Archive for the ‘F09 .- Références d’ouvrages’ Category

2001 Le livre de la honte.

1 mars 2011

« Le livre de la honte : les réseaux pédophiles. » par Serge Garole et Laurence Benneux aux éditions « Le Cherche midi » – 2001.

Ce livre écrit par deux journalistes, l’un du journal « Le Figaro », l’autre du journal « L’Humanité », traite de l’affaire « Zandwoort » et de quelques autres. Leur travail est d’une qualité incontestable.

Les faits rapportés dans ce livre montrent le rôle trouble de certains membres de la magistrature.

Mais ce qui sera plus que  troublant c’est qu’à la sortie du livre et de la parution d’un appel à la magistrature et au gouvernement en Première page de chacun des deux journaux, non seulement il n’y eut que quelques gesticulations des ministres de la justice (Marylise LEBRANCHU suivie de Dominique PERBEN), mais également que les révélations les plus gênantes de ce livre seront ignorées et promptement enterrées.

On se souviendra que la France avait classé  » secret défense » le dossier « Zandwoort » dès qu’apparurent dans les fichiers les noms de magistrats et autres personnalités …

« Deni de justice » le 01/03/2011

2001 Juge sur la côte d’azur. Mission impossible.

24 avril 2010

« Juge sur la côte d’azur. Mission impossible » par Jean-Pierre Murciano aux Editions Michel Lafont – 2001

Jean-Pierre Murciano, juge d’instruction à Grasse, dérange beaucoup de monde ! On ne s’attaque pas impunément aux multiples organisations mafieuses qui ternissent l’image de la Côte d’azur. Calomnié, déssaisi de dossiers « trop sensibles », celui en qui Michel Mouillot ex-maire de Cannes voit le principal responsable de sa chute, a écrit ce livre au nom de l’honneur bafoué pour montrer la fragilité de la justice face aux pires assauts du crime organisé.
Tout y passe ! Clochards jetés dans l’Esterel afin de nettoyer la Croisette, escroqueries dignes des scenaii les plus audacieux, relents nauséabonds de l’extrème droite, étranges imbrications de la franc-maçonnerie, de la politique et du grand banditisme, « suicides « contagieux », implications des plus hautes autorités locales voire nationales : cet ouvrage qui révèle une gangrène inimaginable, se lit – en toute honte – comme un fantastique roman policier à rebondissements, tant les situations qu’il met au jour et les stratagèmes qu’il dénonce révèlent ce qu’il y a de plus scandaleux dans l’appât du gain et la prise du pouvoir par l’argent.

2003 Ces magistrats qui tuent la justice.

11 février 2010

« Ces magistrats qui tuent la justice » par Jean-François Lacan chez Albin Michel – 2003

Page 4 de couverture.

La justice française n’est plus ce qu’elle était. Dérapages du parquet, remise en liberté de criminels, pressions politiques, parfois même corruption : les magistrats eux-mêmes dénoncent ces trop nombreux dysfonctionnements.

Du dossier du sang contaminé à la MNEF en passant par les disparues de l’Yonne, Jean-François Lacan a enquêté pendant quatre ans sur les manquements de cette administration. Absence de repères, mauvaise gestion des fonds confiés aux magistrats, conformisme et soumission d’un corps obsédé par sa carrière …

Un portrait au vitriol, fondé sur des témoignages exceptionnels, qui lève enfin le voile sur une justice à deux vitesses.

2006 Les mauvais juges

9 janvier 2010

« Les mauvais juges » par Gabriel Cohen-Bacri, avocat – chez Pharos-Jacques-Marie Laffont – 2006

Le journal d’un avocat ! Gabriel Cohen-Bacri n’a jamais eu la langue de bois et cela l’a conduit maintes fois dans des situations extrèmes.

Son journal, à la fois vivant et persifleur, jette un regard vitrioleur mais objectif sur le comportement de la plupart des juges en France. Au fil des lignes il dénonce des comportements iniques, une injustice permanente, une justice qui ne compte plus ses vitesses, une République depuis des lustres bananière, des enjeux de pouvoir et des manipulations qui font de l’innocent un coupable en puissance.

2009 Parquet flottant

4 janvier 2010

« Parquet flottant » par Samuel Cortot, ex-magistrat du parquet – Denoël – 2009

Nommé substitut dans un tribunal de province, il organise sa survie : approche pour le moins singulière des dossiers judiciaires, comportement déroutant plors des audiences, érotomanie active, usage … stupéfiant de substances entreposées au palais justice.

Le monde très secret des procureurs de la République. Un regard inédit sur la manière dont la justice prend aujourd’hui sa place dans la société des hommes.

2002 Sept ans de solitude

3 septembre 2009

« Sept ans de solitude » par Eric Halphen  éditions Denoël-impacts 2002

1) Quatrième de couverture.

En charge à partir de 1994 du dossier des HLM de Paris, Eric Halphen, a eu à instruire l’une des plus importantes affaires politico-financières de ces vingt dernières années.

