2005 Des policiers au-dessus des lois !(affaire Abou Bakari Tandia)

Cette affaire, celle d’Abou Bakari Tandia, est présentée dans un rapport d’Amnesty International. Ce migrant d’origine malienne en situation irrégulière est tombé dans le coma en décembre 2004 dans une cellule du commissariat de Courbevoie, en région parisienne, après y avoir été amené pour un contrôle d’identité. Il est mort peu après, sans jamais avoir repris connaissance. Le rapport d’autopsie attribue son décès à une défaillance organique multiple, mais sans préciser ce qui l’a provoquée. En mars 2005 le procureur a classé sans suite l’affaire concernant sa mort, n’ayant trouvé « aucun élément justifiant l’ouverture d’une poursuite ». En avril 2005 la famille d’Abou Bakari Tandia a porté plainte avec constitution civile pour « actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort », et l’enquête a été rouverte. La caméra de surveillance ne fonctionnait pas dans la cellule. Soit disant que les fils en avait été arrachés par un détenu. L’enquête montrera que cet argument était faux. Plus de cinq ans après les faits, la justice faisant diligence sur ce dossier, on ignore toujours la cause de la mort d’Abou Bakari Tandia … Un rapport d’autopsie qui ne dit pas les causes de la mort, une caméra de surveillance qui ne fonctionne pas, un motif de non fonctionnement mensonger, tout cela reste insuffisant pour une magistrature peu encline à sanctionner.

« Rapport d’Amnesty International »   du 02/04/2009    d’après  le …

Le rapport d’Amnesty mentionne:

– que la famille n’a pu voir Abou Bakari que 8 jours après l’admission à l’hôpital.

– que son corps était gonflé et présentait une grande blessure ronde au thorax dont il n’était fait mention dans aucun rapport médical.

– que la famille n’a constaté aucune blessure à la tête (alors que la police avait prétendu qu’il était tombé dans le coma près s’être violemment frappé la tête contre le mur de sa cellule).  Ni le rapport d’autopsie, ni les deux rapports  médicaux des hôpitaux où il a séjourné ne font état de blessures à la tête.

En avril 2005 la famille a porté plainte pour « actes de tortures et de barbarie ayant entraîné la mort ». Deux ans plus tard y avait  toujours un magistrat d’instruction qui roupillait sur le  sur le dossier (des documents médicaux avaient été égarés). Sur l’impulsion d’un nouvel avocat, des médecins légistes  se penchent enfin sur le dossier médical pour connaître la cause du décès. Leurs conclusions étaient attendues pour … 2009. Faut pas être pressé !

« Rapport Amnesty International 2007 » sur la France. D’après …

Deni de justice souhaite connaître les suites de cette affaire et les noms des magistrats (proc et magistrat d’instruction) qui ont eu à en connaître. Merci


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