Archive for the ‘E 13 .- DATI Rachida 18/05/07 – 23/06/09’ Category

2011 Un proc’ radié mais combien d’autres protégés ?

28 juin 2011

C’était en 2008, le substitut du proc’ de Montpellier, Patrick KEIL était mis en examen pour « corruption » .

Mis en examen et écroué à Toulouse, le substitut était accusé d’avoir touché de l’argent pour essayer d’intervenir dans une enquête touchant l’un de ses amis, un dentiste véreux. Compagnon des soirées très arrosées du magistrat, le docteur Gilles Payen était mouillé jusqu’au cou dans une affaire d’escroquerie à la Sécu, portant sur 300 000 euros.  Ce qui lui valu d’être incarcéré. Mais le dentiste supporte très mal la détention. Et pour retrouver plus rapidement sa liberté, il imagine de proposer un deal un peu particulier à la justice locale : il propose de dénoncer la corruption qui règne au tribunal de Montpellier contre un allègement de ses charges. Le parquet général de la ville fait mine d’accepter cette indécente proposition.

Aussitôt le dentiste rédige une bafouille racontant par le menu comment, les mois précédents, il avait « dépanné » le substitut alcoolo KEIL à coups de 100, 200 euros. En contrepartie celui-ci l’avait rencardé sur l’avancement de l’enquête sur l’escroquerie. Cette lettre permet aussitôt l’arrestation du substitut qui avoue et se retrouve derrière les barreaux.

Seulement voilà: la lettre de dénonciation du dentiste qui figure au dossier a été grossièrement raturée et tronquée. Y subsistent les faits concernant le substitut KEIL.

Mais le dentiste y mettait  en cause d’autres magistrats de la ville dont lui avait parlé KEIL. Très bavard lorsqu’il avait un peu trop bu, le substitut ripoux avait affranchi son ami dentiste sur les petits arrangements qui existent au tribunal.

Qui a biffé ces révélations supplémentaires ? Est-ce l’avocat du dentiste qui a porté le pli au parquet général ? Ou sont-ce les hauts magistrats d’accord pour faire plonger un petit juge mais pas nécessairement pour décimer un tribunal ?

L’énigme empoisonnera l’atmosphère du TGI de Montpellier, et la Chancellerie  en la personne de Rachida DATI, se contentera d’organiser un mouvement de mutation dans la magistrature de Montpellier … Le dossier sera délocalisé sur Paris, Patrick KEIL sera radié.  Mais les autres ?

Deni de justice d’après un art. de Fred Lonah du 05/09/08 sur « pedostop.wordpress.com »

** 2011 Omar Raddad, le coupable idéal !

23 juin 2011

Deni de justice souhaite connaître le nom du juge d’instruction qui a si bien ficelé son enquête. Merci de nous aider.

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Chacun connaît l’histoire de Omar Raddad condamné en 1994 pour le meurtre de Ghislaine Marchal qui l’employait comme jardinier. Nous ne rapporterons ici que quelques éléments d’une enquête douteuse.

Les inscriptions accusatrices à charge.

Les gendarmes trouveront la victime « baignant dans son sang, le crâne fracassé, la gorge entaillée, un doigt sectionné, le corps transpercé de dix coups portés à l’aide d’une lame effilée. »

Sur une porte l’inscription « OMAR M’A TUER » écrite avec son sang.  Un peu plus loin la même inscription partielle « OMAR M’A T » sur une autre porte.

Deux questions: 1) Ghislaine Marchal est instruite: pourquoi cette faute ? 1) Comment cette femme, fracassée, transpercée,  « pissant » le sang de partout a-t-elle pu se déplacer de porte à porte pour écrire ces mots sans laisser de traces au sol ? L’enquête n’y répond pas !

Le rapport d’autopsie remarque qu’aucune de trace de sang n’a été relevée sous les ongles de la victime, seulement de la terre …

Des pratiques d’enquête douteuses.

– Le corps de la victime sera incinéré le lendemain de l’autopsie, rendant impossible toute investigation ultérieure !!!

– Les gendarmes ne relèvent aucune empreinte digitale sur le lieu du crime !!!

– Les enquêteurs ne font aucune recherche dans les milieux proches de la victime (héritiers éventuels…) !!!

La modification du rapport des experts.

