2004 Portrait : Perben garde des … chiourmes.

1) Dominique PERBEN ce fut la loi dite « Perben II », qui en fait lui a été soufflée par Sarkozy …

Cette loi qui était censée « adapter la justice aux évolutions de la criminalité » n’a fait qu’adapter celle-ci aux exigences des policiers, qui, avec les procureurs, tenus par la Chancellerie, ont désormais les pleins pouvoirs. Donc ne nous étonnons plus de la protection dont les premiers bénéficient de la part des seconds.

Fallait-il attendre mieux d’un ancien sous-préfet, qui se voyait à l’époque ministre de la sécurité intérieure pendant la campagne de 2002 et qui n’a cessé de fréquenter les réunions du MIL, un groupuscule fondé dans les années 80 après l’interdiction du sulfureux SAC, le service d’ordre gaulliste ? Ou d’un ancien maire de Châlon-sur-Saône qui n’a pas désavoué ses deux adjoints devenus vice-présidents de la région Bourgogne avec les voix du FN ?

2) PERBEN ce fut aussi:

– la volonté de faire juger les fous.

– celle de créer un devoir de réserve syndical pour les magistrats

– la manie de vitupérer les rapports « grotesques » ou « approximatifs » sur l’état déplorable des prisons françaises.

– renier les engagements de la France en extradant vingt ans après les ex-militants d’extrême gauche italiens réfugiés chez nous (Persichetti en 2002, Battisti ensuite)

3) Perben ce fut encore :

Ses tentatives maladroites pour sauver Juppé. Dès sa nomination en 2002, PERBEN se lamentait déjà : « Je suis là pour faire le sale boulot, celui de sauver Juppé soit par une amnistie soit par des procédures plus compliquées ». Et il s’y prend maladroitement. En nov 2003, en plein délibéré, il critique carrément à la radio « les mauvaises règles » prévoyant l’inéligibilité et le « côté un peu manichéen » de la loi de 1995 ! Fureur de Chirac après la condamnation de Juppé: « Je n’ai jamais vu un garde des Sceaux aussi sot ! Il s’est planté du début à la fin. »

4) PERBEN ce fut enfin:

L’ex-maire de Chalon-sur-Saône de 1993 à 2002 touché personnellement par une affaire qui mettait en cause  le trésorier de ses campagnes et du RPR local un certain Jean-Yves Aubert (qu’il avait d’ailleurs décoré lui-même de la légion d’honneur).

Or cet Aubert était soupçonné par un juge d’instruction d’avoir détourné 4 millions d’euros au détriment d’une cinquantaine d’entreprises.  Aubert avait été mis en examen en juillet 2003 pour abus de confiance aggravé mais avait échappé par miracle à la détention provisoire (grâce à qui ?).

5) Pour le « fun » signalons que PERBEN fut  le trésorier de la campagne de Chirac de 1988, à une époque où il n’y avait ni plafonnement des dépenses ni financement des partis … Fonction dont il ne semble pas être fier puisqu’il l’a retiré de son CV officiel ! (Et avec ça pas le courage de ses actes…)

Conclusion : Quand on confie le « Ministère de la Justice » à de tels individus, on ne peut plus s’étonner du foutoir judiciaire !

« Le Canard enchaîné »  n° 4348  d’après David Fontaine?

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