*2009 Le gendarme tue un gitan (affaire Joseph Guerdner)

L’héroïque pandore qui avait abattu Joseph Guerdner, père de trois enfants 10 mois, 3ans et sept ans),  en mai 2008 à proximité de la gendarmerie de Draguignan a bénéficié d’un non-lieu le 18 aout 2009.

Joseph devait pointer une fois par semaine dans cette gendarmerie et il pratiquait cet exercice plutôt contraignant depuis déjà deux ans. Le 23 mai 2008, il est interpellé et emmené fissa à la gendarmerie afin d’y être interrogé sur sa participation éventuelle à un vol de camion avec séquestration du chauffeur.

Après plusieurs heures de garde à vue, il est autorisé à fumer une cigarette dans le couloir. Il profite alors d’un instant d’inattention pour sauter par la fenêtre d’une hauteur de près de cinq mètres.

Face à la terrible menace que représentait Joseph (qui avait les poignets et une cheville  menottés) , un gendarme juge nécessaire de l’arrêter coûte que coûte en  lui tirant dessus à sept reprises, atteignant par trois fois sa victime dont un coup mortel au thorax.

Malgré les balles et les menottes, le nez et la mâchoire fracturée dans la chute, Joseph réussit à escalader un grillage d’enceinte  puis à grimper dans un arbre pour s’y cacher. Il en retombera quelques instants plus tard, succombant à ses blessures.

Le procureur de Draguignan avait ouvert une information pour homicide volontaire. Mais c’est finalement la qualification de coups mortels qui est retenue par les deux magistrats instructeurs pour la mise en accusation du gendarme.

La question qui se posait quant à la responsabilité du gendarme était de savoir s’il avait ouvert le feu dans des conditions légales. Dans son réquisitoire définitif début juillet le substitut du procureur estime :  » On était dans le cadre légal d’une évasion. Le fuyard savait qu’il avait affaire à des gendarmes. Les sommations ont été faites. L’expertise balistique a montré qu’il avait été atteint par les trois derniers cou^s de feu, les précédents pouvant être considérés comme des coups de semonce. Le gendarme n’a fait qu’appliquer le texte de la gendarmerie. »

Les juges d’instruction ont partagé cette analyse, concluant dans leur ordonnance, que le gendarme avait ouvert le feu dans des conditions d’absolue nécessité, prévues par un décret du 20 mai 1903, parce  qu’il n’y avait pas d’autre moyen d’empêcher l’évasion.

La loi punit ainsi le délit de fuite par une éventuelle peine de mort instantanée !

Pourtant la Cour de cassation avait mis un bémol à cette loi en 2003, soit un siècle plus tard, en précisant que l’usage d’une arme de service doit être « absolument nécessaire » et  « proportionné » au danger.

La famille de Joseph a fait appel.

« CQFD » n° 70 du 15/09/09 et « Var matin.com » du 21/08/09  d’après …

Denidejustice: Nous souhaitons connaître les noms des juges et proc’ qui ignorent la jurisprudence. Merci de nous aider.

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34 Réponses to “*2009 Le gendarme tue un gitan (affaire Joseph Guerdner)”

  1. Margueritat Claude Says:

    Imaginons un instant qu’un ado se fasse coffrer par les gendarmes pour avoir « emprunté » une mobylette ou chapardé quelques paquets de biscuits dans une grande surface. Effrayé, paniqué par sa mise en garde à vue, lui aussi saute par la fenêtre et tente de s’enfuir. Le gendarme, qui n’a pas envie de courir après parce qu’il vient d’avaler deux ou trois bières (1), dégaîne et abat le gamin.

    Selon nos brillants magistrats pour qui, apparemment la vie d’un individu, fusse-t-il un truand, ne vaut pas grand chose, il n’y a rien à redire. Délit de fuite = application de la loi du 20 mai 1903. Circulez y rien à voir!

    C’est un peu étriqué comme raisonnement !

    (1) Dans toutes les gendarmeries il y a une réserve de bières et autres alcools qui, officiellement, sert à fêter les départs, anniversaires, remises de médaille, etc. Mais ces mêmes bars clandestins servent aussi, moins officiellement, aux soiffards de service … (dixit de jeunes gendarmes parfois étonnés de ces pratiques).

  2. MARTIN Says:

    En réponse à Mr MARGUERITAT, preuve que les dénis peuvent être dans les deux sens, ne lui déplaise (après une bonne bière)…

    Extrait de : « La Voix du Nord »
    « Après l’agression d’une de leurs collègues, les policiers s’indignent du sort réservé au suspect

    dimanche 11.10.2009, 05:02 – La Voix du Nord
    Les policiers de l’hôtel de police de Douai sont solidaires de leur collègue

    Depuis mercredi et ce contrôle qui a mal tourné (notre édition d’hier),

    les policiers douaisiens font preuve d’une même indignation. « S’attaquer aux forces de l’ordre, c’est devenu banal ! », lâche le secrétaire général de l’Union policière.

    C’était mercredi, à 16 heures, rue des Trannois à Dorignies. « On s’apprêtait à contrôler trois jeunes gens, on pensait à du stup’ », témoigne Gaëtane (prénom d’emprunt), fonctionnaire de police d’une trentaine d’années. Le contrôle s’est mal passé. Des trois hommes, l’un a tenté de s’enfuir, les policiers se sont interposés… Gaëtane était en protection, elle a tenté de le bloquer. « Il ne s’en est pas pris à mes deux collègues hommes, poursuit Gaëtane, je lui ai servi de punching-ball. » « En dix secondes,explique l’un de ses collègues, elle a pris deux coups de poing et un coup de pied au visage. » Gaëtane est en arrêt pour cinq jours : « Si j’ai voulu témoigner, ce n’est pas pour moi mais pour mes collègues qui sont sur le terrain et qui risquent la même chose. » Car voilà ce qui hérisse les policiers : le Douaisien de 18 ans soupçonné des violences a été interpellé, placé en garde à vue… mais laissé libre après son défèrement au parquet, vendredi. « On laisse en liberté un homme qui peut être dangereux pour la société quand on voit ce qu’il fait à un policier ! », poursuit l’Union policière.

    Jusque-là inconnu de la justice (ce qui a dû plaider en sa faveur), le suspect, pourtant identifié par les témoins, nie en bloc. Il comparaîtra libre devant le tribunal le 23 octobre. « 

  3. Margueritat Claude Says:

    Réponse de MARGUERITAT Claude à MARTIN.

    Dans l’affaire concernant ce gitan abattu, il y a mort d’homme ! Certes il y a délit de fuite mais l’homme est entravé et menotté. Il ne pouvait aller très loin.

    Et comme l’avait déjà rappelé la cour de cassation « l’usage d’une arme de service doit être « absolument nécessaire » et « proportionné » au danger ».
    Par ailleurs le manuel de formation de la police (celui de la gendarmerie ne peut dire le contraire) précise bien que « si les conditions de la légitime défense ne sont pas réunies, l’usage de l’arme est à proscrire. »
    La réaction du gendarme ne peut en rien être justifiée autrement que par un manque de sang-froid !

    Ceci dit, ce que denidejustice s’efforce de dénoncer c’est le laxisme de la justice à l’encontre des cow-boys de la police ou de la gendarmerie. Ces individus n’ont rien à y faire. Ils sont dangereux et devraient être systématiquement radiés. Il en va de la crédibilité des forces de l’ordre, ce que ne semblent pas comprendre ni les hiérarchies policières ou « gendarmesques », ni une magistrature asservie à l’Etat « policier » et de ce fait elle aussi dangereuse pour la société.

    Enfin l’affaire que vous rapportez amène plusieurs observations:
    Sur le propos de l’Union policière (que denidejustice s’est permis de souligner), on aimerait entendre la même Union policière s’indigner également quand on laisse courir un de ces policiers meurtriers, que non seulement l’on relâche pareillement, mais que l’on autorise à poursuivre leur carrière (révolver au poing) dans la police … « On laisse en liberté un policier qui est dangereux pour la société quand on voit ce qu’il fait à un interpellé. » Voilà l’indignation qu’on aimerait entendre de la part de l’Union policière !
    Quant au fait qu’il comparaisse libre , cela n’est pas nécessairement choquant. Ce qui pourra l’être, c’est qu’il ne fasse l’objet d’aucune condamnation, surtout si des témoins autres que les collègues de la policière agressée se manifestent. Nous connaissons tellement de cas de faux témoignages de policiers ou gendarmes pourtant « assermentés » que les collègues tout comme l’ensemble de la corporation deviennent suspects.

    A l’issue seulement du jugement rendu le 23 oct. nous pourrons alors éventuellement dénoncer un deni de justice. Pas avant Monsieur !
    Vous remarquerez que pour m’exprimer je ne me cache derrière aucun pseudonyme.

    • ritchi Says:

      « Par ailleurs le manuel de formation de la police (celui de la gendarmerie ne peut dire le contraire) précise bien que « si les conditions de la légitime défense ne sont pas réunies, l’usage de l’arme est à proscrire. »
      La réaction du gendarme ne peut en rien être justifiée autrement que par un manque de sang-froid ! »

      « On laisse en liberté un policier qui est dangereux pour la société quand on voit ce qu’il fait à un interpellé. » Voilà l’indignation qu’on aimerait entendre de la part de l’Union policière ! »

      Qui êtes vous,et que faites vous dans la vie pour vous permettre décrire ça?

