2007 Petite surprise de l’été: une histoire de proc’

Début juin 2007, Michel, qui habite Eguzon, dans l’Indre, a la bonne idée de sortir les grandes plaques de désensablement qu’il avait utilisées lors d’un raid dans le désert saharien. Ceci pour aider les automobilistes à traverser sa rue en travaux.

Une nuit, un petit malin lui pique deux de ses plaques, pour un préjudice de 300 euros. Michel décide de porter plainte, le 28 juin auprès de la gendarmerie la plus proche.

Un mois plus tard, le procureur du tribunal de Châteauroux lui annonce que sa plainte est « classée sans suite » au motif que l’auteur du vol est inconnu.

S’il faut que les auteurs soient identifiés pour pouvoir porter plainte, la délinquance va sûrement diminuer !

« Le Canard enchaîné »    n° 4529  du 15 août 2007 rapporté par Jean-Yves Viollier.

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3 Réponses to “2007 Petite surprise de l’été: une histoire de proc’”

  1. denidejustice Says:

    Il y a des coups de pied au cul qui se perdent …
    Et s’il en prenait un, le proc’, sans avoir identifié l’auteur, il classerait sans suite ?

    C’est ahurissant ! Nous savons que ce ne sont pas les meilleurs étudiants en droit qui se dirigent vers l’école de la magistrature. Nous savons aussi qu’à chaque promotion un tiers des magistrats est recruté sans avoir atteint la moyenne au concours.
    Le résultat est là !

  2. J-Yves Says:

    Petite explication pédagogique: lorsque l’auteur d’un vol n’a pu être identifié au terme de l’enquête (et malheureusement cela arrive souvent) la procédure est classée sans suite pour « auteur inconnu ». Il n’a jamais été question d’exiger que la victime identifie l’auteur. Renseignez-vous avant d’écrire ! La culture c’est comme les parachutes, quand on en a pas on s’écrase (DESPROGES)

    • denidejustice Says:

      Nous n’avons non plus voulu tenir un tel propos. C’était une pointe d’humour, d’humour amer. Mais encore faut-il en avoir un soupçon soi-même pour comprendre …

      S’il n’a jamais été question que la victime identifie l’auteur, le comportement du proc’ laisse pourtant supposer qu’il en est ainsi. Et l’on sait très bien que ce genre d’affaire n ‘intéresse pas la justice.

      Un mois entre la déposition en gendarmerie et la réception du classement sans suite par la victime ! Quand on sait que la plainte aura sans doute traîné sur un bureau à la gendarmerie avant d’être transmise au greffe où elle aura encore traîné avant d’atterrir sur le bureau du proc’ qui n’en aura certainement pas pris connaissance immédiatement et qui, lorsqu’il l’aura fait aura dicté le classement sans suite à sa greffière qui aura elle-même transmis au greffe pour expédition, il se sera passé un mois (Bravo pour la célérité, ce parcours prend souvent plus d’un mois). Mais cela signifie qu’il n’y a pas eu le moindre début d’enquête.

      Alors si la justice n’engage aucune procédure pour retrouver le voleur, comment ne pas penser que c’est à la victime de le faire ? A quoi sert-il de déposer plainte ? Et si par hasard, un an plus tard on retrouve les plaques, l’affaire ayant été classée, on ne saura plus à qui elles ont été volées.
      Affaire classée tout le monde s’en fout, surtout le proc’ !

      L’humour est un signe d’intelligence, n’importe quel étudiant en psycho découvre cela … Bien le bonjour monsieur le donneur de leçon.

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