*1997 Nice : un juge fait Front.

En octobre 1997 le tribunal correctionnel de Nice condamnait  Thierry Verrnet, directeur de « L’Evènement du Jeudi » à un mois de prison avec sursis pour diffamation. Dans sa sagesse, le tribunal présidé par Madame Marie-Claude CHIZAT, a estimé que les peines d’amende n’étaient pas « suffisantes à elles-mêmes » puisqu’elles étaient payées par le journal.

Le crime était, il est vrai, abominable. Un article polémique – il faudrait interdire ce mot là – avait traité Jacques Peyrat, le maire de Nice, d’ « ex-fasciste », et lui reprochait d’avoir trahi ses amis du FN pour un « plat de lentilles ». Ce n’était pas très aimable pour la mairie de Nice, qui n’est pas un aussi mauvais « plat ».

Quant à l’expression « ex-fasciste », un arrêt de la cour d’appel de Paris considère qu’il est parfaitement licite, et n’est qu’un « critère de classification » politique.

Mais le tribunal de Nice n’est pas de cette espèce laxiste qui se couche devant un journaliste umpertinent. L’ancien sous-ministre Georges Kiejman avait en son temps excellemment « défendu » la noble cause de la répression en matière de presse. Il est heureus qu’il soit enfin entendu. A condition que les juges ne s’arrêtent pas en si bonne voie. La prochaine fois, ils pourront constater qu’une peine avec sursis n’est pas « suffisante à elle-même » et qu’il faut passer à la prison ferme. En particulier pour les voyous qui critiquent une décision de justice.

« Le Canard enchaîné » N° 4014  du 01/10/97

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