Lors du procès, la date du meurtre est fixée par les trois médecins légistes au dimanche 23 juin vers 13h00. Pourtant leur rapport initial indiquait le 24 juin !!! Les experts assureront qu’il s’agissait d’une « faute de frappe ». … Interrogé une première fois sur son emploi du temps le 24 juin, Omar avait un alibi solide : pas de chance . Lorsqu’il sera à nouveau interrogé sur la journée 23 juin, même s’il put encore apporter des éléments de preuve confirmés sur son emploi du temps, les enquêteurs s’engouffrèrent dans la moindre faille.

Maître Jacques Vergès son avocat avancera la thèse de la pression du juge donc de la falsification. Dans une région où l’implantation du Front National est forte, le jardinier marocain était le coupable idéal. Les experts judiciaires n’ont-ils pas fait le nécessaire pour que leur rapport colle au casting ?

Les « témoins oubliés ».

Deux individus ne seront jamais interrogés:

– un certain Pierre Auribault,  déjà condamné pour cambriolage, surnommé « Pierrot le fou » (découvert pendu l’hiver dernier…). Il était l’amant de Liliane Ronceveau la femme de ménage de Ghislaine Marchal principale accusatrice de Raddad. Elle n’a cessé de mentir et d’être contredite tout au long de l’enquête. Il avouera à deux journalistes enquêteurs s’être « déjà rendu à La Chamade (la villa de G.Marchal) pour y déménager des meubles, contrairement aux allégations de sa maîtresse. La police pourtant ne l’a jamais entendu …

– Pas plus qu’elle n’auditionnera son compagnon de beuverie et fric-frac, un certain Frédéric Hecquefeuille dont le nom ne figure même pas dans le dossier et qui a disparu depuis …

Si cette piste comme bien d’autres ont été négligées c’est qu’à l’époque l’enquête fut menée à charge.

Des aveux extorqués et aucun mobile plausible.

Omar Raddad ne sait pas lire. En garde à vue il a signé n’importe quoi!

Raddad n’avait pas de mobile et aucun intérêt à tuer celle qui lui assurait un salaire régulier.

Un racisme latent.

Le procès s’est résumé  à une joute entre le président de la Cour d’assises de Nice, Armand DJIAN ancien de l’Algérie française sans doute plus préoccupé de régler ses comptes avec son pire ennemi, Jacques Vergès ancien avocat du FLN que de rendre la justice. Ce dernier déclarera, sans doute avec raison : « Il y a cent ans on condamnait un officier car il avait le tort d’être juif. Aujourd’hui on condamne un jardinier car il a tort d’être Maghrébin. »

Et aujourd’hui des indices que la justice rechigne à exploiter !

Depuis 2002, l’avocate de Raddad demande une réouverture de l’enquête et l’analyse des deux empreintes ADN masculines non identifiées, découvertes en 1991 et mêlées au sang de la victime Ghislaine Marchal mais n’appartenant pas à Omar raddad.

Rachida DATI, la garde des seaux à champagne avait « perdu » le dossier, Michèle ALLIOT-MARIE jugeait indispensable l’ouverture d’une enquête préliminaire. Ce sont les conseillers de Michel Mercier, l’actuel garde des Sceaux, qui obtiendront que le procureur de Grasse rouvre l’enquête.

« Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour qu’on applique à l’affaire Raddad les moyens qu’on a déployés en 24 heures quand Jean Sarkozy s’est fait voler son scooter? »  s’indigne le détective privé  qui travaille sur l’affaire depuis 17 ans.

« DENI DE JUSTICE »   le 23/06/2011


On nous communique que le juge d’instruction alors chargé de l’enquête n’était  autre que le trop célèbre  Jean-Paul RENARD qui comparaîtra le 18 nov 2005 devant la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris « pour établissement de faux et violation du secret professionnel ». Il sera, entre autres affaires, poursuivi pour avoir illégalement utilisé des extraits de casiers judiciaires au profit de la loge maçonnique.

**2010 Dati en flagrant délit d’intervention

6 février 2011

C’était fin septembre 2010. Enquêteurs et magistrats ont failli en tomber raides en perquisitionnant chez David Sénat un collaborateur de Michèle Alliot-Marie soupçonné d’avoir joué les intermédiaires dans l’affaire Visionex, une modeste société qui plaçait dans les cafés des bornes Internet qui auraient abrité des jeux d’argent.

