*2010 Le scandale de Karachi

Un rapport de la police luxembourgeoise, des acteurs qui parlent, un juge d’instruction qui se bat contre le secret-défense … L’affaire de la vente des sous-marins au Pakistan en 1994  a les allures d’un scandale d’Etat. Avec, au centre du puzzle, Nicolas Sarkozy.

La piste financière bloquée par le parquet.

En indiquant, le 18 juin, aux familles des victimes de l’attentat que « la seule piste crédible est la piste financière », le juge d’instruction Marc Trévidic a mis une pression importante sur les épaules du procureur de Paris Jean-Claude MARIN.

En effet le juge d’instruction en a conclu qu’il était désormais impératif pour lui de remonter la piste des commissions. Or le proc’ s’est toujours refusé à ouvrir une information judiciaire qui implique la désignation d’un magistrat indépendant susceptible d’examiner l’aspect financier de l’affaire.

A cette déclaration vient s’ajouter la plainte déposée par l’avocat des familles avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction du pôle financier parisien. Elle vise -notamment – une procédure du chef de corruption « L’Association pour la réforme » club politique de Balladur, ainsi que la société Heine basée au Luxembourg par laquelle ont transité les commissions suspectes du contrat Agosta.

Le même avocat avait antérieurement déposé une simple plainte auprès du proc’ en décembre 2009 qui n’avait provoqué que l’ouverture d’une simple enquête préliminaire c’est-à-dire conduite sous le contrôle du parquet. Une façon d’étouffer l’affaire.

Une enquête interdite.

Stupéfiant !  Le refus des policiers français de saisir certains documents que leur proposaient leurs homologues luxembourgeois, lors de la perquisition au siège d’Heine s’inscrit dans une longue série d’obstacles dressés sur la route des magistrats comme des députés chargés d’examiner les zones d’ombre de l’attentat de Karachi : notre « travail a été entravé par une absence totale de coopération de l’exécutif et du gouvernement ».

Quant au juge d’instruction Marc Trévidic la liste est longue des obstructions auxquelles il doit faire face depuis qu’il a décidé de suivre la piste financière (évocation du secret-défense, disqualification de documents, rétention d’informations par les service secrets, mise sous scellés fermés par la police des documents les plus compromettant pour le pouvoir …)

« Marianne »  n° 692   du 24/07/2010 d’après une enquête de Médiapart.

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Une Réponse to “*2010 Le scandale de Karachi”

  1. David CABAS Says:

    Le jour où la cour constitutionnelle a étonnamment validé les comptes de Chirac, Balladur …

    C’est le même jour où la cour constitutionnelle n’a pas validé les comptes de campagne de Jacques Cheminade !

    http://www.cheminade2012.fr/Quinze-ans-apres-la-verite-s-invite-dans-la-presidentielle

    Mobilisons nous pour connaitre la vérité !

    David CABAS
    david.cabas.over-blog.fr

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