      Vous devriez vous renseigner sur les prérogatives des policiers par rapport aux gendarmes,elles sont très différentes et ça vous éviterait d’écrire de telles inepties!

      Ce gendarme n’a fait qu’appliquer la loi!

      Vous n’avez qu’à pleurer auprès de ceux qui les ont « pondues »

      • Margueritat Claude Says:

        Ma réponse à Ritchi.
        Je ne suis pas sans ignorer qu’effectivement si le manuel de la police fait interdiction aux policiers d’utiliser leur arme sauf en cas de légitime défense, celui de la gendarmerie autorise le gendarme à en faire usage en cas de fuite d’un interpellé.
        Votre interprétation de mon propos est due à une imprécision de langage de ma part. Quand j’ai dit que « celui de la gendarmerie ne peut dire le contraire » j’entendais par là que le manuel de la gendarmerie ne « devrait pas dire le contraire », question de logique.

        Maintenant, comme cela est dit dans le billet de « Deni de justice » ce droit à tirer sur tout ce qui bouge accordé aux gendarmes date de 1903. En plus d’un siècle, nos gouvernants irresponsables (de drte comme de gche) n’ont pas trouvé le moyen de modifier la loi et d’aligner la gendarmerie sur la police.

        Seule la cour de cassation, pour d’autres affaires, avait déjà jugé que tirer sur un fuyard n’était pas acceptable (cf.le billet). Cette jurisprudence aurait, d’une part, dû être suivie dans cette affaire et, d’autre part, aurait dû alerter depuis longtemps les gardes des Sceaux afin d’abroger la loi de 1903.
        Seulement voilà, nos gardes des Sceaux sont beaucoup plus préoccupés à manipuler les dossiers afin de tirer leurs petits copains voyous des griffes des quelques magistrats qui tentent encore de faire leur travail avec honneur qu’à pondre des lois utiles à la société.

        Vous me demandez qui je suis ?
        Un citoyen qui ne se cache pas derrière un pseudo et qui a le courage de ses propos.
        Un citoyen qui en a assez du désordre de la justice et des bavures policières et « gendarmesques » couvertes par des magistrats irresponsables.
        Un citoyen qui en a assez de cette kyrielle de ministres de la justice et de l’Intérieur qui se succèdent, tous aussi incapables les uns que les autres et premiers responsables de tout ce désordre.
        Suis-je clair ?
        Aller pleurnicher ? C’est pas mon genre. C’est pourquoi je suis un des initiateurs de ce blog qui me permet d’user de ma liberté d’expression (tant qu’elle existe encore) pour dire mon désaccord.

        Enfin, la Ligue des droits de l’homme en France, la Cour européenne des droits de l’homme en Europe et l’ONG Transparency International à l’échelle de la planète ne cessent de dénoncer la tolérance judiciaire à l’égard de tous les cow-boys-tueurs de la police et de la gendarmerie françaises.
        Demandez-leur donc, à eux aussi, qui ils sont pour « se permettre d’écrire ça » …

      • denidejustice Says:

        Réponse au pseudo « Ritchi ».

        Vous oubliez une chose dans cette affaire, c’est que, si Joseph Guerdner a pu s’échapper, c’est qu’il y a une faute professionnelle du gendarme. En tirant sur le fuyard et en le tuant, le gendarme fgautif lui fait payer son incompétence.

        Quant à cette loi de 1903, elle est tout simplement une autorisation délivrée à des professionnels incompétents, de sanctionner par la peine de mort ! C’est grave dans un pays qui se veut être une démocratie … et qui a aboli la peine de mort !

        Cette loi de 1903, donc pondue un demi-siècle avant la Constitution de 1956, est caduque au regard de cette Constitution. Mais il y a encore des magistrats, qui devraient retourner à leurs chères études, pour en faire usage. .. Ahurissant !

  4. denidejustice Says:

    Denidejustice complément d’info à l’intention de MARTIN.

    Pour ce qui est de l’article de la Voix du Nord, il nous paraît manquer de rigueur. En effet, aucun des protagonistes n’y est nommé, ni le présumé agresseur, ni la policière agressée qui se cache derrière un pseudo. Craindrait-on d’éventuelles poursuites judiciaires pour divulgation d’infos trafiquées ?

    Par ailleurs pour mieux vous convaincre de la fiabilité des témoignages de policiers, voici une petite « anecdote ».

    Le 8 juillet 2005 un gamin de 15 ans habitant une cité de Poissy (Yvelines) a perdu un oeil après s’être fait « nettoyé » (sarkozisme) non pas au karcher mais au flashball.

    Dans « Le Parisien » du 10/07/05 un dénommé Christian Sonrier, patron de la sécurité des Yvelines témoigne ainsi sur ce qu’il qualifie « un malencontreux incident » :
     » Un jeune policier de 26 ans, bien noté par ses supérieurs, court après des squatteurs. Manque de chance, il n’a pas mis la sécurité sur son flashball et le coup part. Quand vous courez avec ça dans les mains, vous prenez des risques. »
    C’est énorme !
    Il en prend aussi des risques ce supérieur qui veut faire avaler à un tribunal qu’une balle tirée dans le dos d’un fuyard a pu l’atteindre dans l’oeil… D’une honnêteté qui saute aux yeux dirait « Le Canard ».
    Mais il est vrai que s’il y a des supérieurs hiérarchiques capables de tenir des propos absurdes, il y a malheureusement aussi des magistrats pour les avaler. Alors le risque n’est peut-être pas si grand !

    Convaincu MARTIN sur la valeur d’un témoignage de flic assermenté ? Ou faut-il qu’on en rajoute une couche ?

  5. MARTIN Says:

    Si vous voulez rester crédible, essayez de rester impartiaux, pour info Mr MARGUERITAT, MARTIN n’est pas un pseudo, c’est mon nom, je n’ai pas besoin de me cacher derrière. Bonne chance à vous, dans vos réformes de : La justice, la police, le journalisme et autres…

    extrait d’un article de presse, comme quoi tout le monde ne tire pas au flash-ball….

    « Le policier avait été blessé par balle : 12 ans de prison pour son agresseur
    La prison confirmée en appel pour Lasaad Challouf
    Le Courrier de Mantes
    Publié le: 31 janvier 2002

    Lasaad Challouf avait tiré sur un policier, Lionel Pereira-Garcia, en octobre 1995 dans le quartier des Garennes au Val-Fourré. Condamné en cour d’assises à 14 ans de prison, le prévenu qui invoquait un accident avait fait appel. La cour d’appel de Nanterre l’a condamné le mardi 22 janvier à 12 ans de réclusion.

    Il avait été condamné à quatorze ans de prison par la cour d’assises des Yvelines en janvier 2001. Mais Lasaad Challouf avait toujours nié avoir intentionnellement voulu tirer sur le policier Lionel Pereira-Garcia, grièvement blessé à la tête le 27 octobre 1995 à Mantes. Alors, le prévenu âgé de 28 ans a fait appel. Il avait été arrêté deux ans après les faits, suite à la découverte de l’arme, revendue à un homme chez qui les policiers l’avaient découverte, remontant ainsi la piste. L’arrêt de la cour d’appel de Nanterre a été rendu le mardi 22 janvier après deux jours d’audiences. Lasaad Challouf a été condamné à douze ans de prison pour «tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique».

    Les faits s’étaient déroulés le 27 octobre 1995 dans le quartier des Garennes, au Val-Fourré. Tandis que la Brigade anticriminalité procédait à un contrôle, un coup de feu était parti d’un immeuble voisin. Touché à la tête par une balle de 22 long rifle, le policier Lionel Pereira-Garcia, jeune fonctionnaire de la BAC, s’effondre. Mais la balle qui a pénétré dans la tête de haut en bas au niveau de l’oreille, ressortant par la mâchoire, n’a occasionné aucune lésion mortelle. Après une importante intervention chircurgicale, le policier est sauvé. En 1996, lors de l’inauguration du commissariat de Mantes, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Jean-Louis Debré, remettra d’ailleurs une décoration au fonctionnaire miraculé.

    L’arme retrouvée deux ans après

    L’enquête s’enlise alors, mais deux ans après, l’arme ressurgit. Lasaad Challouf ne s’en est pas débarassé définitivement, mais il l’a revendue. Et les policiers mettent la main sur son nouveau propriétaire à l’occasion d’une autre affaire. Mais la balistique prouve qu’il s’agit de l’arme qui a tiré sur Lionel Pereira-Garcia, et pour ne pas porter le chapeau, le propriétaire indique à qui il l’a achetée.

    Arrêté en novembre 1997, Lassad Challouf nie tout de suite avoir voulu tirer sur le policier. Il invoque le fait qu’il visait une voiture avec l’arme (une Mercédès), qu’un coup de vent avait rabattu la fenêtre, qu’il avait pris peur et que le coup était parti tout seul, blessant le policier. C’est ce qu’il avait dit àla cour d’assises des Yvelines, devant laquelle il comparaissait l’an dernier pour «tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique».

    «Je n’ai pas voulu tuer»

    Et c’est ce qu’il a répété devant la cour d’appel de Nanterre, invoquant le fait qu’il avait enfin «une vie stable, un emploi, une fiancée» et qu’il n’avait aucune raison de remettre en cause tout cela à cause d’un geste fou. «Je n’ai pas voulu tuer, j’ai été idiot, impulsif et mon geste est inexplicable, mais je n’ai pas voulu tuer. J’espère qu’un jour M. Pereira me croira et acceptera mes excuses» a plaidé l’accusé.