La mise en examen de Jean Tiberi ; la manipulation Sculler-Maréchal ; les perquisitions aux sièges du RPR et du PR, au domicile du maire de Paris (en 1996), dans les locaux de Didier Schuller ; le vrai faux-faux rapport de Xavière Tiberi ; la cassette Méry et la convocation comme témoin de Jacques Chirac sont les moments forts d’une enquête qui aura  duré sept ans.

Dessaisi en septembre 2001 par la cour d’appel de Paris, Eric Halphen, qui ne s’est jamais exprimé, a décidé de rompre le silence.

Bien plus qu’un simple plaidoyer, ce livre est le récit du parcours en solitaire d’un juge, de son quotidien d’un tribunal à l’autre, d’un dossier à l’autre, des tentatives de déstabilisation tant politiques que personnelles qu’il a eu à subir.

Eric Halphen dresse le portrait accablant des acteurs (politiques, journalistes, avocats, juges, procureurs, policiers) d’un système politique et judiciaire à la dérive.

2) Ce qu’en dit « Le Canard enchaîné »

Le livre  d’Eric Halphen constitue un implacable réquisitoire contre la justice à deux vitesses. L’arsenal d’astuces juridiques et de coups tordus déployés par les dirigeants et les servityeurs de la Chiraquie, pour éviter que la loi ne s’applique, à ceux qui l’ont votée, y est démonté pièce par pièce.

Jamais magistrat n’avait fait l’objet, pendant sept ans, d’une telle attention : enquêtes policières et barbouzardes, interdiction d’explorer de nouvelles pistes sous prétexte qu’elles s’écartent de son dossier, atteintes à sa vie privée, attaques en règle de la part des hommes politiques. Les gardes des Sceaux successifs ne lèveront jamais le petit doigt pour défendre ce magistrat comme ils étaient pourtant tenus  de le faire. Enfin, annulation de sa procédure par des juges proches de l’Elysée.

Pendant ce temps, sous les fenêtres de ce « petit juge » de Créteil s’étendait la banlieue avec son cortège de misères quotidiennes ou de voleurs d’auto-radios qui n’ont guère de raisons d’espérer de la justice un quelconque geste de clémence.

Mais tout le monde ne peut pas s’appeler Chirac…

2005 Cet Etat qui tue la France

21 août 2009

« Cet Etat qui tue la France » par Nicolas Lecaussin aux éditions Plon Nov.2005

Extraits.

La France, patrie des droits de l’homme, arrive en deuxième postition avec 42 condamnations sur trente-deux pays pour le nombre de condamnations au titre de la violation des droits de l’homme, et ce, du seul fait de la lenteur de sa justice. L’ Allemagne et le Royaume-Uni n’ont subi aucune condamnation. A qui la faute ? Aux moyens insuffisants, comme l’affirment les syndicats ? Certainement pas !

Le budget de la justice a doublé en vingt ans, 729 postes de magistrats ont été créés en qutre ans (1997-2001), autant qu’entre 1981 et 1997, soit une augmentation d’un quart. La loi de 1995 a créé des assistants de justice, c’est-à-dire des personnes ayant effectué quatre années d’études juridiques supérieures, et qui aident les juges dans la préparation de leur travail : 1250 assistants de justice ont été recrutés de 1995 à 2001.

Parallèlement le nombre de dossiers ouverts chaque année devant les juges d’instruction n’a cessé … de se réduire de 1992 à 1999, passant de 59505 à 39176. Les juges parisiens ont reçu 6474 dossiers en 1994 contre 3820 en 1999, tandis que le nombre d’ordonnances pénales rendues par le tribunal de police de Paris était divisé par trois de 1992 à 1999. Par conséquent, pendant ces années, les effectifs ont augmenté, et le contentieux a été soit stable, soit en diminution.

Une analyse correcte des faits montre qu’il n’y a aucune relation mathématique entre le nombre de magistrats et la rapidité de traitement des dossiers. Exemple: en matière civile, un juge au TGI de Fontainebleau traite en moyenne 208 affaires tandis que son collègue de Versailles en juge cent de plus…

Il n’est pas vrai que les magistrats soient plus nombreux ailleurs qu’en France. Il y a 7600 magistrats professionnels en France contre 1200 magistrats à plein temps  + 1200 ne siégeant que quelques sessions par an au Royaume-Uni. Donc trois fois plus en France !

Le nombre de juges et autres fonctionnaires de justice est en constante augmentation, le nombre des affaires reste stable tandis que les délais augmentent. Cela veut dire qu’on a une baisse de productivité du système.

Il y a des juges qui travaillent et d’autres pas. Ils laissent traîner les dossiers et s’en moquent car, de toute façon, ils ne sont pas sanctionnés. Et contrairement à ce que l’on veut bien dire, le temps moyen de travail d’un juge n’est pas supérieur à celui d’un autre fonctionnaire. Chez les juges il n’y a pas de nombre de dossiers minimum à traiter, de délais à respecter, d’objectifs à atteindre. Aucune évaluation non plus de la qualité de travail…

L’appareil judiciaire a par ailleurs une grande particularité: il n’est pas dirigé par le Garde des Sceaux mais par le Conseil supérieur de la magistrature composé de magistrats qui sont élus sur les listes syndicales. Les vrais « chefs », c e sont les deux grands syndicats: le Syndicat des Magistrats et l’Union Syndicale. Ils nomment les juges, les présidents de tribunaux, organisent les recrutements, appliquent les sanctions ou plus exactement n’appliquent jamais de sanctions.

