la même cellule qu’un détenu réputé dangereux, sans surveillance particulière.

Certes, mais le juge d’instruction est-il totalement innocent dans cette affaire en ne réagissant pas à l’avertissement de la mère de Johny ? Il semblerait que la justice ait trouvé un coupable et veuille épargner un collègue !

« Denidejustice » le 15/12/09

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