    Ce n’était pas le cas à l’audience, où la victime a rappelé que le jeune homme avait déjà été condamné en février et novembre 1996 pour outrage et rebellion envers des policiers. Ce portrait de jeune «anti-flic», l’avocat de la défense a tenté de l’effacer, Me Didier Liger martellant que Lassad Challouf n’avait pas de mobile pour tuer, et que «sa personnalité ne cadre pas avec les faits».

    En dépit de cette plaidoirie, la cour l’a condamné, suivant l’avis de l’avocat général qui avait indiqué que «Lassad Challouf est devenu un criminel en une fraction de seconde» et que c’était «le hasard du moment qui avait fait qu’il avait tiré». Pour Yves Jannier, Lasadd Challouf «a voulu tuer Lionel Pereira». L’avocat général avait requis quinze ans de prison ferme, la cour a condamné Lasaad Challouf à douze ans de réclusion. »

  6. Margueritat Claude Says:

    Bonjour M.MARTIN ! Très heureux de savoir que vous ne vous cachez pas derrière un pseudo.

    Je pense que notre conversation est partie sur un malentendu. Ce blog n’est dirigé ni contre la police, ni contre les gendarmes ni contre qui que ce soit d’autre que la justice. C’est un blog contre cette magistrature lâche et irresponsable parce que jamais réellement sanctionnée (cf.Outreau).

    Si nous sommes amenés à faire état de toutes ces affaires impliquant les forces de l’ordre c’est justement parce que cette justice , procs’ de la République en tête, asservie au pouvoir politique , s’ingénie à étouffer. Tout gendarme ou policier qui tue alors qu’il n’est pas en état de légitime défense devrait être radié.

    Du fait de cette « indulgence malsaine » policiers et gendarmes ont un sentiment d’impunité qui les encourage à ces comportements criminels.
    Chaque année Amnesty International ou la Ligue des droits de l’homme dénoncent, multiples cas concrets à l’appui, ces violences meurtrières et autres brutalités tandis que la Cour européenne condamne la justice française pour ne pas avoir donné suite aux plaintes des citoyens.

    Le deni de justice va dans les deux sens (mais trop souvent au bénéfice des forces de l’ordre) et il est également condamnable. Ce Lasaad Challouf a pris, à juste titre, 12 ans de réclusion. Pourriez-vous me citer un seul cas d’un policier « tueur » ayant pris 12 ans ? Savez-vous combien de ces « tueurs » sont autorisés à poursuivre leur carrière ?

    Notre objectif est la réforme de la justice: indépendance et responsabilité civile des magistrats. Lorsque ceux-ci auront des comptes à rendre devant le peuple et qu’il en ira de leurs propres deniers pour indemniser les victimes de leurs erreurs, ils se pencheront avec une autre attention sur les dossiers mettant en cause policiers et gendarmes qui à leur tour y réfléchiront à deux fois avant de dégainer.

    Les comportements de cow-boys des forces de l’ordre ne sont que la conséquence du laxisme de la justice.

  7. MARTIN Says:

    @ Mr MARGUERITAT, non, il ne s’agit pas d’un malentendu, je suis venu sur ce blog, croyant que vous dénonciez les erreurs de la justice, et je me suis rendu compte que vous dénonciez systématiquement les cow-boys de la Police et de la Gendarmerie, avec force lieux communs et clichés navrants. Etant moi-même policier avec 20 ans de service, n’ayant jamais utilisé mon arme et ayant croisé très peu de cow-boys, mais beaucoup de fonctionnaires désarmé devant l’incompréhension et la haine de beaucoup de concitoyens, malgré un engagement journalier pour aider son prochain ( et oui, les forces de l’ordre sauvent aussi des vies, ils ne mettent pas que des PV), je voulais simplement faire remarquer que beaucoup des nôtres laissent leur vie sur l’autel de l’indifférence et même de la joie (pour certains), et que personne ne se rend compte que si l’on continue comme cela, l’armée finira dans la rue et beaucoup de grandes âmes « bienpensantes » se diront alors : »zut ! on a loupé un épisode…. Pour conclure, voici encore deux malheureux exemples…

    « le 27/02/2008 – 20h07
    Un policier est décédé mercredi dans un hôpital de Marseille après avoir été percuté par un véhicule, la veille, alors qu’il effectuait un contrôle de vitesse à Istres.

    Le brigadier major Yvan Llopis, 42 ans, était dans le coma depuis l’accident survenu mardi matin. Il a été fauché par un conducteur âgé de 36 ans qui ne présentait aucune trace d’alcool ou de stupéfiants. Ce dernier avait été mis en examen à Aix-en-Provence pour blessures involontaires et placé sous contrôle judiciaire, avant l’annonce du décès. Un supplément d’information pour homicide involontaire a été ordonné.

    La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a « fait part de sa très vive émotion », dans un communiqué, et a présenté « ses sincères condoléances à la famille de la victime et à ses proches ».

    « le 14/10/2009 à 13:17
    Hier, un gendarme de 55 ans a été fauché et tué par un automobiliste, lors d’une opération de contrôle de vitesse près d’Auxerre.

    L’accident s’est produit « peu après 16H30, lors d’une opération de contrôle de vitesse » sur la route nationale 151 sur la commune de Merry-Sec (Yonne), entre Auxerre et Clamecy, selon les gendarmes.

    Le militaire, du groupement de gendarmerie de l’Yonne, a été fauché par le véhicule qu’il s’apprêtait à contrôler.

    La victime, qui était « à un an de la retraite », est décédée quelques instants après le choc malgré l’intervention rapide des secours.

    On apprend aujourd’hui que le conducteur circulait à 140 Km/heure au lieu de 90 Km/heure. C’est pour cette raison que les gendarmes lui ont demandé de s’arrêter selon France 2.

    Le chauffard a essayé de contourner le contrôle et il a heurté un gendarme qui est décédé.

    On apprend également qu’il n’était plus titulaire du permis de conduire à la suite d’infractions à la vitesse.

    Une information judiciaire « pour homicide involontaire et refus d’obtempérer » devrait être ouverte dans les jours prochains.

    L’individu est toujours en garde à vue. »

    • zetkin Says:

      Peut être est-il trop tard pour intervenir dans cette discussion où monsieur martin veut à tout prix nous prouver que les policiers et gendarmes risquent leur vie à faire leur métier et qu’ils ne sont pas épargnés par la Justice. Différents évènements plus ou moins mortels nous démontrent le contraire. Les 6 CRS de Dunkerque ont été condamnés à du sursis et ne seront pas radiés de la police, pour avoir fait un guet-apens en usant de leur matériel. Les CRS 7 qui ont commis sous leur uniforme des viols en réunion, sous forme de chantage, ont eu du ferme mais combien? 7 ans pour le maximum.(ouf ils ont été radiés). Nous n’avons pas les mêmes armes, ni devant eux lorsque nous manifestons, ni devant la Justice quand ils se prétendent assermentés alors que nous savons qu’ils font de fausses dépositions.

      Du procureur au président, quand il faut protéger les policiers, tout est utilisé et malheur à celui qui de bonne foi pense que son innocence évidente va sauter aux yeux des magistrats, sans avoir besoin d’un avocat qu’il ne peut pas se payer. En appel, c’est encore pire.

      Nous avons résolu en partie le problème et nous conseillons aux militants de ne jamais rien déclarer au commissariat car il est évident que la version des policiers assermentés varie en fonction de nos déclarations, dans le contexte d’un outrage ou d’une interpellation dont les motifs ne sont pas légaux. La rébellion est souvent synonyme d’une violence policière précédant l’arrestation. C’est ce qui se passe avec quelques réfugiés quand le matraquage est trop visible.

      Il faudrait réclamer l’égalité de traitement entre citoyens et policiers lorsque les policiers se disent victimes. que leur parole devant le tribunal ne soit pas jugée supérieure à la parole du citoyen puisqu’ils déposent plainte pour leur compte personnel. et comme ils se promènent parfois avec leurs caméras censées nous faire peur, il serait malin sans doute de leur part, de filmer ce qui s’est produit quand cela se produit.

      Je suis réputée auprès de la police pour les photographier dans leurs démarches de contrôles au faciès. Comme il est légal d’agir ainsi, ils ont trouvé une excellente parade: m’accuser d’outrage. après avoir passé ma première garde à vue mouvementée, j’ai songé filmer leurs interventions en pensant bêtement que la Justice aurait les preuves vidéos de leur mensonge. C’est au moment de mon premier passage devant un TGI que j’ai tout à coup compris que le tribunal pouvait choisir de ne pas regarder mes preuves et donc, parole de militante contre policiers, je n’ai jamais gagné. Un président de cour d’appel m’a même dit que ma vidéo était réalisée par un tiers non incriminé. Qu’est-ce que c’est que cette justice? Un bénévole bizarrement arrêté par des CRS sous les ordres du sous-préfet, a réussi en appel à obtenir la relaxe complète. Mais selon les présents au tribunal, c’est après avoir déclaré que la police faisait son travail en général et que la situation s’arrangeait sous sarkozy. Propos que je n’arriverai pas à tenir pour me sortir d’une condamnation, je l’avoue. Et depuis sa première comparution, ce bénévole a enjoint à son asso de ne plus surveiller les policiers. J’aimerai que nous soyons à égalité d’armes. Je ne reconnais plus ni la police, ni la Justice de mon pays. J’ai la nette sensation que ce sont eux-mêmes des militants politiques armés d’un bord qui est l’inverse du mien, ou au minimum des employés obéissant à des ordres et des consignes illégaux.

