**1997 Bernard Krauss Vice président à la cour d’appel de Rouen !

En juin 1996 Bernard KRAUSS alors président du tribunal de Sens (Yonne) comparaissait devant la 17éme chambre correctionnelle du Paris pour « menaces, violences et harcèlement sexuel » contre Chantal magistrate de 42 ans et Laurence greffière-stagiaire de 25 ans, toutes deux ses subordonnées avec qui il avait eu une liaison.

La jeune Laurence, « fascinée » par ce président « plein de gentillesse » finit par céder à ses avances en mars 1995. Mais le week-end a mal tourné. Sodomisée contre son gré, la jeune greffière a voulu partir. Il l’en a empêchée, l’a sommée de quitter son compagnon, et « par peur » elle a choisi son patron. Mais quand elle a décidé de rompre avec lui, il l’a suivie chez elle, lui a donné des coups de poing, a menacé de « casser sa carrière » et encore une fois, de faire « buter » son copain » par ses amis forains ». Le 28 mars, Laurence, qui souffre de problèmes neurologiques, tente de se suicider.

Trois jours plus tard, Chantal, qui n’arrivait pas non plus à se débarrasser de Krauss s’est dite « horrifiée » par le récit de la stagiaire. Le soir même les deux femmes vont chez le procureur pour déposer plainte.

Même le procureur de Sens témoigne avoir eu droit à  » si je voulais, je pourrais vous faire casser la gueule par mes amis ».

A l’audience, Krauss, hurle à la machination et s’en prend au procureur. La présidente Martine Ract-Madoux : « Alors c’est un complot, une machination montée par lui ? » Krauss :  » Je ne suis pas le seul à penser qu’il y a une certaine organisation. » La présidente : « Les gifles à Chantal dans la voiture et les menaces de l’abandonner sur l’autoroute ? Les menaces de diffuser à la sortie de l’école les photos de Chantal nue qu’il collectionne ? »

La magistrate mariée se sent dans l’impossibilité de rompre avec lui « à cause de la peur » que ses filles « voient un jour ces photos ». « Je cédais, je négociais, je gagnais du temps » dit-elle . Jusqu’au jour où Chantal se rend compte que la petite greffière est, elle aussi, « terrorisée, totalement sous influence du président ». Alors elle se rebiffe : « Je lui ai dit: ce n’est pas la peine de la détruire, je ne reviendrai pas. Il était fou de rage et il m’a lancé : si tu me fais des ennuis, Sophie et Bénédicte (ses filles) vont payer. Et ça je ne l’ai pas supporté. »

Les deux victimes ont alors dénoncé Krauss à la justice.

A l’audience le substitut avait  requis un an de prison avec sursis et 18 mois de mise à l’épreuve.

« Libération.fr »  du 17/06/97 d’après Patricia Tourancheau.

Le jugement devait être rendu le 8 sept. 1997. Nous n’en connaissons pas le résultat.

Par contre nous savons que quelques mois après que  le CSM l’eut déplacé d’office, il  fût nommé juge au Havre puis par décret du 23 août 2007  et sur avis du CSM il sera nommé Vice-président placé auprès du 1er président de la cour d’appel de Rouen.  Un honnête parcours, en somme, pour un magistrat dont l’équilibre mental est plus que douteux … Mais peu importe au CSM que les citoyens soient jugés par un déséquilibré …

Étiquettes : , , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :