*2009 Les « flags » à la cass’ …

Pour une fois, voici les miséreuses comparutions immédiates devant la belle, la prestigieuse, la hautaine Cour de cassation ! Une cour de révision dont certains magistrats ont exercé cette justice d’abattage, qui en vingt minutes, plaidoiries comprises, administre chaque jour des mois et des années de prison.

L’affaire résume à elle seule tous les défauts des « flags » : un prévenu qui, dans l’indifférence générale s’évertue à nier, une « victime » absente des débats, une foi aveugle dans les PV de police et pour finir, un jugement sans motivation, signé de Patrick RAMAËL, aujourd’hui juge d’instruction redouté.

L’histoire. Une méchante agression, le 06 févr.2008, en plein Paris. Un homme noir se jette sur une jeune fille blanche, éructant : « Dans mon pays, les salopes dans ton genre, on leur arrache les seins. Et ça aussi (le sexe), on leur coupe. Alors casse toi sale pute ». Tout en lui pinçant les seins, l’homme soulève sa proie par le cou, lui enfonce les doigts dans les côtes et glisse la main dans sa culotte. Heureusement le petit ami de la « victime » était flic. L’homme noir est arrêté, et « formellement » reconnu sur photo par la jeune fille.

Comme souvent aux « flags » nul n’a prêté attention à des détails sûrement minables : des attouchements impossibles à effectuer simultanément, aucun témoin de la scène … à 18 heures sur un grand boulevard parisien, pas la moindre trace de violence sur la « victime » mais un beau certificat d’un psychiatre attestant du « traumatisme subi »

Couturier, sans-papiers, l’homme noir fut condamné à 18 mois ferme pour « agression sexuelle, injures raciales et séjour irrégulier ». Justice était rendue. Sauf que tout était faux. Prise d’une remord tardif, la « victime » s’est confiée à une avocate. Elle avait tout inventé.

Ces aveux ont déclenché une enquête du parquet de Paris, la libération de l’innocent après 6 mois de prison. « Aux comparutions immédiates, tout repose sur la qualité des magistrats » explique l’avocate de l’innocent. « S’ils sont bons , ça va, mais s’ils sont défaillants … il n’y a aucun garde fou, rien qui oblige à réfléchir sur ce fonctionnement. »

Et si pour une fois la cour de cass’ y réfléchissait ?

 » Le Canard enchaîné »   n°4620  du 13/05/09    d’après D.S.

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