D’un côté, les syndicats s’occupent de tout et de l’autre, ils accusent les pouvoirs publics de tous les maux et réclament toujours plus de moyens.

2006 Le bal des outrés

29 juillet 2009

« Le bal des outrés » par Eric Halphen aux éditions « Privé » 2006.
Propositions en réponse à ceux qui veulent tuer le juge d’instruction.

Le juge Halphen se penche au chevet de la justice malade.

A la suite de l’affaire d’Outreau, certains et non des moindres, ont tenté de profiter des faiblesses de l’enquête de la commission parlementaire et des dysfonctionnements révélés pour réclamer une fois de plus la suppression du juge d’instruction.
L’occasion était trop belle de s’en prendre à ce dangereux gêneur, en particulier pour certains politiques qui gardent en eux une rancune tenace contre les juges.
En stigmatisant les instructions uniquement à charge, les droits de la défense bafoués, et les abus d’une détention provisoire qu’ils ont pourtant eux-mêmes grandement ancouragée parfois, ne visent-ils pas avant tout, à remettre sur le chemin de la docilité ceux qui, il n’y a pas si longtemps mettaient en cause leurs pratiques et les incitaient à modifier leurs comportements litigieux ?

La commission parlementaire chargée de réfléchir à l’amélioration du fonctionnement de la justice aurait donc été bien inspirée de s’appuyer sur ce texte majeur.

2005 Un juge s’en va.

12 juillet 2009

« Un juge s’en va » par Laurent Lèguevaque aux éditions « L’Archipel » 2005

Quatrième de couverture:

« Il est rare qu’un juge se rebelle, rarissime qu’il renonce à son métier. En janvier 2005, après quinze ans d’activité, Laurent Lèguevaque a claqué la porte du tribunal de grande instance de Tours où il officiait depuis 1997. »

« Aujourd’hui libéré de l’obligation de r&éserve, il dit la vérité sur les juges, dénonce leur esprit étroit et formaté,  les « arrangements » avec leur hiérarchie, les avocats et le journalistes, révèle les dessous d’un métier où l’on songe davantage à sa carrière et à ses privilèges qu’à l’équité des jugements. »

Quelques lignes extraites.

« Des lustres que j’entendais mes collègues se passionner pour les élévations d’échelon indiciaire, les primes, leur avancement, leur déroulement de carrière, comme ils disaient, gourmands. Il préféraient leur carrière à leurs affaires. Ils n’avaient que cela en bouche. Pauvre gastronomie. Pas beaucoup d’estomac, finalement, dans la magistrature. »

 » Une utile ablation qui constituerait, à elle seule, une autre solution aux problèmes d’arthrose de cette vieille dame, la Justice. Amputer la magistrature de son excroissance servile : le ministère public. »

« Notre justice est la plus critiquée, la plus  décriée, la plus faillible, la plus lente – sauf lorsqu’il s’agit d’incacérer à tort. »

2006 Pour l’honneur de la justice

6 juillet 2009

« Pour l’honneur de la justice » par Philippe Bilger aux éditions Flammarion 2006

la page 4 de couverture.

« Les Français peuvent-ils retrouver confiance dans leur justice ? » »

« Au lendemain de la catastrophe d’Outreau, l’avocat général Philippe Bilger, connu pour sa liberté de pensée et d’expression, en appelle à un véritable aggiornamento. Son essai, qui ne refuse pas le ton du pamphlet, est ici guidé par une double ambition. »

« Celle, d’abord, de ne pas fuir l’analyse des problèmes et des désordres qui affectent le fonctionnement du judiciaire et laissent le citoyen désemparé: lenteur de la justice au quotidien, responsabilité trop réduite des magistrats, corporatisme lourd, défaut d’humanité, rapports pervers avec les politiques, etc. Hommes,  structures et institution, tout y passe et sans complaisance. »

« Celle aussi, de redonner de l’espoir à la magistrature et de l’enthousiasme aux juges. Il est temps que le monde judiciaire sorte de la plainte continuelle et renoue avec une volonté et un élan positifs. Il est temps surtout, qu’il se mette véritablement au service du citoyen. »

« L’honneur de la justice est à ce prix. »

Quelques lignes extraites:

« Le grand magistrat, c’est un mélange d’humanité et de savoir, d’orgueil pour sa fonction et de modestie pour lui-même. »

« On a plus d’autre choix, aujourd’hui, car on a enfin admis que le mauvais juge, c’est moins souvent un incompétent qu’une personnalité humainement médiocre qui s’emmène avec elle dans l’exercice de son métier. »

« Ce que l’école (l’ENM)  se doit de faire surgir au travers d’une scolarité métamorphosée, ce sont des hommes det des femmes de décision et de courage. Exemplaires.«