2002 Sept ans de solitude

« Sept ans de solitude » par Eric Halphen  éditions Denoël-impacts 2002

1) Quatrième de couverture.

En charge à partir de 1994 du dossier des HLM de Paris, Eric Halphen, a eu à instruire l’une des plus importantes affaires politico-financières de ces vingt dernières années.

La mise en examen de Jean Tiberi ; la manipulation Sculler-Maréchal ; les perquisitions aux sièges du RPR et du PR, au domicile du maire de Paris (en 1996), dans les locaux de Didier Schuller ; le vrai faux-faux rapport de Xavière Tiberi ; la cassette Méry et la convocation comme témoin de Jacques Chirac sont les moments forts d’une enquête qui aura  duré sept ans.

Dessaisi en septembre 2001 par la cour d’appel de Paris, Eric Halphen, qui ne s’est jamais exprimé, a décidé de rompre le silence.

Bien plus qu’un simple plaidoyer, ce livre est le récit du parcours en solitaire d’un juge, de son quotidien d’un tribunal à l’autre, d’un dossier à l’autre, des tentatives de déstabilisation tant politiques que personnelles qu’il a eu à subir.

Eric Halphen dresse le portrait accablant des acteurs (politiques, journalistes, avocats, juges, procureurs, policiers) d’un système politique et judiciaire à la dérive.

2) Ce qu’en dit « Le Canard enchaîné »

Le livre  d’Eric Halphen constitue un implacable réquisitoire contre la justice à deux vitesses. L’arsenal d’astuces juridiques et de coups tordus déployés par les dirigeants et les servityeurs de la Chiraquie, pour éviter que la loi ne s’applique, à ceux qui l’ont votée, y est démonté pièce par pièce.

Jamais magistrat n’avait fait l’objet, pendant sept ans, d’une telle attention : enquêtes policières et barbouzardes, interdiction d’explorer de nouvelles pistes sous prétexte qu’elles s’écartent de son dossier, atteintes à sa vie privée, attaques en règle de la part des hommes politiques. Les gardes des Sceaux successifs ne lèveront jamais le petit doigt pour défendre ce magistrat comme ils étaient pourtant tenus  de le faire. Enfin, annulation de sa procédure par des juges proches de l’Elysée.

Pendant ce temps, sous les fenêtres de ce « petit juge » de Créteil s’étendait la banlieue avec son cortège de misères quotidiennes ou de voleurs d’auto-radios qui n’ont guère de raisons d’espérer de la justice un quelconque geste de clémence.

Mais tout le monde ne peut pas s’appeler Chirac…

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