*2010 Six de Pau : le délit d’outrage a bon dos !

Le préfet des Pyrénées Atlantiques Philippe Rey poursuit pour outrage à représentant de l’Etat des citoyens qui s’étaient indignés, dans un courriel, du placement d’enfants en rétention.

En 2008, six citoyens avaient jugé nécessaire de protester en toute conscience. Ils sont aujourd’hui convoqués au tribunal de Pau dont le procureur est Erick MAUREL, pour répondre d’un délit qui n’aurait pas dû être instruit. En effet, si la procédure voulue par le préfet prétend empêcher les comparaisons avec le régime de Vichy qu’inspire à certains la politique actuelle d’immigration, elle dissimule mal son véritable objectif : tenter par intimidation d’empêcher le questionnement de cette politique et de briser tout élan de solidarité envers les migrants.

Incapable de justifier une politique coercitive de l’immigration, le gouvernement ne sait répondre que par des poursuites judiciaires. Moins de social, plus de pénal : tel est le point cardinal de l’action gouvernementale.

La LDH réaffirme son refus, d’une part, de la pénalisation de l’action militante qui transforme des citoyens en « délinquants solidaires » et, d’autre part, de l’archaïque recours au délit d’outrage aux autorités, dont le gouvernement abuse.

La LDH soutient les personnes poursuivies et demande la relaxe dans une procédure qui n’aurait jamais dû arriver en audience.

« Communiqué de la Ligue des droits de l’Homme » du 10/06/2010 d’après …

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