      • denidejustice Says:

        Il n’est jamais trop tard pour intervenir et témoigner. D’autres citoyens ont malheureusement vécu les mêmes situations face à des magistrats qui ont pourtant fait serment de « se conduire en tout comme un digne et loyal magistrat ».
        On en vient à se demander si les mots « dignité » et « loyauté » ont un sens pour trop de nos magistrats …

        Déjà les procureurs ont pris une bonne claque quand la cour européenne s’est refusée à leur reconnaître le statut « d’autorité judiciaire »…

        Si ces gens là avaient un minimum de fierté, d’amour propre, ils devraient crever de honte et avec eux les Présidents de la République et autres Gardes des Sceaux qui ont permis qu’on en arrive là !

  8. Margueritat Claude Says:

    Monsieur Martin j’ai quelques difficultés à vous suivre.

    Ce blog est un blog destiné à dénoncer les dérives judiciaires. Mais il s’avère que ces dérives concernent un certain nombre d’affaires mettant en cause des policiers et des gendarmes.
    Je ne doute pas qu’il y ait dans l’un et l’autre de ces corps des hommes et des femmes qui font leur boulot honorablement. Mais tant qu’un certain corporatisme malsain protègera les brebis galeuses, tant qu’une magistrature à la botte de gouvernants incapables épargnera ces mêmes brebis galeuses, c’est l’honneur de l’ensemble de ces professions qui en pâtira. Et je comprend que le tableau de la police qui naît indirectement de cette collecte d’affaires judiciaires mal menées puisse choquer l’honnête « flic » que vous êtes sans doute.

    Je déplore, tout comme vous, les deux accidents auxquels vous faites référence et si les coupables ne sont pas sanctionnés il y aura deni de justice. Suis-je clair ? Mais tant que la justice ne s’est pas prononcée (sauf à ce qu’elle traîne irraisonnablement), nous ne pouvons rien dire.

    Sans vouloir être sarcastique outre mesure, j’ajouterai : que ces chauffards soient sanctionnés avec la même sévérité que le sont tous ces policiers et gendarmes impliqués dans les affaires rapportées par denidejustice …

    Toutes ces affaires, elles ne sont pas inventées. Je l’ai déjà dit: nombre d’entre elles figurent dans les rapports annuels d’Amnesty International et de la Ligue des droits de l’Homme qui dénoncent à la fois les violences policières et la manière dont elles sont jugées, mais aussi de la Cour européenne qui elle, condamne la justice française pour ses deni de justice. Et cela coûte très cher au contribuable … pas au policier fautif !

    Vous remarquerez, – d’une part que pour chaque affaire rapportée c’est avant tout le nom des magistrats défaillants qui nous intéresse, et que denidejustice n’a jamais sollicité celui des policiers ou gendarmes mis en cause, – d’autre part que les affaires concernant les forces de l’ordre (ne) représentent (que) 10% des affaires rapportées …

    Maintenant un petit mot en marge de notre sujet mais c’est vous qui l’avez suscité.
    Certes il y a des policiers et des gendarmes qui subissent de graves dommages corporels ou perdent la vie dans l’exercice de leur métier. Ce métier vous l’avez choisi avec ses avantages et ses inconvénients, ses risques. Et si certains disparaissent dans l’indifférence générale, dites-vous qu’il en va pareillement ailleurs: combien d’ouvriers du bâtiment meurent ou restent estropiés chaque année chutant de leur échafaudage, ou écrasés par une poutrelle ? Combien de marins-pêcheurs sont emportés par une lame et disparaissent, quand ce n’est pas leur bateau qui est harponné par un sous-marin qui n’a pas le courage d’avouer son erreur ? Combien d’enseignants se retrouvent en hôpital psychiatrique parce que les gosses deviennent ingérables, quand ils ne sont pas poignardés par ces mêmes gamins ? etc. etc.
    Et à ceux là nul ministre ne fait part de « sa très vive émotion » et on ne leur fera ni obsèques en grandes pompes ni distribution de médaille.
    Une véritable indifférence …

    En conclusion: Je suis « heureux » que ce blog vous heurte. Puisse-t-il être une prise de conscience des responsables de votre corporation. « La certitude d’une sanction est le fondement de toute prévention ». Quand les policiers et gendarmes « tueurs ou violents » ou encore « menteurs assermentés » seront justement sanctionnés et que tous ceux qui ont la gâchette ou le coup de matraque faciles auront la certitude d’être sanctionnés et virés, la Police (plus particulièrement) et la Gendarmerie retrouveront l’estime des citoyens.
    Il en va de même de notre « Justice ».

  9. MARTIN Says:

    @r MARGUERITAT, bien sûr, en dernier argument on nous renvoie au combien célèbre :  » ce sont les risques du métier », alors merci de vous demander si toutes les professions citées par vous ne font pas l’objet d’un déni de justice et cessez de vous retrancher derrière amnesty et la ligue des droits de l’homme qui nous resservent leur sempiternel rapport tous les ans, sans que les médias ne parlent des autres pays. Auriez-vous envie de faire un séjour en garde à vue au brésil ou même en turquie. Mais non, tellement plus facile de taper sur les mêmes. Saviez-vous que le budget journalier de la justice francaise est l’un des plus bas d’europe ? Ne serait-ce pas une explication pour beaucoup de dysfonctionnements ? Posez-vous les bonnes questions et une fois de plus, c’est tellement facile et réducteur de citer les « flics tueurs » et « racistes », à longueur d’articles, je vous ai prouvé qu’on pouvait aussi facilement trouver des articles. Et je vous signale, mais je pense que c’est inutile car j’ai l’impression que votre opinion est formatée, que ce que j’ai cité ne sont pas de simples « accidents du travail », mais des actes d’incivilités qui se terminent en homicide, et ces actes trouvent leur fondement dans les mentalités comme la vôtre. Vous ne pouvez pas mettre en parallèle le pêcheur qui perd la vie en mer et le policier qui se fait renverser par un chauffard, (vous remarquerez que ce ne sont pas de simples accidents de la route), le problème c’est que cette profession doit être respectée, sinon, c’est la porte ouverte à toutes les dérives. En france, c’est devenu une agression quand un policier sort son arme par qu’il se sent menacé, allez aux USA et vous me direz ce qu’ils font là-bas…Et oui, désolé, mais à force de dire que la justice ne fait pas son boulot et que les flics font de bavures à chaque accident, on en arrive à ce que bon nombre d’individu se dise : à quoi bon s’arrêter, de toutes façons, on est foutu..
    Alors, pour conclure, oui pour une meilleure justice, oui pour juger les auteurs de « bavures » avérées, oui également pour sanctionner les délits et les crimes contre les forces de l’ordre avec sévérité.

  10. Margueritat Claude Says:

    Monsieur Martin bonjour!
    Vous avez eu l’honnêteté de me dire que vous étiez policier, mais je l’avais subodoré dès votre premier courrier. Et aujourd’hui je pense même que vous êtes syndiqué sinon syndicaliste. C’est votre mode de raisonnement qui m’y amène.

    Que chacun balaye devant sa porte ! Ce qui se passe ailleurs ne justifie pas ce qui se passe en France (une France donneuse de leçons en matière des droits de l’homme alors qu’elle est dans le peloton de tête des Etats sanctionnés par la Cour européenne). Alors que j’étais au collège et que je n’avais pas eu la moyenne en maths (8 ou 9) je tentais de me défendre en disant à mon père: « Oui mais je suis tout de même dans le premier quart de la classe. » Ce à quoi il m’a répondu « Ce n’est pas parce qu’il y a trois quarts d’imbéciles dans ta classe que tu dois te satisfaire de ta note. » et il avait raison. Plus tard je serais amené à retourner son raisonnement à ce père assez brutal avec ses enfants : « Ce n’est pas parce que le voisin fout des raclées a ses gosses que tu dois t’autoriser à cogner sur tes enfants ». Et aujourd’hui je vous dis :  » Ce n’est pas parce que c’est pire dans les geôles du Brésil que l’on doit accepter ce qui se passe en France. »
    Si la mentalité ne change pas dans la police, si la justice persiste à protèger les « tueurs », un jour viendra chez nous aussi, où les citoyens s’organiseront, comme aux Etats-Unis, en sections de « cob watchers » pour se protéger contre … leur police !

    Dans aucune des affaires citées sur ce blog, les policiers et gendarmes « tueurs » n’étaient en légitime défense et il en sera de même de toutes celles à suivre. Et cessez, s’il vous plaît, d’assimiler la police dans son ensemble à quelques individus qui n’ont rien à y faire. C’est vous qui raisonnez ainsi, pas moi.
    Personnellement c’est l’élimination de ces policiers que je souhaite, tout comme je souhaite l’élimination des politicards ou des magistrats véreux.

    Et je persiste et signe : trop de magistrats sont indignes de leurs fonctions tout comme trop de policiers le sont.

