2009 Le roi des fossoyeurs: le proc’ Marin chap.3

Après sept ans d’instruction, le parquet de Paris, en la personne du proc’ Jean-Claude MARIN, a requis en janvier 2009, un non lieu général dans le dossier Vivendi. L’ancien PDG Jean-Maris Messier-maître-du-monde et plusieurs dirigeants du groupe de communication et de médias, en pleine débâcle, étaient poursuivis à la suite de plaintes d’actionnaires, mais le parquet estime que les charges (manipulation de cours, diffusion de fausses informations et abus de bien social) n’ont pas été étayées.

Un exemple: un communiqué de Messier annonce en septembre 2001 que le groupe va acquérir 33 millions de ses propres actions pour les annuler (une pratiqsue courante qui permet de faire grimper le prix du titre). Mais, finalement, Vivendi renonce à cette opération, sans pour autant en informer les marchés, alors qu’il aurait dû le faire. Et ça ne gêne pas le procureur …

Alors que Messier a déjà été condamné par l’AMF, le gendarme de la Bourse, pour diffusion de fausse information, la position du parquet affaiblit le dossier pénal.

Dans cette affaire encore en instruction, les juges sont libres de suivre, ou pas, les réquisitions du procureur. Mais il est d’ores et déjà ahurissant que celui-ci se prononce ainsi sur le dossier alors que cette instruction n’est pas terminée.

« CHARLIE Hebdo »   N° 901   du 23/09/09  d’après Laurent Léger

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