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2009 Pression sur les juges.Tiberi : les faux électeurs de Paris Vème

20 décembre 2009

Au Palais de justice de Paris, on a tout fait pour retarder au maximum le procès des Tiberi en correctionnelle, comme le révèle cet épisode inédit.

Au cours d’un entretien avec le président du tribunal, ce dernier a demandé aux deux juges Jean-Louis Périès et Baudoin Thouvenot, qui s’apprêtaient à signer leur ordonnance de renvoi, de repousser leur décision à l’après-élections municipales de mars 2008. Le procureur, souhaitant lui aussi prendre son temps, n’avait même pas rendu de réquisitoire.

Les magistrats ont néanmoins bouclé leur dossier le 14 février 2008 – avant le début de la campagne électorale officielle – sans attendre les réquisitions du parquet, comme le droit les y autorise.  Il faut dire qu’il les attendaient déjà depuis près de deux ans !

Le proc’ Jean-Claude MARIN a ensuite laissé éclater sa colère dans « Le Monde », dénonçant une « immixtion dans la campagne électorale ». Sollicités, les deux juges n’ont pas souhaité faire de commentaires.

« Charlie Hebdo »  n° 907   du  04/11/2009  par Laurent Léger

La même affaire rapportée par le Syndicat de la magistrature dans sa « Lettre ouverte à ceux qui feignent de croire en l’indépendance du parquet » (29 oct 2009).

« Deux juges d’instruction, en charge de l’affaire dite des faux électeurs du Vème arrondissement de Paris, renvoient notamment Jean et Xavière Tiberi devant le tribunal correctionnel. Depuis avril 2006, ces magistrats attendaient les résquisitions du parquet qui ne sont jamais venues. Furieux de ce renvoi, le procureur de la République Jean-Claude MARIN n’a pas hésité à dénoncer avec un aplomb incroyable « une immixtion des juges dans la campagne électorale . Je note que les juges auraient pu renvoyer Jean Tiberi plus tôt, pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? » Ce magistrat oubliait de dire que le 23 novembre 2007, les juges d’instruction lui avaient signifié  qu’ils rendraient leur ordonnance sans les réquisitions si celles-ci n’arrivaient pas. Il serait évidemment excessif d’analyser l’étonnante lenteur du parquet comme une volonté de faire traîner encore un peu plus une procédure ouverte depuis plus de dix ans … »

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