Au milieu des paperasses conservées par le conseiller ministériel, les enquêteurs ont mis la main sur un document stupéfiant. En marge d’une lettre écrite en juillet 2008 par MAM, alors ministre de l’Intérieur et concernant Visionex, ils ont découvert des annotations manuscrites de Rachida DATI, elle même alors ministre de la Justice.

« Merci de clôturer les investigations dans le cadre de la commission rogatoire, car la bonne foi a été prouvée » écrit tout bonnement la garde des Sceaux d’alors.

D’abord incrédules, les policiers qui ont lu cet ovni judiciaire ont piqué un gros fou rire. Impossible en effet de stopper une quelconque « commission rogatoire » émanant d’un juge d’instruction indépendant, auquel la Chancellerie ne peut en aucun cas donner le moindre ordre …  « C’est devenu une grosse blague au Palais de Justice. Des magistrats se croisent en rigolant : « Hé tu stoppes la commission rogatoire ! » Et on se demande tous si Dati avait révisé son droit avant d’arriver à son ministère. » plaisante même un juge.

Ridicule et surtout très gênant, pour ne pas dire plus. Car ces quelques lignes prouvent que malgré les serments et les protestations contre d’ignobles soupçons d’interventionnisme, la Chancellerie trempe à pleines mains dans les affaires en cours. C’est ce qui s’appelle être pris les doigts dans le pot de miel …

Interrogée par le « Canard enchaîné » Rachida DATI, très en colère, soutient : « Jamais je ne suis intervenue dans une affaire en cours. Je n’y ai jamais mis les doigts. Si vous sortez quelque chose ce sera un faux et je vous attaquerai ! » Avis donc à la juge d’instruction : son dossier regorge de « faux » …

En fait, cette habile intervention de Rachida DATI est une grâce rendue à son très cher mentor Albin Chalandon, à qui elle doit beaucoup. L’ancien garde des Sceaux a joué de son entregent pour arracher une autorisation de mise sur le marché des bornes Visionex. Il agissait alors autant pour le patron de cette boîte que pour son fils Fabien. Lequel percevait 10000 euros d’honoraires mensuels pour ses services chez Visionex…

Le résultat fut catastrophique : 12 jours de taule pour son fiston, 2 mois pour le patron de Visionex…

Mais l’affaire n’est pas terminée !

« Le Canard enchaîné »  n°4693   du 06/11/2010 d’après Dominique Simonnot

**2010 Un décret truqué par Dati !

25 décembre 2010

Du temps de sa « splendeur », quand elle était garde des Sceaux à champagne et accessoirement ministre de la justice, Rachida DATI a fait signer par Sarko, le 23 juin 2009, un décret contenant une mention fausse, pour ne pas dire mensongère. Et c’est un magistrat du Conseil d’Etat qui l’a affirmé à haute voix, le 17 décembre, lors d’une audience de la haute juridiction administrative.

Ce jour là, le Conseil d’Etat examinait le recours de Marc Robert, ancien procureur général de Riom, brutalement débarqué par Rachida DATI en juin 2009. Ce magistrat avait critiqué la réforme de la carte judiciaire. Mais pour virer ce gêneur, et l’expédier au cimetière des éléphants de la cour de cass’, Rachida était allée un peu vite en besogne.

Au cours de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le 04 juin 2009, elle avait décidé de retirer de l’ordre du jour l’examen du cas de Marc Robert. Le conseiller juridique de Sarko, Patrick Ouart, lui avait contesté ce droit, qui n’appartient qu’au président de la République. Dominique Chagnollaud, professeur de droit constitutionnel et membre du Conseil, était intervenu dans le même sens.

Mais DATI n’en avait cure. Quelques semaines plus tard paraissait un décret signé par Sarko qui dégageait Marc Robert avec cette mention : « Vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature … » Avis que, justement, personne n’a vu , et pour cause.

Dix-huit mois plus tard, retour de bâton. Devant le Conseil d’Etat, le rapporteur public a soutenu que « le CSM doit être considéré comme n’ayant pas donné d’avis ». Et par voie de conséquence, non seulement la nomination de Marc Robert à la Cour de cass’ est nulle, mais celle de son successeur, Philippe Lemaire, au poste de procureur général de Riom, aussi ! On imagine le joyeux bazar si, comme c’est souvent le cas, le Conseil d’Etat suivait l’avis de son rapporteur. La cour de Riom, l’une des plus importantes de France, sans procureur général.

