**2007 L’étrange apathie du tribunal de Gap

Les magistrats du tribunal de Gap ont-ils été piqué par la mouche tsé-tsé ? Depuis quatre mois la juge d’instruction Christine PICCININ dispose d’un passionnant rapport  de la section de recherche de la gendarmerie de Marseille concernant le maire de Briançon (UMP).

A l’époque où il était président du conseil général des Hautes-Alpes (1998-2004) le sieur Bayrou Alain, aurait, selon l’enquête, confondu deniers publics et dépenses privées. Il le conteste : « C’est bidon et grotesque. De la pure agitation politicienne avant les élections municipales. » Pas vraiment l’avis des gendarmes: pour eux le maire devrait être poursuivi pour « détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêt, faux et usage de faux, atteinte à la liberté et à l’égalité d’accès aux marchés publics« . Et sa femme pour « recel de détournements de fonds publics ».

Mais la justice de Gap n’a pas l’air de suivre. Et l’actuel président du conseil général (PS), qui a découvert les faits en 2004 s’en émeut. Il dénonce « l’immobilité actuelle de la procédure » qui fait suite aux entraves dont elle a été antérieurement l’objet visant particulièrement le proc’ de Gap Michel SELARIES.

Dans la moisson des gendarmes figurent entre autres : des achats litigieux de Madame (fleurs, viande, poisson) les factures étant adressées au CG, des remboursements de frais indus, une suspicion de « prise illégale d’intérêt » l’agence de com retenue à grands frais pour changer le logo du comité départemental du tourisme qui employait Madame, un utilisation de la carte de paiement du carburant du CG à des fins personnelles (voyage d’agrément), un emploi présumé fictif, la justification douteuse de la Maison des Hautes-Alpes à Paris (liquidée en 2003). L’aventure aurait coûté quelques 5 millions d’euros à l’institution !

L’avocat du nouveau conseil général dénonce:

1) le fait que la plainte déposée le 19 janv 2005 n’avait été suivie des réquisitions du procureur que le 26 sept. alors que quelques jours étaient nécessaires.

2) le rapport d’expertise sur ces malversations avait été rendu le 23 févr. 2007 tandis que la commission rogatoire accablante pour le maire n’a été délivrée que le 9 juil.2007.

3) la mise en examen du maire aurait dû être prononcée immédiatement alors qu’en oct. rien n’a encore bougé.

Le procureur de Gap Michel SELARIES répond qu’il n’a aucune responsabilité dans ces retards. Alors qui ? La juge d’instruction Christine PICCININ qui roupille ?

« Libération.fr » d’après un art. de Michel Henry du 22/10/2007

La juge d’instruction Christine Piccinin demandera à être dessaisie  du dossier en raison de ses mauvaises relations avec le proc Michel SELARIES. Le dossier sera alors dépaysé à Lyon.

Ah bon ! Alors c’était qui le responsable des retards ?

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