2011 Inutile de pleurer!

Aldina, Capverdienne arrivée en France en 2007, a déposé en 2010 une demande de titre de séjour, qui s’est soldée par une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Résidant au Blanc-Mesnil (93) elle y élève seule sa fille de 22 mois, Jessica, qui souffre de violentes et fréquzntes crises d’asthme pour lesquelles elle est suivie à l’hôpital. Malgré cela, après son interpellation le 27 janvier à Drancy, le préfet de Seine-St-Denis n’hésite pas à la placer en rétention à Paris, sans se soucier de la petite Jessica et ceci en complète violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention Internationale des droits de l’enfant.

Deux jours plus tard Aldina attendra neuf heures au tribunal la décision du juge des libertés et de la détention … A 19 heures, un silence pesant s’installe dans la salle d’audience, la sentence tombe : Aldina est maintenue en rétention pour quinze jours. Jessica restera encore seule ce soir … La maman, épuisée et effondrée, retourne en prison.

Elle fait appel de la décision et revient le le 2 février devant la cour d’appel de Paris. La juge du jour prolonge la rétention de tous les retenus, y compris Aldina, non sans lui avoir craché avec un mépris cinglant: « Inutile de pleurer, vous n’impressionnerez pas la cour ! »

RESF continue de se mobiliser pour la libération immédiate d’Aldina et pour qu’elle retrouve au plus vite sa petite fille. Jessica a rendez-vous le 7 février à l’hôpital. Qui l’y accompagnera ?

« Charlie Hebdo » n° 973  du 07/02/2011

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2 Réponses to “2011 Inutile de pleurer!”

  1. denidejustice Says:

    Rappel:

    art.8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
    « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (…).
    « Il ne peut y avoir d’ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant (…) qu’elle constitue une mesure nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense
    de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits etr libertés d’autrui. »

    art. 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
    « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives, ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. »

  2. MARGUERITAT Claude Says:

    Encore des décisions lamentables !

    1) un préfet qui s’assoit sur la loi.
    2) un premier juge qui cautionne.
    3) un deuxième juge qui cautionne les décisions des précédents. Mais ce deuxième juge est une femme ! Outre l’infraction à la loi, elle fait preuve d’un niveau inhumanité et d’un mépris d’autrui inconcevable pour un magistrat !

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