2001 La liberation du « Chinois » met la justice au supplice.

Un cafouillage magistral un peu vite expliqué par la nouvelle loi Guigou qui n’y est pour rien.

En décembre 2000 était libéré le truand multirécidiviste Claude Bonnal dit « Le Chinois ». Ce charmant garçon était depuis un an en liberté sous contrôle judiciaire en attente d’une comparution devant la cour d’assises de Paris. Il était alors l’auteur présumé du braquage du bureau de change du magasin Le Printemps suivi d’une fusillade qui avait fait un dizaine de blessés dont un grave.

La nouvelle arrestation du truand aujourd’hui soupçonné d’un quadruple meurtre à Athis-Mons a provoqué une poussée de fièvre chez les policiers déjà en pétard après la fusillade de Plessis-Trévise qui a coûté la vie à deux de leurs collègues. Fusillade à laquelle, pour tout arranger, pourraitv être également mêlé « Le Chinois ».

Qui est responsable de cette bavure ?

Les magistrats se retranchent derrière la loi Guigou sur la présomption d’innocence qui les aurait obligé à relâcher ce danger public. A deux détails près :

– d’abord parce que la libération du « Chinois » a été ordonnée le 24 déc.2000 soit une semaine avant la mise en vigueur de la loi.

– ensuite parce que même si son cas avait été examiné sous le nouveau régime, le Code de procédure pénale, modifié par la loi !!Guigou, permettait parfaitement de garder le truand au frais jusqu’à sa comparution devant la cour d’assises de Paris. Le « Chinois » était incarcéré depuis deux ans pour des faits qui autorisent une détention provisoire de 3 ans.

Après trois condamnations criminelles pour un total de 29 ans de réclusion dont il avait purgé 17 ans, il allait se retrouver devant les jurés avec un dossier, toute présomption d’innocence mise à part, qui ne semblait pas des meilleurs (les policiers avaient retrouvé à son domicile une arme ayantr servi lors du hold-up du Printemps.

Explication foireuse.

Le juge d’instruction Philippe COIRRE avait bouclé son dossier mais ordonné en dernière minute des investigations supplémentaires que la chambre d’accusation jugeait inutiles. Ces ultimes vérifications trainant outre mesure, les trois juges de la chambre d’accusation afin  de sanctionner ce juge endormi sur son dossier  prononcèrent la libération des accusés sous contrôle judiciaire avec ces obligations « draconiennes » , en toutes lettres dans l’arrêt : – pointer chaque semaine au commissariat (entre deux hold-up ?) ,  – déposer au greffe les armes en sa possession ( Ben voyons ! C’est d’une candeur …)  et – justifier d’une occupation professionnelle (les six meurtres ont prouvé que le chinois était professionnellement très occupé …);

Voilà  comment un crêpage d’hermine  entre magistrats susceptibles comme des vieilles filles mène à la bavure monstrueuse. Mais soyez rassurés, ces braves magistrats n’ont fait l’objet que d’une timide remontrance de la part de Marylise LEBRANCHU la garde des Sceaux.

« Le Canard enchaîné  »   n° 4226   du 24/10/01 d’après Louis-Marie Horeau.

Nous recherchons les noms des 3 magistrats de la chambre d’accusation de Paris. Merci de nous aider.

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