**2010 Affaire Jacques Viguier: acquitté deux fois!

Suite à la disparition de sa femme Suzanne  en février 2000, Jacques Viguier passe dix ans aux mains de la justice avant de finir acquitté une seconde fois en appel en mars 2010 après un premier jugement similaire rendu en avril 2009.

Le mystère demeure entier sur la disparition de sa femme  avec laquelle il vivait de manière séparée depuis déjà plusieurs années. Jacques Viguier avait ses maîtresses quand Suzanne avait ses amants.

C’est notamment le dernier d’entre eux, Olivier Durandet, l’amant de Suzanne depuis deux ans qui a toujours soutenu l’accusation contre Jacques Viguier. C’est aussi la dernière personne à avoir vu Suzanne qu’il ramena au domicile conjugal dans la nuit du 27 février 2000. Après plus rien.

Une affaire rocambolesque. L’intime conviction de l’amant se communique à un policier qui la communique au procureur qui se trouve suivi par un juge d’instruction, lui-même talonné par la Chambre qui le met en accusation.

Le policier « intimement convaincu » n’enquêtera qu’à charge et transmet le fruit de son travail. Le procureur en fait un copier-coller pour son réquisitoire. Le juge d’instruction recopie pour la mise en examen. On reprend encore pour les réquisitions de renvoi et encore pour l’ordonnance et l’arrêt de mise en accusation.

Et l’avocat général fini par suivre le mouvement en requérant 15 ans …

Dans le dossier pas la moindre preuve de culpabilité, ni cadavre, ni aveux. Seulement l’intime conviction de fonctionnaires intimement convaincus de la qualité de leur travail.

C’est sur ce dossier creux que l’on demandera aux jurés de se prononcer en intime conviction de l’effet qu’a produit sur eux l’intime conviction de toute cette clique.

Et par deux fois ce sera l’acquittement. Par deux fois des jurés intimement convaincus de la médiocrité du travail des fonctionnaires de police et de justice acquitteront Jacques Viguier. Ils ne partageront heureusement pas leur intime conviction.

Merci aux jurés pour s’être convaincus qu’il s’agissait bien d’une farce judiciaire scandaleuse.

Aujourd’hui, Jacques Viguier professeur de droit à la Faculté va demander réparation de dix années de suspicion, dix années durant lesquelles alterneront la souffrance, le combat les phases de dépression.

Dix années de vie foutue en l’air.

Toute la bande fainéants ou incompétents, policier et magistrats, continue de sévir et roupiller tranquillement. Les citoyens-contribuables, eux, vont payer les indemnités légitimement dues à Jacques Viguier.

« Viguier : ré acquitté, enfin! » par Philippe Creissen, avocat (d’après) et « Jacques Viguier signe Innocent » par Victor Sepausy (d’après).

Deni de justice: il nous reste à répertorier les brillants magistrats (tous) impliqués dans cette affaire.

– le policier chargé de l’enquête: Commissaire SABY Robert

– le directeur d’enquête : Commandant MAURIES François

le juge d’instruction : VIARGUES Myriam

le président de la chambre d’accusation : BELLEMER Philippe

le procureur général près la cour d’appel de Toulouse : DAVOST Patrick

l’avocat général de Toulouse : GAUBERT Marc

le président de la cour d’assises de Toulouse : COUSTE Jean-Louis

le président de la cour d’assises d’Albi : RICHIARDI Jacques

le procureur de la République d’Albi : MULLER Jean-Christophe

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3 Réponses to “**2010 Affaire Jacques Viguier: acquitté deux fois!”

  1. Raimbault Says:

    – le policier chargé de l’enquête: Commissaire Robert Saby
    – Le directeur d’enquête (qui a rédigé le rapport de synthèse ayant servie de base à l’arrêt de renvoi) : Commandant François Mauriès

    – le juge d’instruction : Mlle Myriam Viargues

    – le président de la chambre d’accusation : Mr Bellemer

    – l’avocat général de Toulouse et d’Albi : Marc Gaubert

    – le président de la cour d’assises de Toulouse : Jean-Louis Cousté

    – le président de la cour d’assises d’Albi : Jacques Richiardi

    • denidejustice Says:

      A Raimbault,
      Merci de votre précieuse information.
      Il faut nommer tous ces irresponsables qui, parce qu’ils n’ont quasiment de comptes à rendre à personne (civilement irresponsables), bâclent leur travail (par fainéantise, incompétence, bêtise ou autre) sans s’interroger sur les dégâts qu’ils génèrent.

  2. Fernand Says:

    Maître Maurice Garçon, un grand avocat des années 1960/70 disait préférer dix coupables en liberté à un innocent en prison. Je partage cet avis.

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