    Et votre conclusion me conviendrait si vous aviez écrit « oui pour sanctionner durement les auteurs de bavures avérées ». Car jugés ils le sont mais avec plus que de la complaisance : de l’indécence !

    Juste une petite question: Que pensez vous des « bobbies » anglais qui ne sont pas armés, font le même boulot que vous et ne sont l’objet (sauf erreur de ma part) d’aucune condamnation par la Cour européenne ?

  11. MARTIN Says:

    @Mr MARGUERITAT, je crois avoir tout dit précédemment, soyez-sûr que j’ai bien compris le sens de votre blog, je reste néanmoins sur mes positions citées plus haut. Pour ce qui est des syndicats, vous pensez qu’un flic non syndiqué ne peut pas échanger de propos sur un blog? Quand à la police britannique, je vous signale que depuis 2002 tous les policiers britanniques sont armés, exceptés les « Bobbies » qui sont l’équivalent chez nous de la Police municipale quand à leur missions. Ils ont leurs bavures eux-aussi et leurs problèmes également (tapez « bavure police anglaise » sur google). Si j’ai parlé des autres pays, ce n’est pas pour éluder les problèmes Français qui existent certes, c’est pour les relativiser et que cesse cette vision nombriliste de nombre de Français qui pensent que les problèmes n’existent qu’en France, que nous avons le plus pays du monde et que nous sommes les plus malins….
    Pour terminer, je voudrais vous laisser un petit texte écrit par un policier anonyme pour tenter de gommer les clichés à la « Julie Lescaut » et autres fictions déformantes de la réalité Policière (ce sera dur).

    « Qu’est-ce qu’un flic ?

    Les flics sont des êtres humains comme vous et moi (croyez-le ou pas). Il en existe des deux sexes et de toutes les tailles. La taille varie selon que vous en cherchiez un ou que vous essayiez de cacher quelque chose. Cependant, ils sont essentiellement du genre « costaud ».
    On trouve des flics partout : sur terre, en mer, dans les airs, à cheval, en voiture, et même sur votre dos. Malgré le fait « qu’on en trouve jamais un quand on en a besoin », ils sont généralement là quand c’est vraiment important. La meilleure façon d’en trouver un est d’appeler la police.
    Les flics font des sermons, mettent parfois un bébé au monde et transmettent les mauvaises nouvelles. On leur demande d’avoir la sagesse de Salomon, la douceur d’un agneau et des muscles d’acier, et on les accuse souvent d’avoir un coeur du même métal. Le flic est celui qui sonne à la porte, inspire profondément, et annonce le décès d’un être cher, puis passe le reste de la journée à se demander pourquoi il fait ce foutu boulot.
    A la Tv, un flic est un balourd qui ne trouverait pas une contrebasse dans une cabine téléphonique. Dans la réalité, on espère de lui qu’il retrouve un petit garçon « à peu près grand comme ça » dans une foule d’un demi-million de personnes. Dans les films, il reçoit de l’aide de détectives privés, de journalistes, et de passionnés d’enquêtes policières. Dans la réalité, tout ce qu’il peut obtenir des gens c’est « j’n’ai rien vu ».
    Quand il donne un PV c’est un monstre. S’il vous laisse partir, c’est un chou.
    Pour les enfants, il est soi un ami, soit un ogre, selon l’humeur des parents.
    Il travaille 24 heures sur 24, le dimanche et les jours fériés, et ça le tue toujours quand un petit malin lui dit « hé, demain c’est le carnaval, je suis en congé, si on allait faire la fête? »(Ce jour là il travaille 20 heures).
    Un flic est comme une petite fille, qui, quand elle est sage, est très très gentille, mais qui, quand elle est méchante, est une sale petite peste. Quand il fait bien son boulot, « il est payé pour ça ». Quand il fait une erreur, « c’est un salaud, lui comme les autres ». Quand il abat un gangster lors d’un braquage à main armée, c’est un héros, sauf si le gangster « n’est qu’un pauvre gosse, tout le monde aurait vu ça ».
    Beaucoup d’entre eux ont des maisons, certaines d’entre elles sont couvertes de lierre, mais la plupart sont couvertes d’hypothèques. S’il conduit une grosse voiture, c’est un ripoux, s’il conduit une petite voiture, « personne ne marche dans son bluff ». Son banquier lui fait confiance : c’est utile, parce que son salaire n’est pas fameux. Les flics élèvent beaucoup d’enfants qui, la plupart du temps, sont les enfants des autres.
    Un flic voit plus de misère, plus de sang couler, plus de problèmes et plus de levers de soleil que la moyenne. Comme le facteur, le flic est dehors par tous les temps. Son uniforme change avec la météo, mais sa vision de la vie reste la même : sans enthousiasme, mais gardant l’espoir de jours meilleurs.
    Les flics aiment les jours de congé, les vacances et le café. Ils n’aiment pas les klaxons, les disputes familiales, et les auteurs de lettres anonymes. Ils ont des syndicats, mais ils ne peuvent pas se mettre en grève. Ils doivent être impartiaux, courtois, et doivent toujours se souvenir de la devise « à votre service ». Cela s’avère parfois difficile, spécialement quand un excité leur rappelle « je paie mes impôts ! c’est moi qui paie votre salaire », car eux aussi paient des impôts.
    Les flics reçoivent des médailles quand ils sauvent des vies, quand ils arrêtent des chevaux emballés, et quand ils échangent des coups de feu avec des bandits (souvent, c’est une veuve qui reçoit la médaille). Mais de temps en temps, la plus grande récompense c’est, quand, après avoir rendu service à un petit vieux, ils reçoivent une poignée de main chaleureuse, voient deux yeux reconnaissants et entendent « merci beaucoup ».

  12. MARTIN Says:

    Police nationale : ces suicides dont on ne parle pas
    France Info – 20 novembre 2009
    « On a beaucoup parlé des suicides à France Télécom, mais le taux de suicide dans la police y est deux fois plus important : 16 pour 100.000 à France Télécom, 35 pour 100.000 dans la police. Chaque semaine, un policier se suicide : c’est une moyenne observée depuis des années…
    Aucune statistique n’est disponible sur le sujet, même au ministère de l’Intérieur. Mais c’est un phénomène observé : de plus en plus de policiers se suicident sur leur lieu de travail.
    Souvent, pour un suicide de flic, l’explication officielle donnée est « raisons privées ». Cela joue, c’est évident, tout comme jouent, dans le cas d’un suicide sur le lieu de travail, en uniforme, au commissariat, les raisons professionnelles.
    C’est notamment l’avis de Bénédicte Desforges. Cette policière s’est fait connaître du grand public il y a deux ans pour son livre « Flic », un recueil de chroniques du métier de police secours. Aujourd’hui en disponibilité, elle se fait la porte-voix de ses collègues qui lui apprennent, régulièrement, que untel s’est flingué.
    Au banc des accusés : la culture du résultat, la religion du chiffre, des statistiques. Une pression dénoncée par de nombreux syndicalistes.
    Le ministère de l’Intérieur répond que le nombre de suicides aurait plutôt tendance à baisser : 34 à la mi novembre 2009, 44 à la même époque l’an dernier. Autre réponse : un policier passe à l’acte plus facilement, parce qu’il a son arme de service (60% des suicides).
    Le taux de suicide dans la police est tout de même beaucoup plus important dans la police que dans la population française : 20 pour 100.000 dans la population, 35 pour 100.000 dans la police et 39 pour 100.000 dans l’Education nationale.
    La place Beauvau attend pour la mi-décembre un rapport d’étape de l’Inserm sur le sujet.

    Enquête : Franck Cognard

    Chiffres et études sur le site victimesdudevoir.info
    Cachez ce malaise policier que je ne saurais voir (SNOP)
    Suicides dans la police (CHSCT)
    Les psychologues de la Police nationale »

    « C’est en écoutant leur oraison que l’on découvre aux morts,les qualités qu’ils avaient de leur vivant… »
    J. Delatour

  13. Margueritat Claude Says:

    Encore une fois, M.Martin vous faites un amalgame malheureux ! Et ceci parce que vous êtes trop imprégné du discours corporatiste des syndicats policiers.

    Les suicides que je peux déplorer comme vous sont une chose. Qu’ils soient la conséquence des pressions exercées sans doute. Mais ces pressions nul n’est obligé de les subir : faire son boulot proprement sans se sentir obligé de répondre au chiffre exigé par la hiérarchie en matière de contraventions qui amène à verbaliser pour tout et rien (par exemple) doit permettre à un policier de rester digne.

    Les multiples bavures, meurtres, tabassages et autres voyouteries sont tout autre chose. Quel rapport entre les pressions et le fait que des policiers se comportent en ripoux ?
    Est-ce ce climat de tension qui oblige ces voyous à piquer dans les saisies (cf.notre dernier billet) ? Est-ce ce même climat qui obligeait un commissaire de police à « placer son fric » dans des clubs échangistes gérés par un collègue et à utiliser les fiches de police pour recruter les clients ?

    La réalité est toute autre. S’il y a tant de suicides dans la police, s’il y a tant de bavures en tous genres, c’est tout simplement que l’on recrute des individus qui n’ont rien à y faire : faibles moralement et psychologiquement donc incapables de supporter les rigueurs qu’exigent la profession (les suicidés), incapables de garder leur sang-froid (les tueurs), sans valeurs morales (les tabasseurs et autres ripoux).

