1996 La pudeur d’un juge.

Soupçonnant l’équipe Dominati d’avoir gonflé les listes électorales avec des électeurs venus d’ailleurs, des écolos avaient porté plainte en 1988. L’enquête du juge Brice RAYMONDEAU-CASTANET a fait long feu depuis qu’en 1990 les noms de dignitaires RPR étaient malheureusement apparus sur les procès-verbaux des gendarmes. Plusieurs électeurs inscrits frauduleusement dans le fief de Dominati avaient notamment avoué avoir agi à la demande de Guy Legris, secrétaire adjoint du RPR parisien et commissaire de police détaché auprès de l’Hôtel de Ville.

Le juge a alors interdit aux pandores de poursuivre leurs investigations. A preuve ce procès-verbal de 1990, qui se termine sèchement par ces mots: « Les investigations en cours sont interrompues sur instructions pour retour à la procédure en l’état. » En clair, sur consigne du juge.

Un autre procès-verbal où apparaissaient les noms de Legris et de plusieurs proches de Dominati, se conclut par cette phrase : « Suivant les instructions reçues, ces personnes n’ont pas été entendues. »

La justice est parfois aussi sourde qu’aveugle.

« Le Canard enchaîné »   n° 3924   du 10/01/96

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