Et que deviendraient toutes ses décisions depuis sa nomination ? Nulles aussi. Comme Rachida !

« Le Canard enchaîné »  n°4704  du 22/12/2010 d’après …

2010 On ne rigole pas avec Dati

6 novembre 2010

Pour avoir quémandé par courriel à Rachida DATI « une petite inflation » en hommage au célèbre lapsus de la susdite (« fellation » au lieu d’inflation) un habitant de la Drôme a été arraché de son lit par la police, 48 heures de garde à vue, domicile perquisitionné, ordinateur saisi … Ce dangereux délinquant sera jugé le 3décembre pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique ».

Le juge l’a, en plus, placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec sa « victime », comme pour les individus violents ou vicelards.

Le malheureux pouvait pourtant se croire autorisé à quelque canular, sachant qu’au lendemain de sa gaffe DATI avait joué la marrante devant les caméras : « Si ça fait rire, tant mieux ! »

Mais finie la poilade ! Elle a déposé plainte assurant s’être sentie « menacée », elle et sa « fille ».

Ce n’est pas la première fois que « l’outrage à DATI » devient une infraction en soi, Adel Riahi, agent d’accueil à la mairie de Paris, où l’ex-garde des Sceaux a été élue, e »n sait quelque chose.

Le 17 octobre 2008, ses chefs brandissent devant lui une coupure de presse relatant les frasques de la maire Rachida DATI. Pour y avoir griffonné quelques mots, voilà l’employé municipal accusé d’être « à l’origine des fuites dans la presse ». Accusé d’avoir laissé des appels insultants sur le répondeur de la mairie, il est mis en garde à vue deux jours, perquisitionné, sommé de répondre à cette terrible accusation : « La piste qui mène à vous est un document destiné au Canard enchaîné ».

Or, Le Canard, à l’époque,  n’avait jamais entendu parler de lui. Devant une affaire d’une telle importance, une instruction est ouverte.

Innocenté en février 2010, Adel a déposé une plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Classé sans suite ! La justice a bien d’autres plaintes infiniment plus graves à traiter. Celle de DATI, encore, contre deux détenus qui ont cru très drôle de reconnaître la paternité de Zohra. Commission rogatoire, interrogatoires. Trop tard pour le trou, ils y sont déjà !

Moralité : depuis qu’elle n’est plus garde des Sceaux, DATI fait vraiment travailler la justice.

« Le Canard enchaîné »   n° 4697  du 03/11/2010 art. signé D.S.

Important ! Denidejustice souhaiterait connaître les noms des magistrats qui se sont prêtés à ses diverses mascarades : leur noms méritent de rester dans l’Histoire …

2009 Dirigeants africains: l’imposture de Rachida Dati

27 septembre 2010

C’est l’ex-magistrate anti-corruption Eva Joly qui, le 25 mai 2009, a dénoncé comme une « imposture » l’action de la ministre de la Justice Rachida DATI concernant les « biens mal-acquis » de responsables africains. Eva Joly a déclaré qu’elle n’avait pas « à juger de sa valeur comme candidate (aux européennes en Ile-de-France), par contre je peux avoir une opinion sur son action comme Garde des Sceaux (…). C’est une imposture ».

Concernant les « biens mal-acquis » de la Françafrique refuse d’avoir recours aux services  « compétents » de la Chancellerie, répondant ainsi aux voeux de SARKOZY. L’association Sherpa associée à l’ONG Transparency International avait déposé en décembre 2008 une plainte contre X sur « les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France » visant trois chefs d’Etat africains : Omar Bongo (Gabon), Sassou N’Guesso (Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale).

Déjà, à deux reprises, le parquet de Paris en la personne du procureur Jean-Claude MARIN avait classé sans suite, en novembre 2007 et septembre 2008, des plaintes simples concernant ces trois chefs d’Etat africains. Le même parquet a également fait appel de la décision d’une juge d’instruction d’ouvrir une enquête suite à la plainte avec constitution de partie civile de Sherpa et Transparency.

« Nous aimerions bien savoir comment ces biens ont été financés, cela doit faire l’objet d’une enquête ici en France pour remplir nos obligations internationales », car « la France a ratifié la convention anti-corruption qui nous oblige à coopérer pour restituer les biens détournés » selon l’ancienne juge d’instruction de l’affaire Elf.