    La police a la possibilité, par voie interne de prendre les sanctions qui s’imposent et d’éliminer de ses rangs ses brebis galeuses. Elle ne le fait pas ! Pourquoi ? Simplement parce que la hiérarchie à tous les étages n’est pas exempte de critiques, parce que les syndicalistes policiers comme tous les syndicalistes fricotent avec des gouvernants pas très propres, en un mot parce que la France est un pays corrompu (cf. les rapports de Transparency International ).

    Que la police balaie devant sa porte, elle retrouvera un certain crédit aux yeux du peuple !

    Quant à votre citation de ce J.Delatour, obscur(?) penseur, c’est du vent !
    De combien de dictateurs a-t-on prononcé l’oraison élogieuse ? Les oraisons ne sont que trop souvent un moyen de camoufler les pires saloperies commises par le défunt … Et dans son contexte cette pensée n’est peut-être pas à prendre au premier degré …

    Ce blog est né de l’indignation d’un magistrat face à nos critiques de la magistrature afin de lui ouvrir les yeux sur la médiocrité de sa corporation.
    Devront nous en ouvrir un sur la police pour mieux vous convaincre ?

    Oui, la magistrature est un monde médiocre.
    1) Parce que ce ne sont pas les meilleurs étudiants en droit qui se dirigent vers l’Ecole de la magistrature.
    2) Parce que chaque année près d’un tiers des étudiants en sortent sans avoir atteint la moyenne au concours de classement.
    3) Parce que ces gens là ne sont pas civilement responsables de leurs erreurs et que ce statut génère l’irresponsabilité et la lâcheté.

    On peut tenir un discours analogue en ce qui concerne le recrutement dans la police. Combien de policiers ne sont là que parce qu’ils étaient incapables de faire autre chose ?

  14. MARTIN Says:

    Et oui , Mr MARGUERITAT, et vous vous êtes trop imprégné également, de quoi, je ne sais au juste, mais on sent quand même une légère expérience de syndicaliste et de revendicateur, me trompe-je ? En tout cas, je constate que vous êtes pétri de certitudes, et sûr de votre fait. Si je suit votre raisonnement, les gens qui se suicident sont des lâches ? Vous savez que pour se suicider, il faut beaucoup de courage? Non, je doute que vous ayez beaucoup d’expérience dans le genre. Moi, je peut vous dire, (avec mes modestes 21 ans d’expérience), que j’ai perdu quelques collègues, et qu’il n’étaient pas « trop faibles psychologiquement. Je connais beaucoup de gens faibles psychologiquement qui vivent dans des situations inacceptables. Enfin, la conclusion de votre com me sidère : »Combien de policiers ne sont là es de faire autre chose ? », alors là, les bras m’en tombent. Je vous pensais un minimum capable de raisonner lucidement, j’en doute fortement maintenant. En gros, la plupart des policiers sont là parce qu’ils ont vu de la lumière ? On pourrait en dire autant de beaucoup de professions, d’après vous , seuls les gens qui ont la vocation devraient être policiers…… Lamentable Mr MARGUERITAT, je dirais même plus, c’est affligeant. Et dire que vous revendiquez une réforme de la justice, et des forces de l’ordre. Vous seriez magistrat vous même, on en reviendrait au temps de la terreur et des pires abus de la bêtise des hommes. Je ne parle même pas de l’occupation, où je me demande de quel côté vous vous seriez trouvé, avec vous idées toutes faites et vos certitudes en béton. Comme apparemment vous aimez les citations, je voudrais juste citer un grand acteur , Jean GABIN (vous ne devez pas le connaître), à la fin de sa vie : » tout ce que je sais, c’est que je ne sais plus », mais ce doit être du vent pour vous aussi, Mr MARGUERITAT, en tout cas, quand il vient de chez vous, il sent mauvais, ce vent. Amitiés syndicales.

    Un petit article pour soutenir les Policiers qui risquent leur vie tous les jours parce qu’ils étaient incapables de faire autre chose….

    Extrait de l’union :
    « Un chauffard roule sur un policier
    Le banal contrôle routier, organisé jeudi soir à Laon, a tourné au drame.
    En voulant se soustraire à un banal contrôle, un automobiliste a roulé sur un policier à Laon jeudi soir. Ce dernier est grièvement blessé.
    C’EST décidément une année noire pour le commissariat de Laon. Jeudi soir, un des leurs a durement été touché dans sa chair alors qu’il ne faisait que son devoir. Hier, ce policier de 35 ans avait été transféré au centre hospitalier des grands brûlés à Lille. Ses jours n’étaient pas semble-t-il heureusement en danger.
    Il est environ 23 heures jeudi quand des hommes de la police secours, travaillant la nuit, aperçoivent une Citroën Berlingo roulant dans la ville préfecture les phares éteints. Les fonctionnaires actionnent le gyrophare et la sirène pour que le conducteur s’arrête. Mais ce dernier continue de filer cependant, brûlant quelques stops au passage.
    Arrivé à un feu tricolore au rouge, rue Fernard-Thuillard, l’automobiliste finit par s’immobiliser. Un des deux policiers qui le prenaient en chasse descend du véhicule et vient à pied à la hauteur de la portière du fuyard.
    La porte du conducteur s’ouvre. Un dialogue semble s’engager entre le représentant des forces de l’ordre et l’automobiliste. Soudain cependant, la voiture recule brutalement. Le policier est déséquilibré par la portière et se retrouve coincé sous le véhicule. Le chauffeur va ainsi le traîner pendant une quinzaine de mètres avant apparemment de percuter une voiture en stationnement. Il s’immobilise de nouveau.
    Solidarité
    Le second policier intervient alors pour l’interpeller. Son collègue cependant est toujours coincé sous la voiture. Heureusement, des policiers de la brigade anticrimanilité, appelés en renfort, arrivent. De même, les gendarmes de Crécy-sur-Serre, qui se rendent à l’hôpital suite à l’accident de Vivaise (lire par ailleurs), passent par là. Les militaires vont aussi prêter main-forte.
    Soutenu par des passants, tout ce petit monde parvient à soulever le

    véhicule et à mettre fin au supplice du gardien de la paix, Christophe Vilpoux. Peut-être lui ont-ils sauvé la vie ? « Il y a eu une vraie solidarité. Un passant a même ouvert la portière côté passager pour couper le contact de la voiture », précise Olivier Hussenet, procureur.
    Qualification criminelle
    Le policier, père de deux enfants, est transporté dans un état grave au centre hospitalier de Laon.
    Il souffrirait d’un enfoncement de la cage thoracique et de brûlures au troisième degré, au niveau des bras, des cuisses et du ventre. On ne sait pas si ces brûlures sont dues à la roue ayant patiné sur lui ou au pot d’échappement.
    Le conducteur, lui, a été placé en garde à vue. Agé de 52 ans, ce Laonnois présentait un taux d’1,7 gr. Ce dernier n’a pas un passé de malfaiteur, ni de violent, mais il a déjà été condamné en 2008 pour une conduite en état d’ivresse.
    Après son dégrisement, il a été entendu hier. Il aurait indiqué ne pas se rappelé ce qui s’était passé et ne comprendre pourquoi il avait fait cela. Sa garde à vue a été prolongée.
    Ce samedi, il devrait être déféré. On pourrait se diriger vers une ouverture d’information avec une qualification criminelle. Un mandat de dépôt sera requis.
    En attendant, ses collègues étaient bien sûr très affectés hier. « Il travaille au commissariat de Laon depuis quatre ans. C’est quelqu’un d’expérience, de calme et de pondéré. Il a des vraies qualités », a témoigné le commandant Jacques Portas, chef de circonscription, touché par les marques de soutien des gendarmes et des pompiers entre autres tout au long de la journée.

  15. Margueritat Claude Says:

    Décidément vous n’avez rien compris, M.Martin !
    Ce blog est destiné à mobiliser les citoyens pour une véritable réforme de la justice. C’est annoncé en sous titre !

    Si dans ce blog trop d’affaires impliquent des policiers protégés par une justice dévoyée je n’y suis pour rien ! Si trop d’affaires impliquant des policiers tabasseurs sont dénoncées par la Ligue des droits de l’homme, je n’y suis pour rien ! Si trop d’affaires impliquant des policiers amène la Cour européenne à condamner la France (ce qui coûte très cher aux citoyens, car c’est nous qui payons), je n’y suis encore pour rien ! Si trop d’affaires impliquant des policiers français sont dénoncées par Amnesty International, je n’y suis toujours pour rien !

    Le jour où la police mettra de l’ordre dans ses rangs, acceptera de virer les délinquants et autres criminels qu’elle protège (quand ce n’est pas la justice qui le fait…), alors elle aura une autre image que celle qu’elle donne !
    Une image qui pourrait être plus belle car il y a aussi des types bien, et heureusement, dans la police.

    Maintenant je vous prie simplement de ne pas interprèter mes propos (je n’ai pas envie de vous reprendre point par point cela ne m’intéresse pas).

