**2010 Treize ans de procédure : acquittée

Fin mars 2010, une femme de 60 ans jugée devant la cour d’assises de la Somme à Amiens pour le meurtre de son mari, patron de bar à Nogent sur Oise a été acquittée en appel sur réquisition du parquet après 13 ans de procédure…

L’acquittement de Jacqueline Ponthieux, qui n’a eu de cesse de clamer son innocence, vient clore un feuilleton judiciaire marqué par quatre comparutions devant les assises. A deux reprises le procès avait été renvoyé en raison d’expertises contradictoires.

Le 22 septembre 1997, le corps de Gérard Ponthieux avait été retrouvé, ensanglanté dans son lit, à son domicile situé au-dessus de son bar « Le Sulky ».

Selon le récit de Jacqueline, un intrus avait réveillé le couple en réclamant la recette du bar, et lui avait ordonné d’aller chercher l’argent dans le coffre situé au rez-de-chaussée. Elle a affirmé avoir retrouvé, à son retour, le corps de son mari lardé de coups portés par un objet tranchant.

En première instance, en 2005,  Jacqueline Ponthieux avait été condamnée à 15 ans de réclusion.

 » Agence AFP et L’Express »  du 27/03/2010

Deni de justice souhaite connaître le tribunal et le nom du président qui a condamné en première instance.


La condamnation de Jacqueline Ponthieux en 2005.

Reconnue coupable du meurtre de son mari Jacqueline Ponthieux fut donc condamnée à quinze ans de réclusion criminelle et interdiction des droits civils, civiques et familiaux pendant dix ans puis incarcérée aussitôt à la maison d’arrêt de Beauvais.

Son avocat avait alors crié au scandale et dénoncé l’absence de preuves : « Ce n’est pas à moi d’apporter la preuve de l’innocence de cette femme. C’est la loi. » Après l’affaire Outreau, le garde des Sceaux avait rappelé ce principe fondamental: le doute doit profiter à l’accusé.

L’avocat général Sébastien GALLOIS, lui, avait clamé aux jurés : « Ce n’est ni un accident ni l’oeuvre d’un cambrioleur. Pour cette raison vous avez le pouvoir de la juger, non pour complicité, mais bien pour assassinat. Je requiers donc vingt-cinq ans de réclusion …. »

Quant à l’avocat de la partie civile il osait clamer: « Condamner un innocent, cela s’appelle une erreur judiciaire mais acquitter un coupable, c’est aussi une erreur judiciaire ! »

« Le Parisien.fr »  09/12/2005 d’après un art. de Vicor Fortunato

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