« Nouvel Observateur »  du 26/05/2009     d’après …

2009 De l’art de brasser du vent

14 septembre 2010

Avec la non refonte de la justice des mineurs, l a gardeuse des sceaux à champagne Rachida DATI a réussi à se mettre tout le monde à dos.

Dans un premier temps, une commission a évoqué l’emprisonnement des mineurs de 12 ans. Quelques mois plus tard, face au tollé, la ministresse décidait de tout laisser en l’état, y compris la fameuse ordonnance de 1945, alors que ses détracteurs en dénonçaient, à raison, certains aspects obsolètes.

En généralisant cette méthode, « j’entreprends, je fais n’importe quoi et je laisse tomber », le gouvernement a fait descendre les magistrats dans la rue, a déçu les victimes, a assommé les partisans de l’indépendance de la magistrature (avec la mort du juge d’instruction), a secoué les droits-de-l’hommistes et floué les adeptes de la sécurité.

Puis ce fut au tour des poulets de passer sur le gril. Une nouvelle commission propose ce qu’un syndicat pourtant proche de la majorité (Synergie-officiers) appelle la « privatisation de l’enquête judiciaire ». Il s’agit d’une dérive à l’américaine, avec  à la clef la création de deux gardes à vue : la « complète » avec avocats, détectives, médecins, experts … pour les suspects de luxe, et l’allégée à six heures maxi, sans aucun droit pour les sans-grade …

Cette idée saugrenue a même réussi à démoraliser une » catégorie qui attendait beaucoup du règne Sarkozy : les flics !

« Marianne » du 27/03/09 d’après Frédéric Ploquin

*2009 Rachida Dati: incompétence totale à la fonction de ministre de la Justice.

12 février 2010

A propos de la présence au sein du CSM du juge Xavier CHAVIGNE qui a participé à l’instruction de l’affaire d’ Outreau, la garde des seaux à champagne, déclare qu’il « a siégé tout au long de l’instance disciplinaire qui a duré une semaine, sans qu’à aucun moment son impartialité n’ait été mise en doute par la défense » (1).

« En août 2003 », ajoute-t-elle, ce magistrat a en effet « statué sur une demande de liberté concernant un des accusés d’Outreau … il est à noter qu’à cette date, M.BURGAUD n’était plus en charge de cette affaire depuis un an et que les faits qui étaient débattus devant le CSM n’avaient aucun lien avec l’audience à laquelle aurait participé M.Chavigné. » (2)

Elle note aussi que son ministère « n’avait aucun moyen de connaître cette situation remontant à plusieurs années et qu’aucun des membres du CSM ne connaissait ». (3)

(1)  Remarque stupide. Rachida DATI, si elle avait été un tant soit peu compétente, aurait dû savoir que la présence de ce magistrat suffisait à faire annuler pour vice toute la procédure, ce dont ne se serait pas privé l’avocat de BURGAUD au cas où l’affaire aurait mal tourné pour son client. La défense du juge Burgaud n’avait donc aucun intérêt à mettre en cause l’impartialité de CHAVIGNE.

(2) Ben, voyons ! Aucun lien ? Alors qu’il pouvait lui aussi être impliqué dans cette affaire ! Si le juge BURGAUD , n’acceptant pas d’être seul impliqué, s’était avisé de dénoncer toute la clique d’incapables qui ont contribué à ce fiasco, il se retrouvait sur la liste. Il avait donc tout intérêt à ne pas charger son collègue. Impartialité, dit-elle ? CHAVIGNE siégeant était une garantie de modération pour la défense de BURGAUD. Par ailleurs nous ne sommes pas certains que le prêtre-ouvrier Dominique Viel considère que Xavier CHAVIGNE (qui lui a refusé la remise en liberté par deux fois) n’avait rien à voir dans l’affaire d’Outreau.

(3) Si dans cette affaire on n’avait pas cherché, par corporatisme malsain et avec la complicité du ministère,  à épargner toute la hiérarchie et les collègues du juge Burgaud intervenants dans cette affaire, une liste aurait été établie (celle que nous tentons d’établir)  et Xavier CHAVIGNE, y aurait figuré. De ce fait, non seulement il n’aurait pu être nommé au CSM  et faire partie de cette commission disciplinaire, mais il se serait retrouvé de l’autre côté de la barre : celui des accusés.

