1996 La justice rame à la SNCF

Première affaire.

En gare de Melun, le 17 oct. 1991 à 04 h00 du matin, un train percute le Nice-Paris : 17 morts, 54 blessés dont 6 graves. Le conducteur du train fou – qui a grillé le feu rouge – est tué.

La SNCF estime que sa responsabilité n’est pas engagée : il s’agit d’une erreur humaine. Elle oublie que le conducteur faisait l’objet d’une cardiopathie décelée trois ans auparavant, malformation que n’ont pas, ou mal, surveillée les services médicaux de la SNCF.

Cinq ans plus tard, les familles des victimes ignorent si le dossier d’instruction est toujours chez le juge SUBRA ou chez le procureur. …

Deuxième affaire.

Issy-les-Moulineaux, 24 déc 1987. Une collision ferroviaire -feu rouge grillé encore – fait 1 mort et 30 blessés. Les parties civiles ont reçu, le 21 mai 1996 un courrier du juge d’instruction BUYTET leur indiquant que l’instruction paraît terminée et leur donnant un délai de vingt jlours pour faire une « demande d’acte », soit de nouvelles investigations. Passé ce délai, le juge communiquait le dossier au procureur. L’instruction aura donc duré huit ans et demi !

Les magistrats ont tellement d’affaires à traiter de nos jours …

« Le Canard enchaîné » du 18/09/96  d’après Patrice Vautier et le « Bulletin de la Fenvac » (Fédération nationale des victimes d’accidents collectifs)

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