1994 Le tribunal de Paris hors la loi.

La présidente du tribunal de grande instance de Paris, Jacqueline COHARD, a rendu une ordonnance qui a au moins un mérite: elle fait plaisir à Longuet.

En revanche, cette ordonnance a un gros défaut : elle est parfaitement illégale.

Longuet et son épouse, ainsi qu’Henri Céréda, l’entrepreneur qui a construit leur villa, ont demandé – et obtenu – la nomination de deux experts judiciaires qui devront estimer le coût de la fameuse bâtisse.

Pour obtenir cette expertise, l’avocat de Longuet a plaidé que son client sera « immanquablement dans l’obligation d’introduire à l’encontre de certains organes de presse des actions en diffamation ».

Pas de chance : le droit de la presse interdit formellement tout acte judiciaire (instruction, expertise ou autre) de nature à établir la vérité – ou la fausseté – d’une diffamation. Un détail qui aura échappé à Madame la présidente. L’expertise illégale n’aura donc aucune valeur, et Longuet, qui doit déposer 40 000 F pour les frais, ne pourra rien en faire.  Sauf impressionner quelques journalistes – et quelques juges –  ignorants …

« Le Canard enchaîné »   n°3857   du 28/09/94

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