Une situation aussi burlesque que si, dans un procès où l’on jugeait une bande de malfrats,  l’un d’eux siégeait comme assesseur !

Nous ne répèterons jamais assez qu’avoir nommé Rachida DATI « médiocre juriste » et « courtisane j’m’en foutiste » au poste de Garde des Sceaux fut une injure faite aux citoyens.

« Deni de justice »  le 12/02/10

2009 Les pendus de Dati.

9 février 2010

En terme d' »efficacité », Rachida DATI la gardeuse de seaux à champagne, n’a pas à rougir, loin de là, de ses chiffres : 115 détenus suicidés en 2008. Soit une hausse de 20% par rapport à 2007. Et l’année 2009 (dont nous n’avons pas à ce jour le « score ») laissait espérer, elle aussi une croissance positive: déjà 13 pendus au mois de janvier.

Soyons honnête, les taulards dépressifs n’ont pas attendu l’avènement de la « rupture sarkozienne » pour s’accrocher par le cou aux barreaux de leur cellule ou s’enfiler la tête dans un sac en plastique. Cela fait un moment que la France est championne d’Europe du suicide en détention. Mais la frénésie avec laquelle la ministre  de la justice s’emploie à remplir des geôles déjà surpeuplées – au 1er déc.2008 on comptait près de 13000 détenus en trop – n’arrange pas le problème.

D’autant que, censée n’être, en démocratie, qu’un lieu de privation de liberté, la prison est bien plus que cela: nourriture immonde, hygiène déplorable, détresse psychologique, violences et humiliations multiples … « Privé du droit de recours, de rencontre avec un travailleur social, enfermé sans lumière, apeuré à l’idée d’aller en promenade ou à la douche, […] ce sont là quelques-uns des ingrédients du suicide en prison ». Ce constat n’est pas extrait du dernier rapport de l’OIP, mais de la première recommandation du nouveau contrôleur général des prisons, après quelques visites surprises dans le parc carcéral. uand aux syndicats de surveillants, ils ne cessent de dénoncer le manque de personnel, leurs conditions de travail impossibles, les consignes ineptes de l’administration pénitentiaire et du ministère.

Mais qu’à cela ne tienne, la situation dramatique des prisons françaises ne décourage pas l’équipe au pouvoir. La moitié des détenus suicidés sont des prévenus alors qu’ils ne représentent qu’un tiers de la population carcérale ! Le gouvernement ordonne aux juges d’enfermer à tour de bras. Les détenus mineurs sont particulièrement fragiles – en prison le taux de suicide des moins de 18 ans est vingt fois supérieur au taux national pour la même tranche d’âge ! Et Rachida DATI propose de boucler les enfants à partis de 12 ans.

Nous ne nous étendrons pas sur les mesures dérisoires sinon ridicules préconisées par le psychothérapeute Louis Albrand pour  lutter contre la recrudescence des suicides. Il est à craindre que la Cour européenne des droits de l’homme n’en finisse plus de condamner la France pour ses culs-de-basse fosse décorés de « mobiles humains » …

« Charlie Hebdo »  du 28/01/09    d’après Gérard Biard.

2010 Dati: incompétence et gabegie.

5 février 2010

En ce début février 2010 le Conseil d’Etat devait se pencher sur la fermeture des tribunaux d’instance. Avec un gros hic à Moulins où le tribunal est voisin de la prison centrale. La plus sécuritaire d’Europe. En 1979, le ministère de la justice avait justement choisi – après étude – de l’implanter là en raison de cette pratique proximité.

Mais en 2007, lqa « regrettée » garde des Sceaux Rachida DATI annonce qu’elle ferme le tribunal de Moulins situé, selon elle, « à 50 kilomètres de la prison ». En réalité à 3,5 km … Légère erreur !

Mieux encore, comme le rapporte le quotidien « La Montagne », DATI avait oublié les travaux d’agrandissement du tribunal qu’elle avait elle-même lancés … peu avant de le fermer.

Du coup le chantier a été arrêté malgré les parpaings et autres matériels déjà livrés. Cinq entreprises du bâtiment réclament depuis dix mois le paiement de leurs factures. En vain. Leur avocat brandit une note de 275 750 euros, intérêts non compris.

Et mieux vaut ne pas s’adresser aux juges de Moulins, ils tournent au ralenti avec la moitié de leurs effectifs …

« Le Canard enchaîné »   n°4658   du 03/02/10   signé D.S.