**2003 Un rêve irlandais (de Vincennes).

Il revenait à la Cour de cass’ et son président Bruno COTTE, la plus haute juridiction, l’honneur de mettre un point final à l’affaire dite des « Irlandais de Vincennes ». Elle l’a fait avec éclat, en annulant la toute dernière procédure, pour des motifs juridiques incontournables. Devant la Cour de cass’  les motifs juridiques sont toujours incontournables…

A présent il faudra que les étudiants en droit se penchent sur ce modèle de l’efficacité judiciaire.

En vingt et un ans, pas moins de quatre dossiers ont été ouverts par la justice. Des dizaines d’ordonnances, de jugements, d’arrêts rendus. Le tout pour un résultat proche de zéro. L’affaire a commencé le 28 août 1982  avec l’arrestation, dans un appartement de Vincennes, de trois Irlandais  soupçonnés de préparer des attentats. Un prise qualifiée d’ « importante » par l’Elysée, où venait de se créer la fameuse « cellule » des gendarmes.

Neuf mois plus tard, les dangereux terroristes étaient relâchés: les armes et explosifs trouvés chez eux avaient été apportés par les gendarmes eux-mêmes. Toute la procédure sera annulée.

Le justice enquête alors, en traînant les pieds, sur ces méthodes très spéciales des pandores. Bilan, après dix ans, une condamnation d’un seul officier de gendarmerie, à une peine avec sursis, et d’ailleurs amnistiée. Le capitaine Barril, principal auteur de la manipulation, n’a jamais été poursuivi …

Les trois Irlandais décident alors de poursuivre à leur tour pour « atteinte à la liberté ». A nouveau dix ans de procédure. Un juge qui roupille ferme, le juge Yves MADRE du tribunal de Versailles… Et au bout du chemin, l’arrêt qui vient d’être rendu par la Cour de cass’.

Finalement une seule action, judiciaire a eu un résultat. C’est la plainte qu’avait vainement déposée le capitaine Baril contre « Le Monde » pour diffamation. La justice lui a répondu qu’il était, en effet, gravement attentatoire à son honneur d’affirmer qu’il avait lui-même apporté les « preuves ». Mais que c’était parfaitement vrai. Il ne reste plus que cet arrêt pour se convaincre que toute cette affaire n’était pas un rêve.

« Le Canard enchaîné »   n°4305   du 30/04/2003 art. signé   L.-M. H.


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3 Réponses to “**2003 Un rêve irlandais (de Vincennes).”

  1. Margueritat Claude Says:

    C’est Bruno COTTE, président de la chambre criminelle de la Cour de cassation qui le 26 mars 2003 a rejeté le pourvoi formé par les trois Irlandais contre l’arrêt de la cour d’appel de Paris qui avait elle même estimé, le 23 janvier 2002, que le juge de Versailles Yves MADRE, était « incompétent » pour instruire cette affaire dont elle avait prononcé l’annulation totale.

    La cour d’appel avait argué de l’irrecevabilité de la plainte avec constitution de partie civile déposée par les trois Irlandais en 1992, pour « attentat à la liberté individuelle », dix ans après leur interpellation controversée.

    Dans son arrêt, la Cour de cassation reprend à son compte l’argument invoqué par la chambre de l’instruction pour justifier l’annulation de la procédure. Selon la cour d’appel, le juge MADRE avait été désigné irrégulièrement.

    Dans ses attendus, la Cour de cassation confirme la décision de la cour d’appel, constatant notamment que les parties civiles à l’origine du pourvoi avaient omis de faire appel de l’ordonnance du juge d’instruction constatant l’irrecevabilité de leur plainte.

    La cour souligne aussi que les Irlandais « ne sont pas fondés à soutenir que l’irrecevabilité de la plainte avec constitution de partie civile n’aurait pas été constatée dans un délai raisonnable, dès lors que cette irrecevabilité peut être invoquée à tous les stades de la procédure ».

    L’arrêt rendu le 26 mars 2003 par la haute juridiction met donc un terme définitif à l’affaire des Irlandais de Vincennes dont la justice pénale n’aura donc jamais jugé les protagonistes …

    D’après Wikipedia ».

    On est en droit de s’interroger : Qui est à l’origine de cet imbroglio « procédural » ? Qui a désigné irrégulièrement le juge MADRE sinon l’appareil judiciaire lui-même ?

    La justice s’appuie sur sa propre incompétence, sur ses propres erreurs pour faire avorter une procédure judiciaire. C’est là une curieuse forme de raisonnement qui repose sur une non moins curieuse « logique ». La logique de magistrats qui ne sont pas civilement responsables de leurs fautes et qui peuvent continuer de dormir tranquilles …

  2. Durand Says:

    Pour connaître les dessous de l’Affaire des Irlandais de Vincennes, aller sur Google et taper « Le gendarme Durand dénonce ».

    Un réquisitoire implacable visant imposture et propagande médiatique !

  3. Durand Says:

    Pour tout connaître de l’Affaire des Irlandais et en savoir plus sur celle des Ecoutes de l’Elysée, prendre connaissance de la version donnée sur le site

    http://www.le-gendarme-durand-denonce.fr (ou Google LE GENDARME DURAND DENONCE).

    Un réquisitoire implacable contre propagande médiatique éhontée et magistrale imposture.

    Faits réels, témoignages (+ de 80 !), analyses et mises au point visant à rétablir dans leur honneur d’honnêtes gendarmes qui en avaient été détroussés ignominieusement.

    Cités : Paul Barril, Jean-Michel Beau, Christian Prouteau, Edwy Plenel (ex du Monde), Georges Marion (ex du Canard enchaîné), Francis Puyalte (ex du Figaro), etc…

    Un feuilleton gendarmo-médiatico-politico-judiciaire trentenaire autopsié.

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