*1994 Affaire Makomé M’Bowole-Pascal Compain

Affaire citée par le rapport d’Amnesty International remarquable par la lenteur d’instruction.

Le 6 avril 1993, un Zaïrois de 17 ans, Makomé M’Bowole, arrêté pour un vol de cigarettes, est conduit au commissariat des Grandes-Carrières, dans le XVIIIème arrondissement de Paris.

Il est 04h30 du matin. Makomé et ses deux copains s’enfuient, les bras chargés de cartouches de cigarettes. Ils viennent de dévaliser un bar-tabac. Arrêtés ils sont menés au commissariat, mis en garde à vue et interrogés. Le parquet ordonne la levée de la garde à vue en fin de matinée. Mais l’inspecteur Compain n’en a cure. Il va déjeuner, revient, continue l’interrogatoire. Makomé résiste. Compain furieux sort d’un tiroir son 38 Manurhin « pour lui faire peur ». Makomé est tué d’une balle dans la tête   » à bout touchant ».

Une information pour homicide volontaire est ouverte. Dix-huit mois sont passés, et l’affaire est toujours en cours d’instruction. …

« Rapport d’Amnesty International »  du 12 oct.94 d’après le …

La procès de l’inspecteur de police Pascal Compain ne s’ouvrira que le 12 février 96 soit trois ans après les faits devant la cour d’assises de Paris. Les jurés de cette cour le condamneront à 8 ans de prison pour le meurtre du jeune Zaïrois.

La famille et les proches s’indigneront de ce qu’ils considèrent comme une parodie de justice.

Denidejustice  le 09/10/09

Denidejustice. Nous souhaitons connaître les noms du magistrat d’instruction endormi. Merci de nous aider.

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3 Réponses to “*1994 Affaire Makomé M’Bowole-Pascal Compain”

  1. denidejustice Says:

    Pascal Compain bien que reçu au concours d’inspecteur de police avait néanmoins été jugé « inapte à la fonction ». Il est alors devenu enquêteur, puis logique administrative oblige, inspecteur. Mal noté, considéré comme « j’m’en foutiste, peu fiable » (certains de ses collègues se sont plaints, refusant de travailler avec lui).
    Mais jamais sanctionné par une hiérarchie laxiste et complaisante…

    Quelle part de responsabilité dans ce meurtre pour cette hiérarchie incompétente qui ne sera jamais sanctionnée ?

    « Le Nouvel Obs » 23-29/12/93 d’après …

  2. denidejustice Says:

    Justice à deux vitesses

    L’avocat général, Michel Laudet, avait réclamé 10 ans de réclusion criminelle. Une sanction qui a été ramenée à 8 ans, mais qui était déjà modérée pour un meurtre. Surtout quand on la compare aux douze ans requis quinze jours plus tôt « pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » contre deux vigiles qui ont tué un jeune sur un parking de supermarché de Sartrouville en 1991.
    Mais eux étaient simples vigiles, Compain est policier.

    Peine d’autant plus faible que Compain ayant purgé déjà 3 ans au jour du procès, était susceptible de sortir un an plus tard avec le jeu des remises de peine.

    Il faut se souvenir que:
    – Makomé était retenu illégalement par le policier puisque le procureur avait donné ordre de mettre fin à la garde à vue.
    – le policier avait contourné son bureau pour mettre en joue Makomé à bout touchant.
    – il faut appuyer avec une certaine force sur la détente pour que le coup parte (6 kgs selon un expert et 1,5 kg si le chien est déjà armé.

  3. denidejustice Says:

    Pour une plus ample réflexion sur le verdict de la cour d’assises aller sur:
    L’Humanité.fr Huit ans de prison pour avoir « accidentellement » tué Makomé

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