    Je préfère vous rappeler quelques éléments qui ont générés ce blog:
    1) La déclaration des droits de l’homme (qui a valeur constitutionnelle) dit:

    art.6 Elle (la loi) doit être la même pour tous, soit qu’elle protège soit qu’elle punisse.
    Or les magistrats français sont civilement irresponsables ce qui les autorise à faire n’importe quoi (la preuve : les nombreuses affaires rapportées dans ce blog). Tout comme les policiers doivent être sanctionnés en raison de leurs fautes…

    art.16 Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurées, ni la séparation des pouvoirs déterminée n’a point de constitution.
    Or les victimes de brutalités policières n’obtiennent réellement justice qu’en allant devant la Cour européenne parce que la justice française est asservie au pouvoir. A ce point que cette même Cour ne reconnaît pas la qualification de magistrats aux procs’ de la République en raison de cet asservissement !
    La France n’a donc pas de constitution hormis sur papier.

    Par ailleurs il existe un organisme indépendant « Transparency International » qui dénonce la corruption des Etats. Bon an mal an , la France se traîne entre la 20ème et 30ème place dans les conclusions de cet organisme ! Non seulement cela n’est guère rassurant, mais il n’y a pas de quoi être fier de son pays !

    Ouvrez les yeux, Monsieur Martin, informez-vous et cessez de tout ramener à la police !
    Dans ce blog, il y a aussi, et entre autres, une rubrique consacrée aux magistrats délinquants et une autre aux magistrats pédophiles (70 d’entre eux ont été identifiés il y a quelques années par le biais d’une enquête sur Internet).
    Je tiens à vous préciser que je n’ai jamais été syndicaliste, ni même syndiqué. Que je n’appartiens à aucune église ni secte. Que je n’appartiens non plus à aucun parti politique établi ni à un quelconque groupuscule révolutionnaire. Je suis simplement un citoyen qui se veut libre et qui en a assez du désordre de l’Etat ! Est-ce clair ?

  16. denidejustice Says:

    Monsieur Martin,

    S’il est permis aux internautes d’intervenir sur ce blog c’est pour donner leur avis sur les affaires judiciaires qui y sont rapportées. Pas pour défendre telle ou telle corporation : cela n’a rien à voir !
    Alors cessez de nous vanter les mérites de la police. Ce n’est pas le lieu.
    Vous êtes intervenu à partir de l’affaire Guerdner », vos commentaires auraient dû porter sur cette affaire, que vous soyez d’accord ou en désaccord avec son traitement judiciaire. Et vous pouvez donner ainsi votre avis sur chacune des affaires mettant en cause des policiers.

    Merci de respecter ce mode de fonctionnement.

  17. Un citoyen Says:

    Effectivement, les interventions de « Martin » sont à côté de la plaque. Qui plus est, il intervient à propos d’une affaire qui concerne un gendarme (un pandore) et non un policier (un flic).

    Les quelques affaires qui sont rapportées sur Denidejustice ne sont rien en proportion des dysfonctionnements en tous genres de la police et à tous les niveaux …(1). Et si la police bénéficie d’une telle protection judiciaire c’est parce qu’elle est aux ordres des gouvernants qui en ont besoin dans leur politique du tout sécuritaire, de la crainte entretenue qui ne vise qu’à camoufler leur incapacité à résoudre les problèmes de notre société.

    (1)Un blog « spécial police » serait le bien venu pour dénoncer tout cela. Il serait certainement aussi riche en « anecdotes policières » que denidejustice l’est en « anecdotes judiciaires » …

  18. Laurence Says:

    C’est vrai qu’il est fatigant ce « Martin » avec ses pleurnicheries sur la police !

    On a tous rencontré des flics sympa, c’est vrai. Mais beaucoup d’entre nous ont des proches qui ont été malmenés par des flics qui n’acceptent pas qu’on leur fasse remarquer que leur conduite n’est pas exemplaire, qui ont pu remarquer que les contrôles d’identité sont ciblés, etc. quand ils n’ont pas été eux-mêmes victimes.

    Un blog « spécial police » ça serait marrant … Des histoires de flics ripoux il y en a plein les journaux. Mises bout à bout ça lui clouerait peut-être le bec à ce « Martin » …

    • MARTIN Says:

      Juste un petit hors-sujet (de plus vous allez me dire), pour répondre à Laurence. Je ne vois nulle pleurnicheries dans tout ce que j’ai dit. Je pense que vous avez un âge avancé et une grande expérience de la vie pour parler ainsi. Je ne vous souhaite pas de malheur, mais si vous avez l’occasion de côtoyer un tant soit peu la misère humaine comme je le fait tous les jours, je pense que votre opinion sera différente. Je côtoie également la bêtise humaine et sachez que votre petit com est un tout petit exemple de celle-ci à côté de ce que j’ai pu connaître. Sachez également que celui qui me clouera le bec, je l’attends toujours….
      Bonne courage à vous, continuez comme ça.

      • Laurence Says:

        Je n’ai que faire de vous clouer le bec et je vous trouve un tantinet prétentieux.
        Des gens qui l’ouvrent leur bec (je reste polie) il y en a, mais ceux qui l’ouvre pour intervenir avec pertinence et pour tenir des propos qui font avancer le débat sont plus rares.

        Dans ce blog des intervenants s’escriment à vous expliquer que l’on parle de justice et vous nous cassez les pieds avec vos histoires de police. Après avoir relu vos différents messages, je constate qu’on n’y trouve pas un mot critique sur les affaires judiciaires exposées.
        « Un citoyen » a donc tout à fait raison quand il dit que vous êtes « à côté de la plaque ».

        Et quand vous l’accusez de se cacher derrière son anonymat, permettez moi de vous dire que lorsque vous vous annoncez comme « Martin » vous ne dévoilez guère votre identité. Outre le fait que c’est là un prénom, c’est aussi le nom de famille le plus répandu en France (près de 400 000).

        Pour conclure et pour vous répondre sur « ma bêtise humaine », souvenez-vous que « Martin » est aussi un nom fréquemment donné aux ânes. Et des ânes à deux pattes, il y en a autant issus de nos écoles qu’il y en a à quatre pattes dans la nature …

        J’ai bien l’honneur de vous saluer !

      • MARTIN Says:

        Désolé, c’est mon nom de famille, de plus celle de l’âne, on me l’a déjà fait. En dehors de me reprocher de m’appeler MARTIN , serait-il possible que vous interveniez intelligemment sur ce blog ou est-ce trop vous demander ? Mes interventions, je les ai justifiées plusieurs fois si vous lisiez correctement vous l’auriez compris. Mais de toutes façons, je me faisait pas d’illusions en venant ici, je savais à qui j’allais avoir affaire. Parce que si moi, je suis hors sujet, vous, à part me critiquer, je ne vois nulle commentaire sur les articles. D’ailleurs, ça serait pas mal que vous nous faisiez partager vos expériences de victime de contrôles d’identités ciblées ( que vous avez du lire dans l’huma ou Libé…) .Au fait, en parlant d’anonymat, les Laurence, j’en connait quelques milliers… A bon entendeur.

  19. MARTIN Says:

    Merci a deni de justice de nous rappeler les règles d’intervention sur ce blog. Si j’ai bien compris, vous dénoncez les dysfonctionnements de la justice et des forces de l’ordre. Dans le même temps, vous n’acceptez pas que quelqu’un puisse défendre les forces de l’ordre et puisse donner une image qui ne vous conviendrait pas. Ne pensez-vous pas qu’il y a une légère contradiction dans votre fonctionnement ? Alors, un petit conseil, si vous n’acceptez pas des opinions qui sont contraires aux vôtres, ne laissez pas les internautes intervenir, cela ira beaucoup mieux . Cela s’appelle de la dictature ou je ne m’y connais pas.

  20. MARTIN Says:

    @MR MARGUERITAT,
    Décidemment c’est vous qui ne comprenez rien.
    Merci de nous resservir vos sempiternels lieux communs et autres amalgames, nous avons bien compris que pour vous, la Police et la Gendarmerie protègent leurs « criminels » et autres délinquants, ceux-là, protégés par la Justice corrompue et protégée par le pouvoir politique . Je ne connais, ni votre parcours professionnel, ni votre lieu d’habitation, mais pour avoir une telle opinion, vous devez être très bien informé, et pas seulement, j’espère, par des articles sur Internet. C’est à vous d’ouvrir les yeux, mais quand on veut se conforter dans une opinion, c’est plus facile de voir uniquement ce que l’on veut. Merci de nous resservir la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, mais, que vous le vouliez ou pas, les Policiers sont aussi des citoyens, avec leurs devoirs et leurs droits. Et ils payent des impôts, eux aussi. Même si cela ne vous plait pas, que vous parliez de « corporatisme », (quel mot!), votre style est caractéristique d’une certaine partie de gens qui se croient investis d’une mission divine. Alors, un petit conseil, prenez les moyens de vos ambitions, au lieu de poster des petits blogs agressifs, si comme vous dîtes vous en avez marre du désordre de l’état, investissez-vous dans un parti politique, adhérez à Amnesty International (que vous citez à chaque ligne) ou faites une tribune pour lutter contre la corruption endémique du pays (si j’en crois vos écrits…). Ou alors, il vous reste une solution, si ce pays est vraiment pourri jusqu’à la moelle ainsi que ses institutions, à vous en croire, changez de pays….
    Est-ce clair ?
    P.S : pour information, j’ouvre les yeux, à votre conseil, et je suis allé voir sur le site de « Transparency International », que vous citez, nulle part je n’ai trouvé la France dans les statistiques…D’autre part, les résultats publiés sont issus de sondages d’opinions (très sûr comme baromètre…).

