*2000 Onze pages arrachées au dossier de X.Tiberi

Le parquet général de Paris a caviardé une partie du dossier de l’emploi fictif de Xavière Tiberi examiné cette semaine par la cour d’appel.

Onze pages datées du 24 mars 2000 et signées par le procureur d’Evry, Laurent Davenas, se sont évaporées au Palais de justice (comme un vulgaire dossier sur la Scientologie…). Laurent Davenas y expliquait en détail, arguments juridiques à l’appui, pourquoi il interjetait appel du jugement mettant en cause l’épouse du maire de Paris en raison d’irrégularités de procédure.

Les magistrats de la cour d’appel n’ont jamais eu connaissance de ces onze pages qui auraient pu éclairer leur réflexion. Le dossier officiel, transmis au parquet général de Paris à toutes les parties, se limite en effet à un rapport de deux pages dépourvu de toute argumentation juridique. Les avocats de Xavière ont ainsi pu se gausser de ce procureur d’Evry qui fait appel sans être capable d’expliquer pourquoi.

Du coup, dès le 6 nov.2000, l’avocat général Marc GUIRIMAND a tranqsuillement annoncé, sans trop craindre la contradiction, qu’il désavouait son collègue d’Evry, et réclamait l’abandon des poursuites contre Xavière.

Dirigé par le très chiraquien Alexandre BENMAKHLOUF, ex-conseiller juridique de la Mairie de Paris, le parquet général avait pourtant reçu le texte de Laurent Davenas dès le 24 mars 2000. Mais l’avocat général Marc GUIRIMAND a tout simplement décidé de l’enfermer dans un tiroir. Manque de chance il n’a pu empêcher quelques photocopies de circuler sous le manteau au Palais de justice de Paris.

« Il s’agit d’un rapport administratif, explique aux journalistes du Canard la parquet général un peu gêné, M.GUIRIMAND pouvait en faire ce qu’il voulait. » L’avocat général cavirdeur joint directement, après avoir nié l’existencve des onze pages rédigées par Laurent Davenas, se retranche derrière un   » Je ne vous dirai plus rien, je ne souhaite plus m’exprimer sur cette question … »

Un rapport escamoté, un avocat général muet … il ne manque plus que la justice soit sourde …

Mais même sourde, la justice n’a pu  faire autrement que d’entendre Xavier Dugoin, ex-président du conseil général de l’Essonne, confirmer (avant de se rétracter) que c’était Jacques Chirac qui lui avait demandé d’embaucher Xavière Tiberi …

« Le Canard enchaîné »  n° 4176  du 08/11/2000

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