2004 Albert Levy le magistrat à abattre.

Le procès du magistrat Albert Lévy (mars 2004) , dans lequel Jean-Marie LePen s’est constitué partie civile, est l’aboutissement d’une longue traque.

1998 Albert Lévy est substitut à Toulon, chargé du grand banditisme depuis huit ans. Il est accusé d’avoir remis à un journaliste le procès-verbal d’audition de Sauveur Catalano, président du Sporting club de Toulon qui mettait en cause le Front National dans la gestion des cantines scolaires de la ville.

Il est aussitôt interpellé par la juge d’instruction de Paris, Marie-Paule MORACCHINI qui le place en garde à vue et le défère au palais de justice de Toulon, puis le met en examen pour violation du secret de l’instruction … avant de le soumettre à un contrôle judiciaire et de lui imposer un traitement psychiatrique ! Ahurissant ! Mais quelques semaines plus tard la chambre d’accusation remettra en cause la plus grande partie de ce contrôle judiciaire. C’est bien le moins qu’elle pouvait faire !

Si on en est arrivé là, c’est que depuis huit ans , Albert Lévy est confronté à la haine du Front National qu’il a mis en cause dans plusieurs affaires ayant notamment trait au grand banditisme.

Ce déchainement de haine qui fait d’Albert Lévy une figure emblématique du combat des juges pour leur indépendance a paradoxalement pour effet de l’affaiblir : il ne trouve aucun soutien auprès de sa hiérarchie judiciaire prisonnière de sa complaisance avec ces milieux de la droite affairiste et véreuse. On tente d’empêcher que les affaires politico-mafieuses dont il avait la charge ne parvienne jusqu’à l’audience. Albert Lévy dérangeait et on lui a fait payer son obsession de la justice.

« Libération » du 18/03/2004 d’après Noël Mamère, Christian Picquet et Pierre Jacquin. (pour le texte intégral sur internet rechercher « Le Ruisseau ».)

Par deux fois la chambre d’accusation de la cour d’appel de Paris désavoue la juge MORACCHINI, estimant que son enquête n’avait pas été menée de manière régulière. Son enquête sera mise en lambeaux par la cour d’appel de Paris en 1999. Albert Lévy sera relaxé dans un jugement qui critique la juge : « Le comportement du prévenu a été appréhendé sous un angle psychiatrique (la magistrate avait ordonné une obligation de soins) qu’aucun élément versé au débat ne vient justifier. »

En janvier 2000 malgré les deux annulations de procédure la juge signe une nouvelle mise en examen d’Albert Levy pour « violation du secret de l’instruction  » …

M.-P. MORACCHINI sera finalement dessaisie. Trois juges d’instruction de Paris sont désormais saisis du dossier.

Albert Lévy  comparait en septembre 2006 devant la 17ème chambre correctionnelle de Paris qui, après mise en délibération, le relaxe ainsi que le journaliste Claude Ardid le 26 nov.2006.

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