  21. MARTIN Says:

    @Un citoyen
    C’est vous qui êtes à côté de la plaque, sortez de votre confortable anonymat, au lieu de rester planqué derrière votre clavier, publiez vous aussi des anecdotes sur les « bavures » et autres dérives sécuritaires. Je me ferait un paisir de vous répondre, Camarade.
    Mes Salutations citoyennes.
    P.S : Attention à ne pas prendre la plaque sur votre tête.

  22. denidejustice Says:

    Monsieur Martin,

    Pour la dernière fois nous tentons de vous expliquer l’objet de ce blog.

    Nous dénonçons des dysfonctionnements de la justice, qu’ils soient en relation avec des affaires impliquant des policiers ou autres. Et nous ne faisons pas une fixation sur la police (je vous l’ai déjà dit les affaires de flics ne représentent pas 10% de notre blog).

    Les interventions des internautes doivent porter sur les affaires citées. Par exemple : nous dénonçons argument à l’appui un non-lieu prononcé à l’encontre d’un policier. Intervenez sur cette affaire avec vos arguments pour justifier la décision judiciaire et le non-lieu.

    La police en général, sur ce blog, on n’en a que faire. C’est le cas par cas qui nous intéresse. Mais effectivement, quand les non-lieu et classements sans suite se succèdent concernant des policiers, cela finit par devenir une généralité et les citoyens que nous sommes ont le droit de s’inquiéter.

    Nous vous avons laissé vous exprimer jusqu’à ce jour mais vous ne devez pas polluer ce blog avec des propos qui ne concernent en rien son objet.

    Vous vous engagez dans une défense de la police alors que notre combat est le dysfonctionnement de la justice.

    Des histoires de policiers ripoux (pour reprendre l’expression de Laurence) nous en avons des tonnes en magasin, mais soit qu’elles aient été convenablement sanctionnées par la justice, soient qu’elles n’aient pas fait l’objet d’un traitement judiciaire parce que réglées en discipline interne (bien ou mal à notre goût) elles ne seront jamais rapportées sur ce blog. Car ce n’est pas notre problème.

    Désormais nous serons obligés de censurer vos interventions si elles ne concernent pas directement les affaires rapportées sur denidejustice.

    Toute profession a ses avantages mais aussi ses inconvénients. Si vous ne voulez pas prendre une caillasse sur la tête ou vous faire écraser par un petit voyou ne soyez pas policier. Si vous considérez que les gamins sont insupportables ne soyez pas instituteur. Si vous considérez que le métier d’infirmière est trop contraignant au niveau des horaires faites autre chose. Si vous ne voulez pas vous faire descendre par un taliban ne vous engagez pas dans l’armée. Si vous avez peur de tomber d’un toit éviter de choisir le métier de charpentier ou couvreur. etc. mais en tous les cas ne venez pas vous plaindre.

    Le fait que le métier de charpentier présente un certain danger n’autorise pas pour autant à saboter le montage d’une charpente. Pourtant c’est le raisonnement que vous tenez depuis vos premières interventions : vous tentez d’escamoter les bavures juridico-policières en nous expliquant que le métier de policier n’est pas toujours rose. Ceci ne justifie pas cela.

    Maintenant nous vous le redisons fermement. Soit vous intervenez sur les affaires citées et nous vous laissons vous exprimer soit vous persistez dans la ligne que vous avez choisie et vous serez à l’avenir censuré.
    Notre cible n’est pas la police.
    N’essayez pas de nous vendre le police.

    Tout citoyen intelligent peut et doit comprendre ce que denidejustice demande !

  23. Margueritat Claude Says:

    Pour ce qui me concerne je ne répondrai plus à ce M.Martin qui devient limite insultant dans ses propos. J’ai perdu mon temps à tenter de lui expliquer ce qu’il ne veut pas comprendre.
    Je laisse aux internautes le soin de juger de la pertinence de son discours et du mien.

    Je n’ai jamais eu affaire à la police donc je n’ai aucune animosité particulière à son encontre. Je constate simplement que denidejustice a d’ores et déjà collecté 45 affaires judiciaires impliquant les forces de l’ordre et que plus de 80% concernent des policiers …

  24. MARTIN Says:

    Mr MARGUERITAT : « Je constate simplement que deni de justice a d’ores et déjà collecté 45 affaires judiciaires impliquant les forces de l’ordre et que plus de 80% concernent des policiers … »
    DENI DE JUSTICE : « je vous l’ai déjà dit les affaires de flics ne représentent pas 10% de notre blog. »
    Mettez-vous d’accord avant d’écrire. Merci, cela sera plus compréhensible. Pour LAURENCE, allez-y faites un Blog spécial, (c’est plus facile de le dire), je suis prêt à y répondre. Mr MARGUERITAT : « Je n’ai jamais eu affaire à la police » , pour quelqu’un d’aussi virulent envers les forces de l’ordre o aurait pu croire l’inverse . Comme quoi…
    Pour info, vous aussi êtes limite insultant, je ne fais que répondre à vos arguments avec les mêmes termes. Allez-y, censurez moi, ce ne fera que me confirmer dans mes opinions….
    Sur ce, je vous laisse entre vous, puisque tous les opinions contraires aux vôtres ne sont pas les bienvenus. Mais de grâce, n’appelez pas cela un « BLOG », cela s’apparente plus à un monologue digne d’un discours de Staline ou de Castro….

  25. denidejustice Says:

    A ce jour ce blog a collecté 460 affaires judiciaires « glauques » de par les décisions prises. 45 affaires impliquant les forces de l’ordre cela représente effectivement 10% … Et si vous voulez plus de précision 80% de 10% cela fait 8% des 460 affaires…

    Quant à votre opinion elle sera toujours la bienvenue si elle concerne les affaires présentées.
    Vous avez sans doute fait quelques études, donc vous savez parfaitement que lorsque l’on répond à côté du sujet la note est « zéro » avec la mention « hors sujet ».
    Ici on parle de « justice » mal rendue (ou bien rendue si vous pouvez en faire la démonstration).

  26. MARTIN Says:

    Article aujourd’hui en france du 02.12.2009 :

    « Le gendarme de Draguignan renvoyé aux assises

    Le gendarme de la brigade de recherche de Draguignan, qui avait tué un gitan qui tentait de s’évader de sa garde à vue le soir du 23 mai 2008, devra en répondre devant la cour d’assises du Var.

    C’est le sens de la décision rendue hier après-midi par la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Les magistrats ont infirmé l’ordonnance de non-lieu, rendue en faveur du militaire en août dernier, par les deux juges dracénois en charge de l’instruction de cette affaire, conformément aux réquisitions du procureur adjoint.

    Abattu alors qu’il fuyait malgré ses entraves

    Dans leur délibéré, les magistrats de la cour ont renvoyé le gendarme devant la cour d’assises du Var, afin que le jury populaire décide.

    Dès l’ordonnance de non-lieu rendue l’été dernier, les avocats de la famille de Joseph Guerdner, le gitan de 27 ans atteint par trois des sept balles tirées par le gendarme, avaient fait appel. Celui-ci s’était plaidé pendant plus de trois heures le 3 novembre dernier, à huis clos devant la chambre de l’instruction à Aix-en-Provence.

    L’essentiel des débats avait porté sur les conditions d’ouverture du feu par le gendarme. Mes Jean-Claude Guidicelli et Régine Ciccolini, aux intérêts de la famille, avaient soutenu qu’elles étaient irrégulières, le gendarme n’ayant pas procédé aux sommations d’usage en cas d’évasion. Au surplus, ils estimaient qu’il y avait d’autres moyens moins radicaux d’arrêter la fuite de Joseph Guerdner, qui avait les mains menottées, et venait d’effectuer un saut de 4,60 m de haut depuis une fenêtre de la gendarmerie.

    A l’inverse, Me Lionel Escoffier, pour la défense du gendarme, avait conclu que celui-ci avait fait usage de son arme dans le strict cadre légal de l’absolue nécessité, prévu par un décret du 20 mai 1903.

    Une victoire inattendue pour la partie civile

    « Je suis très agréablement surpris et je ne boude pas mon plaisir. C’est une très belle victoire pour nous, a commenté hier Me Guidicelli. C’est la victoire du droit et de l’équité. Le dossier démontrait que le gendarme n’avait jamais fait de sommations ; ça c’est le droit. L’équité, c’est le fait que Joseph Guerdner était entravé et présumé innocent. Nous souhaitions un procès, un débat public, nous l’aurons. Sa famille est soulagée, encore sous le coup de l’émotion. »

    Surprise également pour Me Lionel Escoffier : « Je respecte cette décision de la cour d’appel. Nous allons étudier l’opportunité d’un pourvoi devant la cour de cassation. Le gendarme est toujours présumé innocent, et reste confiant dans la justice de son pays. »

    Les motifs sur lesquels la cour d’appel a fondé sa décision seront connus dans quelques jours, le temps que l’arrêt de la chambre de l’instruction soit notifié aux parties.

    Cette décision de renvoi devant la cour d’assises semble en tout cas plus conforme à la position qui était à l’origine celle du procureur de la République de Draguignan, M. Christian Girard. Au lendemain des faits, celui-ci avait en effet ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire. Mais c’est la qualification moindre de  » violences volontaires avec arme, ayant entraîné la mort sans intention de la donner « , qui avait été retenue par les magistrats instructeurs.

    A priori, c’est de ce chef criminel que le gendarme sera renvoyé devant la cour d’assises.
    G. D. « 

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